La montagne

« Cette montagne était comme la terre, féminine dans son essence. Elle ne pose pas de question, elle ne demande rien, elle donne… simplement parce que c’est dans sa nature d’être ainsi ».

Je la revois tandis qu’elle me racontait son après midi passé à méditer devant une montagne. Je revois la paix profonde sur son visage. Je revois la lumière qui semblait l’éclairer de l’intérieur.

J’ai senti qu’il y a avait une vérité profonde dans ses paroles. J’ai senti aussi qu’il me faudrait beaucoup de temps pour en saisir toutes les implications.

C’est étrange comme cette anecdote s’est gravée dans mon esprit. Elle date d’il y a quelques années déjà, et je continue à y repenser de temps à autre. Ca m’est encore revenu hier soir en rentrant du bureau…

Tant de choses à apprendre…


(Desktopography)

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Série d’été / Premiers émois

(Billet initialement daté du 22 mai 2008)

Elle se remet doucement de sa récente jouissance
S’étire comme une chatte dans les rayons du soleil
Qui ruissellent par l’embrasure de la fenêtre ouverte
Prend son air de Joconde lubrique. Une petite fessée ?

Je m’étonne. Elle s’y est toujours refusée. Maintenant ?
Elle hoche la tête, son sourire est déjà plus explicite
Et cette lueur dans l’oeil… Que je connais bien… A force
Que voulez vous ? j’ai toujours été d’un naturel conciliant

Elle me demande un disque… Death in Vegas
Je choisis… Massive attack vs Mad Professor
Que voulez vous ? Il m’arrive aussi d’être contrariant
Et j’aime bien la taquiner, la petite ingénue… Parfois

Elle boude un peu
Je la charrie
Fausse soumise va
Ca la fait rire

Je m’installe et lui fais signe d’approcher en tapotant mes cuisses
Elle comprend le message, vient s’allonger en travers de mes jambes
Et enfouit sa tête entre ses bras, croise ses chevilles
Je me cale contre le mur. Ses fesses sont juste à la bonne hauteur

Je lui caresse les jambes. Que ressent elle en ce moment ?
Quelques papouilles dans son dos pour réveiller le désir
Au creux de ses reins. Je tente de me glisser entre ses cuisses
Elle reste obstinément close. Son plaisir est encore trop récent.

C’est bête, car moi je ne m’en lasse jamais. Dure dure est ma vie de libertin
Il n’y a pas que ma vie qui soit dure d’ailleurs… Mais c’est une autre histoire
J’explore le fond de sa vallée profonde. Ca la crispe. Elle est parfois si pudique
J’échauffe ma main, la pulpe de mes doigts sur ses lobes tendres et charnus.

Au début je me cale sur la musique, puis c’est l’instinct, qui m’inspire
Piano, allegro. A plat, en biais, avec la paume, du bout des doigts…
Et des caresses en interlude. Beaucoup de caresses, des tas de caresses
Avant de recommencer. Une main, deux mains. Je m’enhardis. J’alterne, je combine

Son premier gémissement. Je m’offre une pause pour lui donner le temps de s’habituer
J’apaise sa chair. Pas d’incursions déplacées. Ce serait dommage qu’elle se braque.
Elle est prête, je crois, pour la suite. Mes doigts trépignent déjà sur sa peau
Sévices ou caresses ? Bien malin qui saurait le dire… Parfois… Ma main se lève.

Elle émet un soupir sonore… ses cordes vocales soudain animées d’une vie propre
Des ondes concentriques fleurissent sur sa peau au rythme de mes impulsions.
J’ai l’impression de jouer du djembé. Je la pousse, un peu, vers ses retranchements…
Puis calme le jeu, je tapote, je taquine, j’agace. J’espère qu’elle apprécie ce répit

Elle se tait, parfaitement immobile… Marrant, ce n’est pas son genre d’être stoïque.
Sa peau de princesse commence a présenter d’intenses variations chromatiques
Des petites boursouflures naissent sous mes doigts. J’élargis mon rayon d’action
Piano sur le haut des cuisses… si fragiles… Allegro ma non troppo sur les hanches.

Elle gémit, jappe, ahane au rythme que je lui impose. Je l’empêche de toucher terre
Je veux la maintenir à feu moyen, la faire glisser sur un flot de sensations pures
A mi chemin des berges du plaisir et de la douleur, vers les rapides de la jouissance
Je me plais a imaginer les secrètes luisances d’une fleur momentanément inaccessible

Mais peut être que je m’avance un peu. C’est sa première fois.
Je ne veux rien lui demander, ça risquerait de rompre le charme.
Alors je lui annonce la fin prochaine de la séance. Encore cinq tapes.
Et lui demande de choisir… piano ou allegro… Mais elle ne veut pas choisir

Puisque c’est comme ça j’opte pour le feu d’artifice, le final Wagnérien
1, 2, 3, 4… Prête pour la der des der ? Elle hoche la tête, se contracte
J’hésite entre une pichenette et quelque chose de vraiment mordant
Je suis parfois retors… et puis il faut en garder pour la prochaine fois…

Elle ne dit rien. Pas un mot. Je lui demande si elle veut bien que je me lève.
J’ai repéré un tube de crème dans sa salle de bains. A la fleur d’oranger.
J’en mets trop. Un peu anxieux d’avoir quelque chose à me faire pardonner
Je la masse de la tête aux pieds. Elle a les fesses brûlantes, ou ce sont mes mains

Je m’assieds devant les barreaux du lit, juste en face de son visage
Je nous allume deux cigarettes. Elle n’est pas certaine d’avoir aimé.
Elle fume en silence. Veut se lever. Vacille. Me dit qu’elle a le tournis
Qu’elle se sent vannée, vidée de toute son énergie, rit de son état. .

Elle revient s’allonger sous mes yeux. Je me dis qu’elle va s’assoupir
Elle m’observe derrière ses paupières mi closes, et commence a parler.
Elle est détendue, souriante, volubile. Je ne l’ai jamais vue aussi joyeuse.
Elle éclate de rire en m’avouant qu’elle aurait été très frustrée…

… Si j’avais conclu sa première fessée par une simple pichenette…

Il faut que je parte. Je lui dis qu’on m’attend, loin de chez elle.
Elle m’ouvre sa porte, me présente sa fleur gorgée de rosée
Et me demande si je ne peux vraiment pas rester encore un peu.
Que voulez vous ? J’ai toujours été d’un naturel conciliant…

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Heidi décide de se faire plaisir

El Camino del rey… Le chemin des rois, celui où même les chamois ne vont pas…

Propeller Island City Lodge (Berlin)… chaque chambre son artiste… la 42 pour Heidi ;-)

Secrets… Histoire d’une libération, sensuelle et instructive… par Chantal Thomass

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Miam…

 « Heuuu pour les restaurants, mieux vaut ignorer la composition des menus….a moins d’avoir un
estomac a toute épreuve et pas d’apriori ».

J’avais promis de faire un billet sur mes expériences culinaires en Chine en réponse à ce commentaire
de JessicaLouV… et la réponse est…

… Hihi, oui.

Euuuh… un peu court peut être… Après tout je ne voudrais pas que vous restiez sur votre faim ;-)…

On dit des chinois qu’ils mangent tout ce qui marche à 4 pattes et tout ce qui a des plumes… Je n’ai pas vu d’étals de marché avec des serpents ou des chiens ou des rats, mais il est vrai que je n’ai vu qu’une partie infime du pays…
Ils ont des traditions culinaires très variées là bas, et chaque région a les siennes… Un peu comme en France où il n’y a pas grand chose de commun entre un confit de canard, une bouillabaisse et une choucroute…. Pour vous donner un exemple je n’ai pas vu une seule fois de nems ou des rouleaux de printemps là où je suis allé…

En revanche les cartes des restaurants – du moins celles qui étaient traduites en Anglais – étaient truffées de toutes sortes de plats vraiment bizarres, du poumon de boeuf, des yeux de poisson… et surtout des tas de plats que je n’arrivais pas a traduire et que du coup j’ai préféré ne pas trop tester. L’expression « dans le doute abstiens toi » prenait tout son sens là-bas ;-)

Parfois aussi les cartes étaient mal traduites… Et un jour l’amie avec qui je voyageais a commandé du boeuf et s’est vu ramener du poisson. Je vous laisse imaginer sa surprise… Bon ça aurait pu être pire ;-)…

Il y a eu d’autres surprises comme ce petit restaurant où on m’a servi de l’émincé de poulet mélangé avec des petits morceaux d’os broyés… Ou le premier jour à Pékin, où nous nous sommes vus servir des beignets de potiron sucrés… Joliment présentés d’ailleurs :-)

Une autre expérience bizarre a été de faire 24 heures en train avec deux jeunes femmes qui grignotaient des pattes de poulet… Ca faisait des petits bruits très rigolos d’ailleurs ;-)… Elles avaient l’air d’adorer et il n’est pas exclu que je me serais laissé tenter si elles m’en avaient proposé… C’est amusant car elles m’ont proposé d’autres friandises, plus classiques… peut être qu’elles se disaient qu’un occidental n’aimerait pas ces choses là.

Ce n’était pas simple dans les restaus. J’avais parfois du mal à me faire servir ce que je souhaitais… Je demandais des nouilles sautées en accompagnement (un de mes péchés mignons) et, miracle, je les recevais en bouillon qui aurait pu faire office de repas à lui tout seul, et avec des ingrédients pas toujours bien identifiés dedans… Mais c’était toujours comestible et je n’en suis pas mort, pas plus que je n’ai contracté de maladie là bas. En revanche c’est vrai que j’avais perdu 7 kilos en rentrant…

Un jour on a voulu goûter un vrai canard laqué à la Pékinoise dans un restau traditionnel recommandé par le routard… Hihi, c’était ignoble… La peau était totalement insipide a l’exception d’un arrière goût d’huile rance quand elle fondait sur la langue… On l’a pas mangé du coup, et le personnel du restau (pas un qui parlait anglais d’ailleurs… ) nous avait bien fait sentir que nous n’étions que des barbares ignorants. Le plus agaçant c’était que ça avait l’air
d’être vraiment un excellent restaurant, et qu’on bavait un peu d’envie en voyant les plats sur les autres tables, qui avaient l’air tous plus délicieux les uns que les autres…

J’avais aussi l’impression de traîner une sorte de « malédiction du thé » derrière moi… Souvent quand j’en commandais on me servait… un soda au thé… Rhaaaaah
Un jour bien décidé à faire face je sors mon guide de conversation et montre les idéogrammes pour « thé vert  » à la serveuse. Elle me fait un grand sourire en pointant la bouteille du doigt pour dire ya, ya,
tu peux boire, c’est bien du thé vert… Gros soupir…
Je ressors mon guide de conversation et lui montre les idéogrammes pour « chaud »… Elle réfléchit, son visage s’éclaire, elle reprend la bouteille et me ramène… une autre bouteille de soda, mais tiède cette fois ci… Aaaargh…
J’ai secoué la tête d’un air désolé et dit « choueille », qui signifie, comme chacun le sait « eau »… Pfff, et en plus elle m’a ramené de l’eau tiède, alors qu’il devait bien faire dans les 75 degrés sous abri… Je n’ai pas eu le courage de ressortir le guide de conversation ;-).

Autre grand moment de bonheur : un instant au frais et au calme dans une maison de thé.. Je commande un thé noir… très cher sur la carte (l’équivalent de 6 Euros, contre 2-3 Euros pour un repas normal)… La serveuse m’a ramené un grand verre à long drink avec un sachet de lipton yellow qui flottait dans l’eau bouillante…
Grand moment de solitude là aussi ;-).

Comme j’en parle ça a l’air un tantinet décevant, mais en fait c’était super sympa… J’ai toujours beaucoup de joie à découvrir un pays à travers ses traditions culinaires… pas celles des restaus à touristes mais, dans la mesure du possible, celles de la vie de tous les jours…

J’ai fait trois jours en bateau sur le Yang Tsé… On y mangeait de la nourriture chinoise parfaitement adaptée à un estomac occidental, et c’était beaucoup moins drôle que les petits plats à manger dans la rue, genre dim sum, beignets,
crêpes (Hmm les crêpes pékinoises, et les crêpes huis de Xi’an)… Beaucoup moins drôle aussi que cette petite gargotte à Pékin qui servait des brochettes et des tas de petits ingrédients à faire bouillir en plein air dans une casserole à fondue.

Il y avait aussi beaucoup de vendeurs de rue qui proposaient des tranches de pastèque ou de melon piquées sur une tige en bois… Je n’en ai pas pris car on m’avait dit de me méfier de tout ce qui était cru… Maisqu’est ce que ça donnait envie ;-)… Rétrospectivement je me dis que j’aurais dû le faire… Après tout les expats que j’ai rencontré le faisaient bien…

Mon meilleur souvenir culinaire c’est un bol de nouilles sautées à Chongqing… peut être car c’est là que j’ai dit mon premier mot en Chinois sans que mon interlocuteur me regarde avec de grands yeux interloqués… J’ai dit « pàlà » ce qui signifie « pas trop épicé »… (p‘tit clin d’oeil au passage à Claire par rapport à son billet d’hier sur les aphrodisiaques)… Pour une fois j’avais mis les bons accents sur les « a », et le monsieur m’a simplement souri en faisant sauter les nouilles… Grand moment de bonheur :-).

 

 

Bonne chère + aphrodisiaque = finir ce billet sur une note coquine… Savez vous que 95% des sex toys vendus en occident sont made in China ? Il y a avait un salon international de l’érotisme à Shangaï lorsque j’y suis passé… J’y ai fait des affaires hallucinantes… un magnifique corset pour 20€ par exemple… et je ne vous parle pas du reste ;-)… J’aurais eu l’air très fin si j’avais été fouillé à la douane en rentrant ;-)…
Oui, je sais… suis incorrigible… quoique ;-).

Il y avait une jolie expo sur le salon, avec des pièces prêtées par le musée de l’érotisme de Tongli… Je vous en offre quelques unes pour finir ce billet… Après tout il s’appelle Miam… Bon appétit donc ;-)…

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Du bon usage de la vénération

Lors de ma première expérience de soumission, il y a déjà un certain
nombre, voire maintenant un nombre certain d’années, il m’est arrivé quelque
chose de vraiment étrange.

C’était tout à la fin de la séance, elle m’avait attaché les
poignets à un palan suspendu au plafond de la pièce, et donné dix coups de
cravache que j’avais dû compter un à un en la remerciant à chaque fois. Ils
n’étaient pas très forts, c’étaient presque des caresses en fait… C’était une
Dame très respectueuse qui avait intégré le fait que je débutais. Elle voulait simplement
me donner un aperçu de ce qu’est le SM afin que je puisse décider si cela me
plaisait et si oui ou non je voulais aller plus loin dans cette voie.

Bon bien sûr pour vous qui me lisez maintenant et connaissez
la teneur de ce blog il n’y a pas de suspense… vous savez bien ce que j’ai pensé
de cette séance… Mais je vous assure que quand on débute en soumission
(et je suppose que c’est pareil en domination) ça n’a rien de simple. Déjà on n’a pas la moindre idée de ce que l’on a vraiment dans le
ventre, de la façon dont on va réagir en passant du fantasme à la réalité, et puis surtout c’est super flippant de se dire qu’on va se laisser
aller entre les mains d’une personne que l’on connaît à peine… un peu comme la première fois qu’on plonge du rebord d’un pont, avec un élastique noué autour des chevilles… Et la vérité c’est
qu’avant ma première expérience je n’en menais pas large du tout et que j’avais
parcouru les 1000km qui me séparaient du donjon de ma première Maîtresse en
tremblant comme une feuille d’un bout à l’autre du trajet… Ce qui m’arrive
d’ailleurs encore assez régulièrement lors d’une rencontre il faut bien le dire…
Je dois être un peu émotif ;-).

Etant en outre d’un naturel conciliant j’avais au cours de cette fameuse première séance docilement
compté ses coups de cravache sans omettre de la remercier à chaque fois. Au
début je me sentais un peu bête, mais au fur et à mesure de l’avancement de la séance je me suis surpris à
réaliser que chacun de mes remerciements était absolument sincère et venait du
plus profond de mon être. C’était assez étrange, pour un jeu qui somme toute était
finalement assez anodin.

Quand ce fut fini elle m’a détaché les mains et ordonné de
me mettre à quatre pattes devant elle. A ce stade je préfère jeter un voile
pudique sur ce qui s’est passé après qu’elle soit passée derrière moi… disons
simplement que ce fut la première fois…
 Mais lorsqu’elle eut fini et que je me suis
trouvé vidé et tout tremblant à ses pieds, elle est revenue se planter juste en face
de moi, me dominant de toute sa hauteur dans sa robe noire toute simple, et montée
sur ses chaussures de ville à talons… et m’a dit de faire la première chose
qui me passerait par la tête. Aujourd’hui encore je m’étonne de ma réaction à
ce moment là. Ce fut viscéral, animal, totalement instinctif. Je me suis allongé
sur le sol à ses pieds, j’ai pris ses chevilles entre mes mains, et lui ai
léché les pieds comme si ma vie en dépendait. Ce fut un instant d’abandon total
et, quelque part, une renaissance aussi, car ce jour là j’ai su que j’avais
trouvé ma voie... ou une voie disons ;-)

C’était aussi un instant de vénération profonde, pendant
lequel je n’étais plus qu’un élan tendu vers elle, pour elle. L’a-t-elle
senti à ce moment là ? Je le crois. Je l’espère. Car je n’ai plus jamais
eu de ses nouvelles après cette expérience. Elle ne m’a pas manqué car je
savais que ce serait une rencontre sans lendemain, mais j’ai souvent repensé à
ce moment par la suite…

 

 

Bizarrement il m’a fallu très longtemps avant de commencer à m’interroger sur les origines de ce que j’avais éprouvé à ce moment là.

Je crois qu’il y avait une immense gratitude pour ce qu’elle
m’avait donné la chance de vivre, et pour le plaisir qu’elle m’avait donné.
C’était aussi une façon de reconnaître sa suzeraineté, de lui dire « vous
êtes ma Maîtresse, et en cet instant je me donne entièrement à vous et ne suis que pour vous servir et vous donner du plaisir »

Et il y avait une troisième chose enfin, quelque chose de
plus profond, quelque chose qui était de l’ordre de la communion, d’un rituel
de partage, d’un besoin atavique de se sentir relié à l’autre. J’aime beaucoup
ce mot de communion. C’est ce qu’il y a de plus beau je trouve dans le SM, et
d’ailleurs dans l’érotisme en général, parce que, entre nous, j’aime bien aussi
faire l’amour « normalement » (mais shhhht je vous ai rien
dit hein ;-). Je vois l’acte amoureux un peu comme les Chinois des temps jadis : une cérémonie où se mélangent le ying
et le yang pour déboucher sur une sensation de plénitude et de régénération.

Pour moi ce sentiment de vénération n’est qu’une façon un
peu particulière de procéder à ce rituel de communion, uniquement réservé aux bons auspices d’une Dame qui l’apprécie, quel
intérêt autrement ?

J’entends parfois parler de « subspace » depuis
que je me promène à nouveau sur le net SM (cf. comment j’ai
redécouvert la planète cyber SM
pour savoir comment j’y suis revenu ;-).
Je ne sais pas si le « subspace » a un rapport avec ce dont je vous parle car je découvre
seulement ce concept, qui est neuf pour moi. A creuser donc… Et d’ailleurs si
vous avez un avis sur le sujet… ;-).

J’ai connu deux façons de pratiquer la vénération. L’une qui
est consciente et que j’assimile un peu à un réflexe pavlovien, lorsqu’on se
répète intérieurement « je vous appartiens, je vous appartiens, je vous appartiens… »
Comme si on voulait se convaincre soi même de l’existence de quelque chose
qu’on ne ressent pas vraiment, ou plus… et qui agit comme une forme d’auto-intoxication. J’en parle ici car je l’ai vécu, en me rendant à des rendez vous dans le cadre d’une relation qui a fini un peu
plus tard… Ce qui m’amène a penser que quand on ressent ça il faut le prendre
comme un sérieux signal d’alarme sur la relation.

Il y a une seconde façon de procéder, que je trouve très belle car elle se situe dans la légèreté et la fluidité, et qui
consiste, lorsque l’on vit un très beau moment, à lâcher prise, à cesser de penser à ce que l’on est en train de faire
pour devenir totalement acteur de son rôle. Dans ces moments là on s’en remet totalement à l’autre. C’est toujours une expérience assez intense,
car en ce qui me concerne j’ai a chaque fois l’impression de larguer les
amarres pour un voyage sans retour, pourtant passé le premier moment de
flottement je me rends assez vite compte qu’il y a une sorte de « pilotage
automatique » qui se met en place et que fondamentalement je demeure moi
même et en pleine possession de mes facultés… simplement j’ai quitté le
plancher des vaches pour m’envoler dans les airs, aux côtés, et au demeurant souvent
aux pieds, de ma complice du moment.

Ca dure quelques minutes, quelques heures… C’est comme une
ivresse, puis ça disparaît… Je crois que par nature c’est un moment circonscrit, limité
dans le temps…

Au fond je me rends compte que je vis ces moments de lâcher
prise comme une sorte de
catharsis… Et cette catharsis ne peut, par définition, qu’être limitée dans
le temps. Je ne pourrais plus m’épanouir dans le SM si je me retrouvais dans un
état de vénération permanente… ni de soumission permanente d’ailleurs…

Il y a eu pourtant des moments où je me suis surpris à penser que c’était
un état bien agréable, et que j’aimerais bien le vivre plus souvent, plus
longtemps… Et je l’aurais sans doute fait si j’avais rencontré une Dame qui aurait désiré de moi que je l’adore sur la durée… Mais au fond ce n’aurait été qu’une forme d’abandon… de soi … Au fond je sais bien que ce serait une erreur, et que ça deviendrait rapidement destructeur sur la
durée… Et aussi que j’en reviendrais rapidement, car où serait le plaisir alors ?

J’ai
eu la chance aussi d’avoir des complices qui avaient les pieds sur terre, et
qui ont su me recadrer quand je prenais un peu trop cette voie à leur goût. Et
je leur suis infiniment reconnaissant de l’avoir fait, c’est important d’être
bien entouré quand on se soumet, et j’ai beaucoup appris
à leur contact :-)

Celà dit il n’en demeure pas moins que oui, il est bien
agréable d’avoir de temps à autre une pensée pour une Demoiselle un peu
spéciale :-).

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Beaux comme la vie…

Il y a des tas de petits fims de qualité qui n’atteignent jamais leur audience et passent relativement ou totalement inaperçus à leur sortie… Dur de briller quand l’économie du cinéma repose sur la rareté relative des salles et des copies, et que le fonctionnement des médias focalise le buzz sur quelques oeuvres, fussent elles de qualité… parfois ;-).

Voici quelques unes de ces merveilles méconnues… dans la série « réparer les grandes injustices de l’histoire du 7ème art »


Méditerranéo
– Gabriele Salvatores – 1991

L’histoire d’un groupe de soldats Italien oubliés sur une ile des Cyclades pendant toute la durée de la seconde guerre mondiale…  « Car il est des époques où la fuite est le seul moyen de rester en vie » dit une citation d’Henri Laborit au début du film… Il a dû sortir en salle pendant une semaine en France et n’a jamais été édité en DVD. C’est bien dommage car ce petit bijou là vaut tous les antidépresseurs du monde et devrait à mon sens être remboursé par la sécurité sociale… Reste à le voir en Italien sous titré en Anglais… Ou peut être à l’importer du Québec… Pour ma part j’avais une VHS… Jusqu’au jour où je l’ai prêtée… Bah…
Petit résumé du film… en musique et en images


La belle verte – Coline Serreau – 1996

Quand une civilisation extraterrestre très avancée – bah oui, ils vivent en pleine nature et pratiquent la communication par télépathie ;-)… délègue un des sien sur terre pour voir ce qui s’y passe…
Le film le plus personnel de Coline Serreau et la plus belle utopie écologique que j’aie vue au ciné… Et si c’était une histoire du futur ? Ca pourrait être intéressant je trouve ;-)…
Extrait


The goddess of 67 – Clara Law – 2000

Quand un Japonais part acheter une DS rose (DS – goddess… jeu de mots ;-)  en Australie il rencontre forcément une aveugle… Quoi de plus normal ;-)… Et quoi de plus normal aussi qu’ils partent à la recherche de l’enfance de la belle à travers le bush australien… Un magnifique road movie, beau et profond, comme il sied au genre… C’est étrange…en voyant ce film je m’étais dit qu’il n’y avait qu’une femme qui pouvait le réaliser… et je n’ai jamais compris pourquoi…
Extrait

Shortbus – John Cameron Mitchell – 2006

Une galerie de personnages attachants qui se retrouvent tous au Shortbus, « un lieu pour les handicapés du sexe, et pour les surdoués du sexe »… Manifeste pour un érotisme joyeux et décomplexé dans le new york post 11 septembre…
Bizarrement il a été flingué à sa sortie, et je n’ai jamais trop compris pourquoi
Pour une fois qu’on a un petit film indé jouissif et sensible sur l’érotisme… C’est peut être justement ce qu’on lui reproche d’ailleurs… donner le mauvais exemple… Rhooooo
Le trailer… avec un charme tout particulier en Espagnol je trouve ;-).


Psycho beach party – Robert Lee King – 2000

Un joyeux délire « w’akenw’al » bâti sur une intrigue quasiment jamais vue au cinéma :
mais qui est le mystérieux assassin qui bute les djeunz sur la plage ?
Et pourquoi ? Et qui sera la prochaine victime ?… Heureusement la police veille ;-)
Ann Bowman is alive et elle est pas contente du tout… rock’n’roll forever !
Mine de rien c’est en train de devenir un film culte… parfait pour une soirée ciné en été, et de préférence en open air… sur une plage bien sûr ;-)
La bande annonce

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Pékin comme je l’aime

C’était il y a un an très exactement.
Au début j’ai cru mourir en sortant de l’avion. Composition estimée de l’atmosphère 50% de gasoil, 50% d’humidité et les 50% qui restent vaut mieux pas savoir…
Puis j’ai découvert une ville attachante, que j’ai beaucoup apprécié.

A Pekin j’ai bien aimé…

… Un boeuf qui semblait veiller sur une Demoiselle ;-).

… Le palais d’été
(bon d’accord ça se voit pas ;-)

… Les rues la nuit
(avec de la pop chinoise en prime)

… Les cerfs volants

… Une toile oubliée au fond d’un entrepôt
(trop grande pour ma sacoche… eeeh m… ;-)

… La zone 798

… Les vieilles maisons

… Les jours de ciel bleu
(une rareté en août)

… Les terrasses des bars

… La cour intérieure de mon hôtel

… Les petits restaurants
(Et leurs cartes que je comprenais jamais ;-)

… Les quartiers qu’ils ont oublié de raser
(pourvu que ça dure)

… La cité interdite
(z’avez vu, y’a mon reflet dans la boule ;-)

… Les arbres

… La place Tien An Men

… Un air de kermesse

Je ne sais pas si ça ressemble au Pekin que l’on voit sur les télés en ce moment, et au fond cela n’a aucune importance… Mais je suis bien content d’y être allé avant les JO… ;-).
J’y retournerais un jour, mais pas tout de suite…

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Heidi regarde le temps qui passe

Fizzarum… Comme une escapade entre hier et aujoud’hui… Quelque chose d’inexorable

Toblerone… Jeunesse et destinée d’un délicieux centenaire

Aura… Les noces enchantées de jadis et naguère, en hommage à un grand architecte

Posted in Dans les yeux de Heidi | 12 Comments

Série d’été / Revisiter les contes de fées

J’ai écrit pendant quelques mois avec zéro visiteurs, ou presque, sur le blog…
Constatant qu’il y a maintenant un peu de trafic une Demoiselle chère à mon coeur, muse et lectrice de la première heure, m’a proposé de reposter certains des billets des mois précédents dorénavant enfouis dans les archives car, je cite ses mots, « ce serait dommage que d’autres n’en profitent pas »

Après tout c’est l’été… Alors pourquoi pas ;-)…

Aujourd’hui : Revisiter les contes de fées (daté du 25 juin 2008)

(Tim Walker)

.
Voici une série de saynètes qui illustrent les différents courants du rock métal à travers de subtiles variations du triptyque princesse – chevalier – dragon, si cher à Vladimir Propp… Ce texte a été publié environ 2 643 823 105 fois depuis que Gutenberg inventa l’imprimerie, et a tellement voyagé sur les réseaux qu’il s’est probablement vu remettre un pass gold valable sur toutes les backbones de la planète… Bon d’accord j’exagère un peu – si peu ;-)…

HEAVY METAL
Le chevalier arrive sur une Harley Davidson, tue le dragon, boit quelques bières et baise la princesse.

SPEED METAL
Chevalier-tue-dragon-sauve-princesse-la-baise.

HARD ROCK
Le chevalier arrive en short avec une casquette. La princesse se casse dégoutée.

BLACK METAL
Le chevalier arrive, tue le dragon et boit son sang, baise la princesse et boit son sang, puis la sacrifie à Satan.

SYMPHONIC BLACK METAL
La même chose mais en finesse.

HAIR METAL
Le chevalier arrive avec une coiffure 80’s, envoie un bisou à la princesse et se fait croquer par le dragon.

FOLK METAL
Le chevalier arrive avec des amis flutistes et violonistes, le dragon s’endort, il sauve la princesse et l’épouse.

METAL-INDUS
Le chevalier arrive en porte-jarretelle, fait des gestes obscènes au dragon, et se fait jeter hors du château par la sécurité.

DEATH METAL
Le chevalier arrive, tue le dragon, baise la princesse et la tue.

BRUTAL DEATH
Le chevalier arrive, tue le dragon, tue la princesse et la baise.

GOTHIC METAL
Le chevalier arrive et tue le dragon. La princesse tombe amoureuse de lui, il l’épouse en grandes pompes, le roi lui donne son royaume, il est le héros du peuple, il se suicide sans qu’on sache pourquoi.

DOOM METAL
Le chevalier arrive et se suicide. Le dragon mange son corps et la princesse.

GOTHIC METAL A CHANTEUSE
Elle charme le dragon par son chant, arrive devant la princesse, lui pique sa robe, lui pique sa place et attend que le batteur de son groupe vienne la délivrer.

ALTERNATIVE METAL
Le chevalier arrive, refuse de faire partie du système, dit  » fuck you » à la princesse et repart.

VIKING METAL
Le chevalier arrive en bateau, tue le dragon avec une hache à deux mains, le cuit, le mange, viole la princesse et brûle le château.

PROGRESSIVE METAL
Le chevalier arrive avec une guitare et joue un solo de 26 minutes, le dragon se tue lui-même par ennui, le chevalier arrive près du lit de la princesse, joue un autre solo, la princesse s’enfuit et va chercher le chevalier heavy metal.

ATMOSPHERIC METAL
Les écailles du dragon refètent la lumière de la Lune, la princesse est à son balcon et jette un regard mélancolique au loin, l’air souffle doucement dans les arbres de la forêt. Pas de chevalier.

GLAM METAL
Le chevalier arrive en retard après s’être looké pendant 3 heures, entre pendant que le dragon se tord de rire à sa vue, vole le maquillage de la princesse et peint les murs du château en rose.

GRIND METAL
Le chevalier arrive, crie quelque chose de parfaitement incompréhensible pendant 2 minutes et repart.

GORE METAL
Le chevalier arrive, tue le dragon en répandant ses entrailles devant le château, baise la princesse et la tue, rebaise le corps mort, tranche son estomac pour en bouffer les tripes, rebaise la carcasse une troisième fois, brûle le cadavre et le rebaise une dernière fois.

NEO METAL
Le chevalier arrive, il flippe quand il voit le dragon alors il reste devant les douves, en faisant des gestes obscènes à la princesse. Puis il repart dans la forêt se masturber.

TRUE BLACK METAL
(à l’ancienne): Le chevalier arrive bourré, vomit dans les douves. Sacrifie la princesse et commence à draguer lourdement le dragon.

TRUE BLACK METAL (nouvelle vague) :
Le chevalier arrive et commence à expliquer au dragon qu’il n’a rien compris et qu’il est pas « evil ». Il bute la princesse parce qu’elle l’a interrompu. Le dragon, exaspéré, le bouffe malgré ses bracelets à piques. Et pis, faut pas faire mal aux dames, non, faut pas. (on peut être dragon et gentleman, bordel de merde.)

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C’est bête, je ne me reconnais dans aucune de ces variantes… déjà je suis moyennement adepte de métal rock, mais surtout ça me fait de la peine qu’on s’en prenne à un pauvre dragon qui ne fait après tout que son travail… en plus si ça se trouve c’est une espèce en voie de disparition, et puis c’est un peu trop macho à mon goût tout ça. Mais il y a quelques idées intéressantes je trouve… alors je me dis que ce n’est peut être qu’un simple problème de distribution des rôles et j’ai un peu retraficoté le scénario a partir des éléments qui précèdent pour voir ce que ça pouvait donner

Le dragon arrive bourré pendant que la princesse viole le chevalier (oui mais en finesse) après qu’il l’ait lookée entourée d’amis flutistes et violonistes.

Il crie quelque chose de parfaitement incompréhensible en faisant des gestes obscènes et repart dans la forêt draguer lourdement la chanteuse gothic metal, laquelle se tord de rire à sa vue et lui dit « fuck you » avant d’aller charmer la princesse par son chant.

Elles violent à nouveau le chevalier, le jettent dans les douves en porte jarretelles, et baisent sur le balcon. L’air souffle doucement dans les arbres.

Le dragon explique au chevalier qu’il n’a rien compris et qu’il est pas « evil ». Le chevalier refuse de faire partie du système et peint les murs du château de sa princesse en rose pour se consoler. (en rose ?!)

La chanteuse s’endort sur le balcon. La princesse retourne dans la forêt, viole le dragon, envoie un bisou au chevalier, et s’en va trouver le batteur sur la Harley de la chanteuse. Les éclats de ses cheveux reflètent la lumière de la Lune.

Le chevalier se masturbe en jetant un regard mélancolique au loin. Le dragon se casse dégoûté.

Je ne sais pas trop comment on pourrait baptiser cette version… du Heidi métal peut être… Après tout pourquoi les princesses n’auraient elles pas le droit de s’amuser un peu aussi au lieu de jouer bêtement les crucruches ?
Et vous ? Vous l’aimez comment le métal ?

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Creative Commons License Heidi Silicium

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Comme une envie de pleurer

Il fut un temps où les jeux olympiques marquaient un temps de trêve sacrée.
Tout n’était pas parfait, loin de là même, mais il y avait des croyances et des valeurs qui transcendaient les frontières et mettaient tout le monde d’accord… Aujourd’hui le monde n’a jamais été aussi petit, et voilà ce qu’on nous sert le lendemain de l’ouverture des JO… que je n’ai pas regardé d’ailleurs parce que je regarde plus la télé depuis des années… Ca se passe en ce moment même, en Ossétie

Ca fait longtemps que c’était dans les tuyaux… des canons
A croire qu’ils ont attendu le début des JO pour régler leurs comptes pendant que tout le monde regardait ailleurs… mais j’exagère… tout le monde sait bien que ce genre de procédé ne viendrait à l’idée de personne.
C’est très bien, les jeux de Sotchi auront lieu juste à côté… Ils pourront toujours utiliser les pistes du coin… s’il reste des gens pour regarder… des fois que ça mettrait le feu à toute la région…
Des villes pleines de civils bombardées. Des milliers de morts en quelques heures…
J’ai tendance à me méfier des communiqués officiels sur un coup comme ça mais quand même…
Combien d’entre eux regardaient l’ouverture des J.O. hier ?

Envie de pleurer… Et d’ailleurs…

Pfff, j’ai écrit – crié serait plus juste – ça il y a quelques heures…

Premier coup de gueule…
Il y a des jours où je pourrais en claquer 10 comme ça…
Mais ce n’est pas mon propos ici
J’ai hésité à le poster… je ne voudrais pas vous faire fuir…
Mais aujourd’hui j’aurais du mal à écrire autre chose.

Le SM est plus qu’un plaisir sensuel,
Il est aussi un exutoire à ce qui me gâche la vie.
C’est thérapeutique de se faire fouetter quand on est anxieux ou en colère
Tous les pénitents du moyen âge vous le confirmeront
Aujourd’hui ça me ferait beaucoup de bien de tâter de la cravache…
Et personne à proximité pour me faire cette fleur.
Vraiment pas un bon jour…

Reste l’humour… Autre grand remède aux maux de l’existence
Connaissez vous Plonk & Replonk ?
Excellent éditeur de cartes postales en vente dans toutes les librairies listées sur leur site
On va pas se laisser abattre…

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