Fin août, début septembre

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Pleine lune à 11h58

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Sur l’écologie

L’écologie est une science qui étudie les interactions des être vivants entre eux et avec leur milieu. L’ensemble des êtres vivants, de leur milieu de vie et des relations qu’ils entretiennent forme un écosystème.

La niche écologique correspond au rôle d’un organisme dans le fonctionnement de l’écosystème. Elle se caractérise par les paramètres physico-chimiques du milieu et l’ensemble des interactions avec les espèces avoisinantes ainsi que les modifications apportées à l’habitat.
« Si l’habitat est le lieu de vie d’un organisme, la niche est sa profession »

Un écovillage est une agglomération rurale ayant une perspective d’autosuffisance. Le principe de base est de ne pas prendre à la terre plus que ce qu’on peut lui retourner. Les modes de culture alternatifs, inspirés par l’agroécologie, y sont mis en oeuvre.

Aujourd’hui j’ai visité un écolieu. Ses habitants le définissent comme un espace qui répond aux besoins des humains, tout en améliorant la biodiversité et la fertilité des sols… Ils ont acheté ce lieu pour le mettre en culture et y vivre, eux et leurs familles. Ils restaurent la maison selon des principes d’éco-construction pour en faire un lieu confortable et agréable tout en s’impliquant dans la vie locale. Avant d’installer des panneaux solaires ils ont choisi de commencer par voir dans quelle mesure ils peuvent se passer d’électricité dans certaines pièces. Je crois que c’est cette dernière démarche qui m’a le plus séduit. Ils travaillent sur les comportements plutôt que sur les techniques. Pourtant ils n’ont rien d’amish comme dirait l’autre. Ce sont des innovateurs au meilleur sens du terme, et ils sont là pour guérir.

Pendant la visite j’ai pensé au tout premier billet de ce blog, il y a déjà tout un tas d’années. Tout à coup j’ai senti que le processus de guérison se poursuit et s’amplifie malgré le chaos qui s’empare du monde, et c’était plutôt réconfortant.

Pleine lune cette nuit à 3h35

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Sur la civilisation

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Arrêtons nous un instant sur le mot « civilisation » (…). A bien y réfléchir le sens qu’on lui donne aujourd’hui est assez curieux. En effet, la plupart des gens, quand ils parlent des premières civilisations, ont en tête (des sociétés) comme l’Egypte des pharaons, le Pérou Inca, le Mexique aztèque, la Chine des Hans, la Rome impériale, la Grèce antique, plus quelques autres caractérisées par la vastitude et le monumentalisme. Toutes étaient des sociétés stratifiées dont la cohésion reposait prioritairement sur le pouvoir d’un gouvernement autoritaire, le recours à la violence et la subordination totale des femmes.

Derrière cette conception de la civilisation se tapit la notion de sacrifice – le sacrifice de nos libertés élémentaires, mais aussi le sacrifice de sa vie au nom d’un objectif toujours inatteignable (…). Comment s’étonner dès lors que, dans certains cercles, l’idée même de civilisation soit désormais discréditée ? Il est évident que quelque chose de fondamental est allé de travers.

Une partie du problème vient de l’équivalence qui a été établie entre civilisation et vie urbaine, puis entre ville et état (or) cette équivalence ne se justifie pas sur le plan historique et pas davantage sur le plan étymologique. « Civilisation » dérive du latin « civilis », un terme qui renvoie aux vertus de sagesse politique et d’entraide qui permettent aux sociétés de s’organiser sur la base de la coalition volontaire. Or ces vertus sont bien mieux représentées dans les ayllus andins ou les villages basques qu’à la cour inca ou chez les souverains Shang. Si l’on considère que c’est l’entraide, la coopération sociale, la participation citoyenne, l’hospitalité ou même simplement le souci de l’autre qui font la civilisation, alors son histoire reste presque intégralement à écrire.

(…) Cette histoire profonde de la civilisation se lit dans les vestiges physiques qu’ont laissés des formes communes de vie domestique, de rituels et d’hospitalité (…). Des groupes de taille modeste ont fondé aux quatre coins du globe des civilisations au vrai sens du terme, c’est à dire des communautés morales étendues. Ils n’ont pas eu besoin de souverains permanents, de bureaucrates professionnels, ni d’armées de métier pour faire progresser la connaissance (…)

(Au commencement était… ; David Graeber et David Wengrow ; 2021)

Pleine lune à 20h37

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Préparatifs

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Ce n’était pas un critère, ni même un souhait particulier lorsque je cherchais un endroit à acheter, mais c’est clair que la présence d’une piscine a joué lorsque je me suis décidé. Je ne savais pas que ça prendrait autant de temps de refaire les joints, ni même qu’il faudrait les refaire d’ailleurs, mais à l’arrivée quelle joie de pouvoir piquer une tête en rentrant le soir !

Je m’interroge tout de même sur la pertinence écologique de l’équipement, notamment sa consommation d’eau et d’énergie. Il y a là clairement une contradiction à résoudre. C’est d’ailleurs étrange, voire ironique, que je me retrouve face à un tel questionnement. Ceux qui connaissent mon histoire comprendront je pense ;-).

J’ai quelques idées mais aucune réponse à ce stade. Ca viendra.

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En attendant, pleine lune à 13h51
(et plouf, donc ;-)

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Voyage au centre de l’univers

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Pleine lune, et éclipse totale, à 6h15
(faites un voeu ! :-)

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Fin mars, début avril

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Pleine lune à 20h56,

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Fondu enchaîné

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(Merci, merci, merci à ce merveilleux endroit 🥰 ! )

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Entre l’achat, les travaux et le déménagement les derniers temps ont été plutôt denses, avec une pensée pleine de gratitude pour les personnes qui ont patienté le temps que je les (re)contacte.
Le blog de Heidi risque de prendre une tournure déco/aménagement inédite au cours des prochains mois. Ceci étant posé, si l’idée de faire des cordes vous séduit le premier point de suspension sera bientôt opérationnel 😇

Pleine lune à 8h19,

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Le bout du chemin

Signature à 15h…
(Et pleine lune à 17h58)

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Réinvention

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C’est mon programme pour 2022, en un seul mot.
Bilan dans 12 lunes environ, donc :-)

J’en profite pour vous remercier, vous qui lisez ces lignes, d’honorer ce petit bout des prairies de silicium de votre attention, et vous souhaiter une très belle, une grande année :-)

Pleine lune demain à 0h50

(Ohara Koson)

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Male gaze

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C’était la semaine dernière. Le soleil de l’après midi inondait mon appartement à travers la porte-fenêtre. Soudain j’ai vu un curieux motif de lumière sur le mur. Quelque chose de rohrscharien.

Vous y voyez quoi ?
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C’était très beau, étonnant aussi, car je ne comprends pas comment un tel motif peut se former à travers une porte fenêtre rectangulaire, mais il y a certainement une explication.

Un peu plus tard dans l’après midi j’ai attaché une personne que je voyais pour la première fois. Une jeune femme très endurante et très masochiste, le genre de partenaire qu’on peut emmener très loin dans les cordes, tellement loin qu’il faut savoir dire stop à sa place, et redoubler de vigilance donc. Ce genre de partenaire m’a longtemps fait peur, mais en l’attachant j’ai réalisé que je suis beaucoup plus à l’aise avec ça à présent. C’était un beau moment de cordes, comme tous ceux que j’ai pu faire ces derniers mois, pourtant je ne suis pas pressé.e de revoir cette jeune femme. J’aurai plaisir à l’attacher encore, mais pas tout de suite. Je réalise que je cherche davantage une compagne qu’une partenaire de cordes en ce moment, et clairement elle n’est pas compatible avec moi sur ce plan là.

Au début de l’année, déjà, j’avais fait une rencontre de cordes. Très vite on a commencé à se voir toutes les semaines, et bien sur c’est devenu davantage qu’une rencontre de cordes. C’était une belle personne, attentionnée, brillante, fragile et instable aussi, comme je pouvais l’être moi même lorsque j’avais son âge, ce qui m’attendrissait beaucoup. Elle non plus n’était quelqu’un pour moi. On avait de beaux moments et une communication très fluide, évidente mais ça manquait d’intensité. Ca ne m’a pas fait trop de peine quand on a cessé de se voir. On est resté en contact depuis et le temps dira si on peut devenir amis.

J’ai longtemps eu une grande facilité à nouer des liens avec la gent féminine. Il y avait une simplicité, une évidence. La communication, les confidences coulaient de source. Seul bémol, à chaque fois que je rencontrais quelqu’un qui me plaisait je me retrouvais systématiquement confiné en « friend zone ». Ca a duré toute mon adolescence, c’est à dire jusqu’à 35 ans environ ;-). A un moment je me souviens m’être dit que j’en avais assez de faire des rencontres féminines amicales. Quelque chose a changé ensuite. Je suppose que ça c’est joué dans mon attitude, que je ne devais plus émettre les même vibrations autour de moi.

De l’eau a coulé sous les ponts depuis cette époque, beaucoup d’eau. Depuis quelques temps je me dis parfois que j’aimerais bien renouer des amitiés féminines sans arrière pensée de séduction ou d’érotisme, simplement aller à la rencontre de l’autre. Ca devrait être simple mais j’ai du mal. Je me surprends parfois à porter un regard érotisé sur des femmes que j’apprécie énormément et je n’aime pas ça car j’ai l’impression de les ramener à de simples objets de concupiscence ce faisant. Peut être que je prends simplement conscience de ce qu’on appelle le « male gaze » ?

Je trouve que c’est pourtant bien d’apprécier la beauté d’un corps, d’une attitude ou d’une tenue. Ca fait partie de la légèreté, des choses qui rendent le monde plus beau au quotidien. Peut être que l’erreur est simplement de genrer le regard ? Formulée ainsi la réponse semble évidente.

J’ai l’impression que pour moi à un moment il y a eu une sorte de fétichisation du corps féminin. A un moment c’est devenu un objet de fixation érotique. J’ai des images très précises qui illustrent cette évolution : je me souviens du choc ressenti à la vue du string d’une commerciale qui dépassait de son jean pendant qu’elle me déroulait son argumentaire dans une boutique. Ou encore la déferlante du porno chic au début des années 2000, lorsque lorsqu’un érotisme trash s’est soudain affiché partout dans la pub, les galeries d’art, les médias… Est ce que cette vague a fait évoluer les normes, ou est ce juste moi qui suis devenu un obsédé sexuel vers cette époque là ? Formulée ainsi la réponse n’a rien d’évident, mais peut être que ça n’a guère d’importance.

Peut être qu’en l’occurrence l’important est que les personnes qui subissent ce regard dans l’espace public n’ont rien demandé et peuvent légitimement se sentir agressées. En tout cas il me semble que je le serais moi si j’étais à leur place. Il y a aussi le fait que cette fétichisation invisibilise les autres dimensions de la personne, et ce faisant empêche la rencontre authentique, condamnant la relation à rester minimale, étique là où, avec un peu d’éthique…

Ca fait longtemps que j’évite de jeter des regards insistants sur les personnes qui m’entourent, mais je réalise que pour certaines d’entre elles ça revient à ne pas les regarder du tout, simplement parce que je ne peux pas m’empêcher de les trouver très jolies et que je ne veux pas qu’elles se sentent agressées. Mais ça aussi empêche toute forme de relation. La rencontre avec l’autre commence par « je te vois et je te reconnais en tant que personne singulière ».

Enfin bref je veux cultiver un regard plus neutre dans l’espace public, tout en restant léger et capable d’apprécier la beauté. Qu’il puisse y avoir de la séduction, mais simplement que ce ne soit pas une fin en soi mais le fruit d’un dialogue entre adultes désirants. Je veux également nouer davantage de relations avec les gens que je croise, des amitiés profondes où l’on peut se dire les choses que l’on porte en soi, mais aussi nouer des relations légères. Parfois c’est simplement chouette d’être en bonne compagnie autour d’un verre.
Je veux enfin faire une belle rencontre romantique, c’est à dire parfaitement kinky et libre bien sûr, joyeuse, positive.

C’est amusant ce billet commençait par un rayon de soleil et s’achève en lettre au père Noël, ou à la mère Noël plutôt :-). Un billet de saison en somme, à l’approche du solstice.

Pleine lune à 5h37

(Tomi Ungerer)

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