Category Archives: Un pont vers le futur

Fragments de sagesse aviaire

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« Chez l’oiseau, l’époque du changement de plumage est une période de fragilité. Parfois il ne peut momentanément plus voler, c’est le cas de certains canards. On dit alors qu’ils sont en plumage d’éclipse. Une jolie expression pour désigner ce moment où l’oiseau se met un peu entre parenthèses, attendant que certaines plumes essentielles qui sont tombées repoussent. Il se sait fragile, se fait discret, n’engage rien d’important. Il prend patience. Il attend que le renouvellement s’opère, pour recouvrer toute sa force, toute sa beauté. Ainsi devrions nous faire, parfois »

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« … coupons donc la tête à cette vieille croyance, qui veut que la majorité des oiseaux soient fidèles pour la vie, hérauts d’une monogamie du plus grand romantisme. Bien sûr il y a les oies, les cygnes, certains rapaces… mais pour le reste la vérité est plus nuancée que cela, et l’on rencontre en fait tous les intermédiaires possibles entre monogamie et polygamie (…) Chez les humains, y compris chez ceux qui cherchent à vivre des pratiques sexuelles plus libres, le rêve de l’amour absolu vient souvent compliquer un peu les choses. De plus la liberté n’est pas forcément de multiplier les partenaires : on peut aussi se sentir libre d’être fidèle (…) Certains vivront leur sexualité comme des cygnes, d’autres comme des accenteurs, avec toutes les nuances intermédiaires possibles. Pour éviter trop de malentendus le tout sera de trouver comme partenaire le même type d’oiseau que soi ! »

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« … les animaux ont de tout temps été considérés comme très inférieurs, et le mot ‘bête’ signifie à la fois ‘idiot’ et ‘animal’. Pourtant avec notre manie de tout mesurer et de tout classer nous usons de critères bien trop humains pour définir l’intelligence des animaux, qui parfois nous échappe (…) Cette arrogance des humains envers les formes d’intelligence ou de sensibilité animales évoque d’une certaine façon Claude Lévi-Strauss (Tristes Tropiques), quand il parlait de la façon dont les hommes peuvent se juger entre eux : « Les Blancs proclamaient que les Indiens étaient des bêtes, les seconds se contentaient de soupçonner les premiers d’être des dieux. A ignorance égale le premier procédé était certes plus digne d’hommes. »
Et si le début de l’intelligence c’était l’humilité ? »

In « Petite philosophie des oiseaux », Philippe J. Dubois, Elise Rousseau, Editions de la Martinière, 2018

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Pleine lune à 20h22 :-)

Avec mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année,
et cette nouvelle décennie ! :-)

 

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Au moment où les arbres se mettent à nu

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Ce fut un bel automne


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assurément


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J’ai même repris les cordes, c’est dire ! ^^

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(Il était temps ! ;-)

Pleine lune demain à 6h14

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Rhapsodi.e.s à trois

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Cordes, photos, poses by Morwenn et moi et Rmstitanica <3
Special guest appareance by Hazel <3
Merci Pilar Aldea pour l’inspiration <3

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(Marin DÔôo Douce)
(ca donne des envies de tatoo je trouve ;-)

Equinoxe à 20h58, et pleine lune à 2h42

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Le rêve du pêcheur

 

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Pleine lune cette nuit à 4h54 :-)

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Human nature (bis)

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C'est amusant comme ces photos résonnent avec cet ancien billet,
publié aux débuts du blog de Heidi, il y a 10 ans déjà...

Pleine lune demain à 6h53 :-)
 

Merci, merci, merci !

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Kindergarten

Le poirier était déjà immense lorsque enfant je m’y balançais. C’était un jardin de ferme en ces temps. Il y avait là des vaches et des cochons, qui ont cédé la place aux moutons à peu près vers l’époque où mon père a planté le noyer. Les poules et les lapins eux sont restés pendant toute cette période, puis ils ont disparu aussi. Les moutons sont partis aussi, cédant la place à des chevaux et pendant ce temps le noyer grandissait près du poirier. Puis un jour moi aussi je suis parti, ce qui me fait curieusement sourire à présent que, trois décennies plus tard j’écris ces lignes ;-)

J’ai toujours gardé le contact avec la maison de mon enfance… Même à présent que je vis dans le sud profond et lointain j’y passe une grande partie de mes congés. Distance oblige j’y vais moins souvent qu’avant, mais j’y reste bien plus longtemps qu’à l’époque où j’habitais tout près, ce qui est une autre façon de cultiver ce qui me relie à ce lieu. J’y vais pour mes parents, bien sûr, mais je sais aussi que mes racines sont ici, et le demeurent quelles que soient les attaches que je noue dans mon Languedoc d’adoption. Il y a une différence entre les racines et les attaches je trouve, mais je n’ai pas encore suffisamment de recul pour la comprendre… Un jour peut-être ?

Pour en revenir au noyer ça m’a frappé un jour de voir comme il a grandi pendant toutes mes années passées au loin… Le jeune arbre vigoureux à cédé la place à un bel adulte… Et à ce propos je te demande pardon, cher noyer, de t’avoir roussi un jour une branche avec un barbecue malencontreusement placé. Heureusement tu t’en es bien remis, fort comme tu étais déjà. Je me souviens également du jour où on a fêté mes 22 ans sous tes branches, de la grande et longue tablée blanche qui a festoyé jusqu’au bout de la nuit… Curieusement je n’ai plus jamais fêté mes anniversaires ensuite, sans même que je puisse dire à présent comment c’est arrivé.

D’une certaine manière j’ai toujours fêté mes anniversaires pourtant. C’était, c’est toujours, un moment important pour moi, mais je ne ressens pas le besoin de le partager avec d’autres gens… Ce que je fais ce jour là se prête mal au partage. J’ai toujours eu ce côté ours en moi, même s’il ne me déplaît pas non plus, paradoxalement m’a-t-on dit parfois, de passer du temps en agréable compagnie.
Mais c’est peut-être simplement une question d’équilibre ?


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Pleine lune à 6h23 :-)

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.(Duy Huynh)

.Pleine P

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Creative Commons License Kann Danns

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Le chant des falaises


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Modulations, Julien Clauss
15-16 juillet 2017
05400 – Le Saix

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La barrière…

Elle lui avait annoncé qu’elle allait chercher à boire… mais avait oublié de le prévenir qu’elle taperait la discute avec ses copines au bar… Il réalisa qu’elle n’avait probablement rien prémédité… Et cette idée le fit sourire tandis qu’il attendait son retour, adossé contre la barrière qui entourait la régie son de cette petite salle qu’il aimait à fréquenter.

Une fille vint y déposer son top avant de retourner danser en mini et soutien gorge noir. Deux garçons se roulaient des pelles à quelques pas de là… Le chanteur retira son dernier vêtement, un minuscule short en vinyle, et alla se percher, nu et à 4 pattes, sur un haut parleur… Le public se pressa autour de lui… La fille en noir attendit sagement que vienne son tour… de le fesser … Un garçon un peu plus audacieux s’agenouilla devant le baffle et plongea son visage entre les fesses du chanteur.

De la bière vola à travers la salle… Ils se mit a trembler… Ses  oreilles bourdonnaient un peu… et ce n’étaient pas que les décibels, ni cette décadence bon enfant qu’il sentait monter autour de lui en cet instant… quoique…

Un couple passa devant lui… Il trouvait la fille trop craquante avec ses jolies tresses blondes et son p’tit anneau en argent passé dans les lèvres, et se promit une fois de plus qu’il irait lui parler un jour… Mais il est vrai qu’il le faisait à chaque fois qu’il la croisait en ce lieu.

Quelqu’un lui fit signe de loin… Il répondit d’un hochement de tête accompagné d’un petit sourire curieusement crispé… Quelqu’un d’autre lui demanda s’il avait des feuilles… Pffff… comme si c’était son genre…

Enfin il la vit revenir avec deux verres de vin dans les mains… Elle s’arrêta, impériale, et but le premier verre d’un trait en plongeant ses yeux dans les siens, et sa main dans son pantalon… Il aurait tant aimé pouvoir lui rendre cette caresse !!

Elle s’approcha et lui permit de se désaltérer à la fontaine de ses lèvres fines avant de récupérer les clés au fond de son sac et de le libérer des menottes qui l’avaient enchaîné à cette barrière en son absence…

Ils partirent vers une seconde scène. Une scène située derrière la scène, qui semblait n’attendre qu’eux dans son halo de pénombre accueillante… Un couple sortit des toilettes pour dames… La fille était couverte de sueur et de tatouages… Elle leur adressa un sourire complice avant de retourner dans la salle…

Ils décidèrent de ne pas tirer les rideaux…

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(Avec une pensée pour… une Dame qui en sourira peut être un peu ;-)

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Des nouvelles de tata Edvige

4 mars 2014

Après plusieurs mois de controverse le fichier Edvige finit par être abandonné fin 2008. Néanmoins devant l’ampleur des risques d’atteinte à la stabilité publique et il fut décidé d’instaurer, sous couvert de secret d’état, un fichier clandestin accessible uniquement à certains agents spécialement habilités, ce qui limitait considérablement l’efficacité du dispositif.  Les troubles qui secouèrent les banlieues du pays en 2011 changèrent la donne, puisqu’ils permirent une confortable réélection du président en place, sur la base d’un programme drastique dit « de prévention des atteintes à la sûreté de la vie tranquille »… Edvige reprit du service sous un nom imprononçable et fut affectueusement surnommée « tata Yolande » par ses utilisateurs…

L’apparition quasi simultanée de la
première génération de smartdusts produits de manière industrielle permit la dissémination discrète de micros espions un peu partout dans l’environnement. Ils furent notamment intégrés, avec le concours des grands cimentiers de l’époque, dans divers produits de constructions datant de cette période… Et c’est ainsi qu’il s’en retrouva quelques uns noyés entre les pavés de la place du charmant petit village de Niederwickerschturtzheim, quelque part entre Rhin et Vosges.

De… matricule 000-Z613b
A… Tata Yolande

Objet : interception d’une conversation suspecte entre Madame Muller et Madame Schmitt devant une fontaine recouverte de géraniums à Niederwickerschturtzheim.


Transcription exacte de l’entretien :

- Ponchour Madame Muller, vous savez que la chienne de Monsieur Hansi a eu des petits ?
- Ah pon ? Téchà ?
- Non, des chiens

Suspectons langage codé masquant de dangereuses activités activistes. Attendons instructions. A vous tata Yolande.

De… tata Yolande
A… matricule 000-Z613b

Soupçons confirmés. Je répète : soupçons confirmés.
1) Procédez immédiatement a l’arrestation et à interrogatoire de M. Hansi. Motif : Détention illégale de chien non répertorié dans les bases vétérinaires + présence d’ancêtres douteux attestée dans les registres d’état civil.

2) Procédez immédiatement au marquage préventif de Mmes Muller et Schmitt en vertu du décret sur la prévention des atteintes à la sûreté de la vie tranquille, alinéa secret relatif au traitement des témoins d’un délit

3) Renseignez vous sur ce chat… C’est peut être une taupe.

A vous matricule 000-Z613b

L’agent 000-Z613b était un fonctionnaire consciencieux, et il appliqua scrupuleusement les consignes qui lui furent transmises.

M. Hansi se retrouva en garde à vue pendant 72 heures et dût payer une amende de 1700€ pour récupérer son chien + 350€ pour couvrir ses frais d’incarcération (mesure décidée en 2012 pour alléger le budget du ministère de la justice qui connut à cette époque une explosion sans précédent de ses frais de fonctionnement… cette mesure fit d’ailleurs les beaux jours des opérateurs d’incarcération privés qui avaient fleuri vers la même époque)

Mmes Hansi et Muller ne surent jamais que les piqûres de guêpes qu’elles ressentirent dans les jours qui suivirent étaient en fait des puces sophistiquées dotées de micros espions et de balises GPS qui venaient de leur être injectées sous la peau par des tireurs d’élite détachés auprès du ministère de l’intérieur.

L’enquête sur le chat n’aboutit jamais et le félin garda tout son mystère, au grand désespoir de 000-Z613b qui était perfectionniste en plus d’être consciencieux… Mais peut être aurait il mieux valu qu’il s’intéresse aux géraniums qui ornaient la fontaine…

Il est vrai que les mécanismes subtils de communication entre les végétaux étaient mal connus à l’époque… Mais certains savaient… et ce savoir là ne datait pas de la dernière pluie…

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Le sanctuaire des tigres blancs

(14 septembre 2069)

Les naturalistes du XXème siècle ont longtemps prétendu que l’existence des tigres blancs relevait d’une simple légende à classer au rayon des yétis, dahus et autres affabulations… Cette attitude était d’autant plus stupide que nous savons bien à présent que les yétis ont toujours existé, mais ont simplement préféré quitter les hauts plateaux du Tibet pour se mêler
en toute discrétion à la population (cf. Démis Roussos). Pour les dahus on en est toujours réduit aux suppositions, mais de nouveaux témoignages en provenance des Vosges permettent d’espérer des avancées décisives sur
ce sujet.

L’existence des tigres blancs a été attestée lors d’une expédition menée il y a un siècle dans le Nord-Est du Bengale. Aucun naturaliste digne de ce nom ne pouvait alors admettre qu’un mammifère terrestre de cette taille ait pu passer inaperçu aussi longtemps… Il fut donc décidé de les
classer parmi les anomalies génétiques, à l’instar de leurs cousins les lions blancs d’Afrique. Nous sommes aujourd’hui de plus en plus nombreux a penser que leur apparition conjointe préfigurait tout bonnement l’émergence de nouvelles espèces de grands mammifères… Mais
au cours de cette époque pas si éloignée que ça une telle situation paraissait tout simplement inconcevable, et
d’ailleurs le premier spécimen d’Orcaella heinsohni découvert quelques décennies plus tard au large de l’Australie, dût lui aussi subir le même ostracisme navrant, puisque la seule réaction d’un grand quotidien de l’époque fut de titrer :
« Découverte d’une nouvelle espèce de dauphin (moche) » (in. Libération
; 4 août 2008).

On recensait moins de 100 spécimens de tigres blancs dans le monde au début du XXIème siècle. Ils étaient essentiellement parqués dans des zoos… Trop fragiles pour la vie en plein air disait on… Les quelques individus ayant échappé aux captures ont été promptement exterminés par des braconniers. En effet leurs pelages extraordinaires ont très vite atteint des sommets sur les marchés
parallèles, et les derniers spécimens sauvages s’en sont probablement allés orner de discrets musées privés.

Quelques années plus tard, aux alentours de 2020, une curieuse rumeur circula dans le Transvaal, faisant état de l’existence d’une colonie de tigres blancs apprivoisés vivant dans des hautes vallées des Drakensberg en compagnie de
mystérieuses amazones. Le regretté Professeur R. Blauchon consacra une thèse à cette question (« Nixens : légende ou réalité ?» – PUF – Paris 2024), mais ce travail passa inaperçu, ainsi d’ailleurs que le professeur Blauchon, jusqu’à ce que les événements ne braquent les feux des projecteurs sur tout ce qui avait trait aux tigres blancs.

Les opinions divergent quant aux aux causes de leur réapparition au coeur de l’Amérique des années 20. L’hypothèse la
plus répandue veut qu’il s’agisse d’animaux échappés des zoos de la côte Est et retournés à l’état sauvage lors des troubles qui suivirent les événements de 2026. Mais les défenseurs des théories de Blauchon ne manquent pas de faire remarquer qu’il paraît peu plausible que ces félins semi-apprivoisés aient pu échapper aux bandes affamées qui battaient les campagnes à cette époque, et tout aussi improbable qu’ils se soient tous rendus au même endroit. Pour les Blauchoniens ce sont tout bonnement les Nixen qui auraient transplanté des tigres du Transvaal dans le Nord Est de l’Arizona au cours de cette période de chaos.

Nixen (Vue d’artiste d’après R. Blauchon)

Une prophétie hopi dévoilée sur le tard n’éclaircit guère le panorama, puisqu’elle prétend quand à elle que la venue des grands chats blancs leur avait été annoncée de longue date par les esprits katchinas, et qu’elle se ferait sous le couvert « d’un voile d’invisibilité tissé par les araignées sacrées ».

Le mystère demeure, mais une chose reste certaine : on observa des tigres blancs en liberté dans le four states corner en 2027, juste avant que les autorités tribales navajos, hopis et zunis réunies ne décrètent conjointement la sanctuarisation et l’autonomie de leurs terres, soit une région couvrant près de 80 000 km². Les troupes fédérales envoyées par le gouvernement pour rétablir la souveraineté disparurent corps et âmes, de même qu’on n’eut plus jamais de nouvelles de tous ceux, civils ou militaires, qui se sont aventurés à l’intérieur du sanctuaire depuis cette époque. Finalement le gouvernement US de l’époque renonça à ce territoire, ayant d’autres chats à fouetter aux quatre coins d’un pays en voie d’éclatement.

On a tout dit de ce sanctuaire, y compris les choses les plus insensées. Le fait est que personne n’a pu rapporter le moindre témoignage crédible sur ce qui s’y passe depuis plus de 40 ans. Les satellites d’observation montrent la présence de champs cultivés mais toute trace d’urbanisme ou de voies de communication semble avoir disparu du sanctuaire. Il est certain en revanche que le désert recule, et cela malgré le démantèlement des barrages présents sur les principaux cours d’eau de la zone, à commencer par ceux du Colorado. Le couvert forestier semble également progresser au rythme de 1,6% par an environ. Certains ont fait remarquer que ce taux semblait tendre vers le nombre d’or, mais nous ne disposons pas de mesures suffisamment précises pour le vérifier avec certitude. En effet les optiques les plus fines semblent inexpliquablement se détraquer à l’applomb du sanctuaire et il s’avère impossible d’avoir des clichés satellites de très haute résolution sur cette zone. Toutes les tentatives de survol à basse altitude se sont quand à elles soldées par des échecs, les liaisons radios avec les appareils étant interrompues dès leur entrée dans la zone sanctuarisée, peu de temps avant que ces derniers ne disparaissent purement et simplement des écrans radars.

Quatre nouveaux sanctuaires sont apparus au cours des quinze dernières années. Le premier se situe aux confins du Bengale et de la Birmanie, là où les tigres blancs ont été observés pour la première fois. Le second recouvre précisément la région du Transvaal où circulaient les rumeurs rapportées par le professeur R. Blauchon. Le troisième est à cheval entre la Sibérie et de la Mandchourie, et recouvre en gros l’aire des peuplades toungouses et des chamanes Goldes. Le dernier enfin se situe en Europe et couvre le Tyrol ainsi qu’une bonne partie des Alpes Suisses.

Il est d’ailleurs curieux de noter que la plupart des tigres blancs présents dans les zoos au début du XXIème siècle provenaient d’un seul et même élevage situé dans cette dernière région, sur un haut plateau bordant les alpages du Vorarlberg.

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