Un an de cordes, et les six mois qui ont suivi

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je profite du calme estival pour publier, tardivement, une galerie de cordes 2017. Il y en eut beaucoup cette année là, avec l’impression d’avoir atteint un palier technique exploré au rythme des rencontres qui ont émaillé l’année. Ma technique a peu évolué, en revanche j’ai beaucoup grandi dans mon rapport à mes partenaires, avec quelques personnes, modèles et instructeur.trice.s qui m’ont ouvert de belles portes. Iels se reconnaitront, je pense, à la lecture de ces lignes :-)

Je réalise que j’ai peu d’appétit pour la performance, le spectaculaire ou l’extrême dans les cordes. C’est la qualité du lien qui m’importe avant tout, ce qui est bien la moindre des choses en matière de cordes je trouve ;-). J’ai renoncé aux (modestes) ambitions de belles photos de shibari que j’ai pu avoir pendant un temps. C’est impossible pour moi de mener les deux en même temps, et ça fait longtemps que j’ai choisi mon camp. J’ai heureusement la joie et le privilège de bosser parfois avec des photographes talentueux. Eux également se reconnaitront :-)

J’ai eu la chance de faire de merveilleuses rencontres de cordes en 2017, et vers les derniers mois de l’année une merveilleuse rencontre tout court qui s’est progressivement muée en quelque chose d’autre. Au départ j’ai simplement commencé à faire moins de cordes quand on se voyait, au fur et à mesure que notre relation se déployait sur de nouveaux territoires… et progressivement c’est devenu moins important pour moi.

D’autant plus que… est ce que j’ai mentionné sur ce blog, ou même simplement en ligne, que j’ai arrêté de fumer fin 2017 ? Je ne crois pas en avoir parlé alors je le fais à présent, d’autant plus qu’après plus de 6 mois je crois que je peux commencer à m’en prévaloir. Bien sur ça eu un impact sur ma pratique de cordes, et je n’en ai plus faites du tout pendant quelques semaines. J’ ai recommencé avec des choses simples, sans acrobaties, et lorsque je repense à l’état de confusion où je me trouvais alors c’était clairement mieux ainsi ;-)

Puis l’envie est revenue avec le printemps. Comme quoi, dès qu’on on veut chasser le naturel ;-). J’ai refait des cordes avec ma Déesse chérie bien sûr et, joie de la soumission, pas seulement en tant qu’attacheur ;-). J’ai reçu quelques visites également, avec l’assentiment et souvent en présence, de ma Déesse. Puis iel est repartie de l’autre côté du grand océan. Iel est loin d’ici pour le moment, mais reviendra cet automne, et je trouve très amusant qu’iel passe l’été dans une montagne couverte de forêts et pleine d’ours, comme quoi on était fait pour se rencontrer :-D

Bien sûr depuis son départ je profite honteusement de son absence pour faire plein de cordes :-D.
J’en profite également pour passer une annonce : je recherche une modèle de corde qui habiterait assez près de chez moi, Vers Nîmes ou Alès donc, pour faire des sessions régulières en semaine. Bien sur il ne suffira pas d’être géographiquement proches pour pouvoir établir une complicité dans la durée, mais c’est déjà un bon début, et si ensuite il y a une envie partagée, et que ça ne met pas ma vie amoureuse en danger alors ça vaut le coup d’être tenté je trouve o:-)

Si cette annonce vous parle j’espère que vous vous manifesterez :-)
Dans tous les cas, lectrice, lecteur régulier.e ou non, qui que vous soyez, je vous remercie d’honorer ce petit coin des prairies de silicium de votre passage. Je vous offre donc cette humble rétrospective de ce que fut 2017 avec une pensée émue pour toutes les personnes qui y figurent, celles que je ne vois plus, celles que je revois de temps à autres, celles que je vois régulièrement. Une pensée aussi pour les personnes qui ne figurent pas dans ces galeries, et qui ne sont pas les moins importantes loin s’en faut

je vous offre également un moment de cordes plus actuel, souvenir d’une session toute récente quelque part du côté des rives du Rhin. J’ai vécu des moments de cordes superbes cet été, mais c’est une autre histoire, et une nouvelle étape sur mon chemin :-D

 

Modèles : Cécile Asami et LamangeuseDom ; Photo : Louis-Pierre Henri

Pleine lune, et méga éclipse totale ce soir à 22h21 :-)

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Human nature (bis)

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C'est amusant comme ces photos résonnent avec cet ancien billet,
publié aux débuts du blog de Heidi, il y a 10 ans déjà...

Pleine lune demain à 6h53 :-)
 

Merci, merci, merci !

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La yogueuse

<3 <3 <3

Pleine lune à 16h20 :-)

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Le don

Elle est le noyau figue pensée
Elle est le plein soleil sous mes paupières closes
Et la chaleur brillante dans mes mains tendues
Elle est la fille noire et son sang fait la roue
Dans la nuit d’un feu mûr
(Paul Eluard)

Avec toute ma gratitude à la personne qui m’a envoyé ce dessin,
et rappelé ce merveilleux poème <3

Pleine lune à 2h58

 

 

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Heidi fait l’éloge de la main

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Matthew Crawford… Des mots pour dire une aliénation

Jean Laurent Cassely… un air du temps, et un chemin

Li Ziqi… Et pourtant ce n’est pas simple

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Humeur… s’accrocher

Pleine lune à 14h37

 

 

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Le rare et le miraculeux


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Pleine lune cette nuit à 1h51 :-)

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Sous le signe de Janus

Je me suis parfois demandé s’il est possible de concilier mon côté encordeur avec mes penchants soumis. C’est longtemps resté une question purement spéculative, sans autre intérêt que le plaisir un peu vain de la rhétorique.

Puis Elle est arrivée

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Je commence à avoir des éléments de réponse, mais c’est encore un peu confus je dois dire, parfois :-)

Pleine lune à 14h27

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Sauge et marjolaine

L’an dernier j’écrivais en ces lieux qu’en 2017 je veux apprendre à dire oui
Puis, il y a quelques semaines une délicieuse jeune femme m’a demandé si j’accepte de recevoir ce qu’elle a à me donner… Ma réponse a fusé presque instantanément, un cri du coeur !

Ce fut une assez bonne année je crois, épuisante à bien des égards mais fructueuse avec de belles portes ouvertes. Il y eut des moments magiques aussi. D’une beauté, d’une intensité, d’une simplicité ! Puis cette rencontre improbable en fin d’année. Au seuil de l’an neuf je vois assez bien où je veux aller. Hermann Hesse disait que l’important c’est le chemin et c’est en toute humilité que je l’aborde au clair de la lune et des étoiles.

L’année commence sous le signe du changement. Je ne puis m’étendre à ce stade, ne veux rien dire ou prévoir, juste rendre hommage à cette lunaison de début d’année, qui a déjà des airs de message en soi je trouve :-)…

Vous saluer aussi, lecteurs fidèles ou occasionnels, amis chers ou visiteurs de passage, arpenteurs numériques, vous remercier d’honorer ce petit coin des prairies de silicium de votre attention, ce qui est déjà énorme je trouve :-).
Vous souhaiter à chacun, à chacune, à il, à elle, à iel, tout le meilleur et une merveilleuse année 2018 <3

Pleine lune à 3h24 :-)

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La parenthèse enchantée (ouverture)

J’ai fait une belle rencontre avec une jeune femme, américaine, de passage en France le temps d’une année scolaire. Elle porte en permanence le collier de son Maître, états-uniens lui aussi. Je l’ai croisée dans une soirée. Elle portait une laisse autour du cou et une jolie robe de mousseline rose transparente… J’ai saisi la laisse et le reste est arrivé peu à peu, au fil des rencontres. De modèle de cordes elle est devenue partenaire de jeux, et depuis quelques temps il semblerait que la demoiselle se découvre un goût certain pour la domination…

Quelqu’un que je salue ici à évoqué un amour naissant à la vue d’une de nos photos, publiée ailleurs… Et c’est exactement ça. Je sais qu’elle partira dans quelques mois. Je sais aussi que je ne suis pas seul dans son coeur et pour rien au monde je ne voudrai qu’il en aille autrement… Juste vivre les belles choses que la vie met sur mon chemin, sur notre chemin. Elle non plus n’est pas seule dans mon coeur, et ça aussi ça me va très bien…

Bien sûr cette situation me pose des tas de questions, mais je sais que j’ai tout ce qu’il faut en moi pour y répondre en chemin. Je sais aussi qu’il y a un temps pour chaque chose et pour l’heure il est temps de célébrer la pleine lune aux pieds de ma jolie déesse, ou ailleurs peut-être, là où elle voudra de moi :-)

Pleine lune à 16h47 :-)

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Kindergarten

Le poirier était déjà immense lorsque enfant je m’y balançais. C’était un jardin de ferme en ces temps. Il y avait là des vaches et des cochons, qui ont cédé la place aux moutons à peu près vers l’époque où mon père a planté le noyer. Les poules et les lapins eux sont restés pendant toute cette période, puis ils ont disparu aussi. Les moutons sont partis aussi, cédant la place à des chevaux et pendant ce temps le noyer grandissait près du poirier. Puis un jour moi aussi je suis parti, ce qui me fait curieusement sourire à présent que, trois décennies plus tard j’écris ces lignes ;-)

J’ai toujours gardé le contact avec la maison de mon enfance… Même à présent que je vis dans le sud profond et lointain j’y passe une grande partie de mes congés. Distance oblige j’y vais moins souvent qu’avant, mais j’y reste bien plus longtemps qu’à l’époque où j’habitais tout près, ce qui est une autre façon de cultiver ce qui me relie à ce lieu. J’y vais pour mes parents, bien sûr, mais je sais aussi que mes racines sont ici, et le demeurent quelles que soient les attaches que je noue dans mon Languedoc d’adoption. Il y a une différence entre les racines et les attaches je trouve, mais je n’ai pas encore suffisamment de recul pour la comprendre… Un jour peut-être ?

Pour en revenir au noyer ça m’a frappé un jour de voir comme il a grandi pendant toutes mes années passées au loin… Le jeune arbre vigoureux à cédé la place à un bel adulte… Et à ce propos je te demande pardon, cher noyer, de t’avoir roussi un jour une branche avec un barbecue malencontreusement placé. Heureusement tu t’en es bien remis, fort comme tu étais déjà. Je me souviens également du jour où on a fêté mes 22 ans sous tes branches, de la grande et longue tablée blanche qui a festoyé jusqu’au bout de la nuit… Curieusement je n’ai plus jamais fêté mes anniversaires ensuite, sans même que je puisse dire à présent comment c’est arrivé.

D’une certaine manière j’ai toujours fêté mes anniversaires pourtant. C’était, c’est toujours, un moment important pour moi, mais je ne ressens pas le besoin de le partager avec d’autres gens… Ce que je fais ce jour là se prête mal au partage. J’ai toujours eu ce côté ours en moi, même s’il ne me déplaît pas non plus, paradoxalement m’a-t-on dit parfois, de passer du temps en agréable compagnie.
Mais c’est peut-être simplement une question d’équilibre ?


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Pleine lune à 6h23 :-)

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.(Duy Huynh)

.Pleine P

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