A la réflexion

Je me suis regardé dans votre miroir
J’y ai aperçu votre merveilleux reflet
C’était délicieux de vous voir oeuvrer
Façonner, raboter, arrondir, rectifier
Rajouter de beaux ornements au gré
De vos caprices d’esthète fantasque

Vous vous penchiez sur votre création
Souffliez la poussière de votre miroir
Vous reculiez pour admirer votre oeuvre
Regardiez vos jolis doigts fins et bagués
Toute étonnée de ce qu’ils avaient créé
Vous le rinciez d’une cruche d’eau pure

J’ai senti votre ondée se déverser sur moi
Des milliers de ruisseaux sur mon visage
Pour laver la crasse, raviver les couleurs
Ternies par les tours des jours qui passent
Je me suis senti brillant dans l’obscurité
Illuminé par la grâce de votre beau regard

Vous vous observiez dans la pénombre.
Belle et altière, et pourtant si délicate
Votre belle image se déversait sur moi
En ondes légères, fraîches et lumineuses
Que vous seule pouviez entrevoir.
Mais moi c’est vous que j’admirais…

…En me regardant dans votre miroir.

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10 choses simples et délicieuses

Avoir de petits secrets

Marcher au soleil

Caresser une Demoiselle

Prendre un bain

Savourer le présent

Faire des bulles

Tenir une porte

Déguster du chocolat

Regarder l’horizon

S’émerveiller d’un papillon

Faire un clin d’oeil ;-)

PS. Ou en fin de soirée disons ;-)
PS2. Ah mince, ça fait 11 ;-)

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Je fais parfois ce rêve…

… étrange et pénétrant d’une architecture qui se fondrait dans la nature. C’est là je crois une réminiscence de mon enfance, lorsqu’on traversait Bâle en voiture avec mes parents pour aller skier dans l’Oberland Bernois ou le Gothard… Lorsque je m’émerveillais des ornements en béton recouverts de plantes grimpantes qui défilaient le long de l’autoroute qui traverse la ville avant de filer vers les beaux vallons du Jura Suisse.

J’ignorais en ce temps là qu’à l’autre bout du monde, quelque part du côté de Santa Monica, d’anciens soldats vivaient déjà dans des maisons à base de ferrociment. Une technique mise au point pendant la seconde guerre mondiale pour construire rapidement et avec des moyens minimaux des abris, des stockage, ou des réservoirs d’eau. Le principe est bête comme chou : prenez une armature métallique, donnez lui la forme que vous désirez, et recouvrez la ensuite, à la truelle, d’une mince couche de ciment ne dépassant pas 4 cm d’épaisseur.

Cette technique donne des constructions d’une solidité à toute épreuve. Elle permet également, avec des moyens limités, d’obtenir une variété infinie de formes et de motifs, à l’extérieur comme à l’intérieur. Les maisons sont toutes en courbes organiques, elles peuvent être recouvertes de toitures végétalisées accueillant parcs et oiseaux… Les intérieurs se prêtent à toutes les fantaisies et l’on peut même sculpter le mobilier de manière à ce qu’il fasse corps avec la maison… De grandes baies arrondies permettent à l’imagination de se transporter par delà l’horizon… Ce mode de construction fut popularisé en Europe par Antonio Gaudi, qui l’utilisa largement à Barcelone pour ses belles constructions organiques… Elle est aujourd’hui encore largement utilisée pour faire des sculptures.

Elle eut également son heure de gloire dans les années 70, puisqu’elle permettait à n’importe quel amateur de plaisance peu fortuné de se construire son propre bateau, sa propre coque, sans pour autant avoir besoin d’un moule. Car oui, elle est même utilisable pour construire des bateaux… et ils flottent, du moins à ce qu’il paraît ;-).

Elle n’est pas simple à mettre en oeuvre car elle demande beaucoup de minutie pour éviter les problèmes d’étanchéité, et ne s’est jamais beaucoup développée car elle n’est pas adaptée aux exigences de productivité des chantiers modernes. Au fond c’est une technique pour l’auto-construction, ou pour les pays à faible coût de main d’oeuvre…

Et pourtant, elle a continué à faire son petit bonhomme de chemin, les techniques se sont améliorées, de nouveaux matériaux de renfort sont apparus… notamment le bambou, et la toile de jute… et le résultat est… ma foi, laissons le parler de lui même :-).

(Hmm, j’adore ce bureau ;-)

Toutes les photos proviennent du site d’ Arquitectura Organica (Mexique)
… Et plein d ‘autres exemples ici

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L’art des pinces

Les pinces sont aux dominants ce que la boîte à rythmes est au musicien : une aide commode qui permet de se libérer les mains pour faire autre chose. Libre alors à chacun de s’essayer à d’autres instruments, voire simplement de s’installer dans un fauteuil pour savourer en mélomane la partition qui se déroule sous ses yeux…

Il existe toutes sortes de pinces. Elles peuvent être plates, dentées en étau, croisées ou non. On trouve assez fréquemment des paires de pinces reliées par des chaînettes… ce qui permet des jeux de traction amusants (enfin ça dépend pour qui ;-)… On trouve plus rarement des pinces inspirées des clamps chirurgicaux… Il existe enfin des systèmes plus légers, par exemple de petits élastiques à fixer sur les seins au moyen d’une pompe à vide, ou de petits noeuds coulants permettant de faire varier la pression, et qui constituent un excellent moyen d’initiation pour les débutants.

Mais le plus drôle reste encore de détourner toutes sortes d’objets de la vie courante… cintres, pinces à cheveux, à linge, à sucre (une façon très raffinée de travailler les seins ;-)… On peut aussi bricoler de très jolies pinces à partir de baguettes de bambou reliées entre elle par de petits élastiques… Ma dernière trouvaille date d’avant-hier, dans un cocktail : d’adorables mini pinces à linge utilisées pour fermer des amuses bouche… très esthétiques, et très faciles à poser sur toutes les parties du corps… ce qui n’est pas toujours le cas.

Et naturellement on peut employer les ongles ou les doigts, qui sont de merveilleux instruments pour ce type de jeux… Rien de tel pour doser la pression, et 100% naturels en plus :-).

La durée maximale de port des pinces varie énormément.
Elle dépend naturellement de la puissance de la pince. La force de fermeture dépend du ressort. En général plus les crocs sont petits, plus ils sont douloureux, car la pression s’exerce sur une surface de peau plus restreinte. Les dents métalliques sont généralement revêtues de latex ou de polymère pour mieux répartir la douleur… Mais ce n’est pas toujours le cas, et mieux vaut être prudent dans ce cas.

Elle dépend également de l’emplacement où l’on met la pince. Plus la peau est fine et plus la pince sera douloureuse. Et les muqueuses et zones érogènes sont bien sur les plus sensibles. L’utilisation classique des pinces se fait sur les seins. Mais il est possible de les mettre sur toutes les parties du corps. partout où la peau se prête à l’accrochage, et une personne couverte de pinces peut être fort agréable à regarder, ce qui présente un intérêt supplémentaire pour le dominant. Une pincée (c’est le cas de le dire ;-) d’esthétique qui vient se rajouter aux joies de la domination érotique.

La duré dépend également des limites individuelles de chacun et de l’état d’esprit du moment. Bizarrement une même personne pourra connaître des variations importantes de tolérance aux pinces d’une séance à l’autre, voire même au cours d’une même séance. C’est pourquoi il convient de prévoir un signal de sécurité, une sorte de bouton d’arrêt d’urgence qui signifie la fin immédiate de la séance. On utilise généralement un mot de sécurité. D’anciennes Maîtresses m’avaient donné le mot « pitié » pour demander l’arrêt d’une séance. Pour ma part je préfère utiliser le mot « rouge » avec ma soumise habituelle. C’est plus poétique je trouve, et tout aussi évocateur. Bien sûr le but est de ne pas arriver à cette extrémité. Il ne s’agit pas d’une compétition, mais d’un jeu entre deux adultes consentants et ce n’est jamais drôle de devoir botter en touche… Et, dans la cadre particulier du SM, il faut généralement un peu de temps avant de pouvoir remettre la balle en jeu, pour rester dans un vocabulaire foutebalistique, ce qui casse un peu le rythme de la soirée… Bien sûr cela n’a rien à voir avec les petites mi-temps qu’on peut avoir envie de s’offrir de temps à autre… mais là je sors du sujet… et j’en reparlerais une autre fois donc… peut être… ;-).

La réaction du sujet dépendra également de ses motivations. Un maso pur qui recherche la douleur pour les sensations qu’elle lui procure aura tendance a demander l’arrêt dès que ça devient trop douloureux. Un soumis pur qui ne recherche pas la douleur mais l’accepte pour le plaisir de sa complice aura, lui, tendance a vouloir repousser les limites pour ne pas décevoir sa partenaire. Bien sûr il existe une infinité de situations intermédiaires entre ces deux extrêmes.

Les pinces infligent des sensations en forme de profil de baignoire. La douleur est vive dans un premier temps, voire insupportable, puis s’estompe en quelques dizaines de secondes jusqu’à former une sorte de son de basse relégué à l’arrière plan sur laquelle pourront venir se greffer de nouveaux instruments de musique. La sensation de douleur revient ensuite progressivement, avec des fluctuations d’intensité.

La pose des pinces peut se faire de façon simultanée mais il est également possible de le faire de façon progressive, en attendant un peu que la douleur de la précédente s’estompe pour initier la suivante. Certains ajoutent aussi des poids en cours de route, ou jouent avec les pinces… Ces variations permettent de créer toutes sortes d’effets et de rendre la cérémonie plus intense. Il convient ensuite de laisser mitonner le sujet, et il n’est pas rare qu’il se tortille ou gémisse car c’est en réalité une expérience assez intense, et il peut s’avérer nécessaire de prévoir un bâillon dans les lieux mal insonorisés…

La douleur redevient insupportable à l’enlèvement des pinces. C’est en réalité le moment le plus douloureux, plus encore que lors de la pose. Et plus la séance est longue, plus la douleur est vive, ce qui est un paramètre supplémentaire qui doit être pris en compte par le dominant. La douleur s’abaissera ensuite graduellement et il arrive que la peau conserve une jolie marque qui s’estompera avec le temps.

La marque dépendra de la durée de la cérémonie et de la nature des pinces. Des pinces plates laisseront moins de traces que les crantées, et en tout état de cause il vaut mieux éviter d’utiliser des pinces crantées dans la durée car elles laissent des marques durables au bout de quelques minutes… Prudence donc.

Le plus impressionnant avec les pinces concerne leurs effets dans la durée. La peau reste sensible pendant des jours voire des semaines, et, une fois passée l’irritation initiale, le moindre frottement de tissu peut devenir jouissif sur la peau sur-irriguée.

Il arrive également qu’une couche de peau morte se forme et tombe au bout de quelques jours comme lors d’une mue, et pour ma part je conserve un souvenir ému du jour où une petite clochette de peau transparente s’est détachée de mon sein, quelques jours après une séance… J’aurais dû la garder tiens ;-).

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Jury

Depuis quelques années je participe à des jurys de recrutement d’étudiants. C’est une expérience très enrichissante. Un point d’observation incomparable sur ceux qui formeront les CSP + de demain.

Ce sont des stratèges qui savent orienter leur trajectoire pour doubler leurs compétences, les enrichir, ou les réorienter vers des activités à fort potentiel. Ils sont ouverts sur le monde, plutôt drôles, très communicants, et j’ai deviné chez certains une belle sensibilité. Ce sont aussi des nomades, et ils ont tous vécu dans plusieurs pays (moi aussi remarquez : j’ai grandi en Alsace et fait mes études en France… eeh ! ça compte ;-)…

Ils parlent tous au moins trois langues, mais là c’est peut être tout simplement car c’est un cursus qui accueille beaucoup d’étrangers… Cette année l’Europe de l’Est était largement sur représentée… Pologne, Moldavie, Belarus, Bulgarie… Quelques ressortissant d’autres pays de l’UE aussi, et même une française… la seule  » locale  » parmi les candidats que j’ai vu ce jour là. Les promos précédentes étaient beaucoup plus variées, avec tous les continents représentés… J’espère que les autres jurys étaient plus variés, sinon faudra se mettre aux langues de l’est ;-).

C’est toujours le même rituel, arrivée du candidat, bonjour, présentez vous, parlez nous de vous, de ce qui vous a amené à postuler dans ce cursus. L’étudiant se présente tandis que les dossiers d’admission circulent entre les membres du jury, ont écoute en lisant, ou parfois l’on lit en écoutant, ce qui n’est pas toujours la même chose, et l’on en vient au plus amusant. Les parties de ping pong entre les candidats et le membre du jury. Il y a un côté très ludique dans ces échanges car on ne sait jamais ce qui va se passer.

Parfois il se forme une étrange mayonnaise et ça peut devenir très drôle. Les questions sont incisives, vaches, mais on sait que ce n’est qu’un jeu et tout se déroule dans la bonne humeur. C’est drôle, je m’aperçois en écrivant ces lignes que plus les questions sont vaches en fait, et plus le candidat à de chances d’être retenu… C’est en tout ce qui s’est passé au dernier jury auquel j’ai assisté.
– Et vous avez postulé ailleurs ?
– Non j’ai placé ma mise et j’attends de voir
– Ah, je vois que vous êtes amateur de poker, mais alors c’est qu’il vous arrive de bluffer
– Seulement quand ça en vaut la peine
– Aah et là ça vaut la peine ?

Sourire du candidat. Il ira loin celui là… Et beau gosse avec ça.
Après son départ tout le monde était d’accord pour dire qu’il ne bluffait pas. Peut être un tout petit peu trop sûr de lui, mais il sort vraiment du lot. Engagé.
Bon cela dit rêvez pas trop les filles. J’ai rarement vu un gay qui avait l’air aussi gay.

La candidate suivante a immédiatement retenu mon attention.
Ce sont d’abord ses yeux qui m’ont marqué. Des yeux foncés sans être noirs, emplis d’un regard étonnamment soutenu, trahissant un esprit fort et fluide enrobé d’un corps fin et athlétique. Une fille discrète, qui se fond un peu dans le paysage, et devient très jolie pour qui la remarque et la regarde.

Sa voix aussi, une petite voix douce qui énonce des choses très sensées témoignant d’un esprit cultivé, curieux, lucide, posé, analytique… Et en négatif juste une façon de ne jamais s’arrêter de parler trahissant un manque d’empathie et peut être aussi une certaine peur du silence.

Son dossier enfin m’a titillé les neurones, polyglotte avec 5 langues courantes, recommandée par tous ses anciens employeurs, et des qualités et défauts qui m’ont laissé songeur… Elle aime organiser des sorties pour ses amis, prendre l’initiative, être non conformiste… Défauts ? Ah… m… Je me souviens que ce qu’elle avait écrit d’elle m’avait intrigué, et que je voulais lui demander des éclaircissements pour lever les doutes qu’elle avait fait naître en moi, mais le temps était trop limité et j’ai oublié depuis de quoi il s’agissait… Forcément 8 dossiers à la suite, ça s’embrouille un peu… La prochaine fois je prendrais des notes je crois.

Je n’ai pas pu m’empêcher non plus de penser qu’elle était une dominatrice en puissance… Le savait elle ? Je ne sais pas, mais je pense qu’elle se rend compte de son charme et en joue admirablement… en plus d’être brillante. Engagée… Mais tout de même, quelque chose en elle me dérangeait.

Je ne peux m’empêcher de penser qu’elle fait partie de cette nouvelle catégorie d’étudiants que je commence à croiser quand je donne des cours : des jeunes brillants et pragmatiques qui ont intégré qu’on vit dans un monde où il est contre productif de s’encombrer de considérations éthiques, et en tirent les conclusions qui s’imposent au nom de l’efficacité. Ils ne sont ni bons ni mauvais, juste adaptés au milieu qui les a vu éclore et grandir.

Ca m’énerve et ça me fait peur… J’ai pour ma part été forgé dans un autre moule… Et je crois surtout qu’on ne pourra pas résoudre les grands défis qui s’annoncent en restant seul dans son coin à se la jouer perso

Mais peut être que je me plante, et peut être que ce genre de personnes ont toujours existé, mais que c’était simplement moi qui ne savais pas le voir… Il est vrai que ça ne fait que quelques années que je participe à des jurys de recrutement.

Mais ça me fait un drôle de pincement au coeur quand j’en croise dans les amphis.

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5 septembre 2032

Aujourd’hui était mon premier jour à la nouvelle école SENG, Système Educatif Nouvelle Génération. Je m’étais levé un peu anxieux. Bien sûr le journal n’a pas cessé d’en vanter les mérites depuis l’an dernier, mais maman dit que ça ne peut pas être aussi simple, et qu’avec le nouveau comité on ne peut plus être sûr de ce qui est écrit dans le journal. C’est drôle, papa a tout de suite réagi. il a toqué du poing sur la table et elle a baissé les yeux, comme si elle venait de dire une bêtise. Je crois bien qu’elle a rougi aussi. J’aime bien quand elle rougit comme ça. Ca la rend très jolie, et elle est toujours de bonne humeur les jours qui suivent.

Mais là je me suis douté qu’elle venait de dire quelque chose que je n’aurais pas dû entendre. J’en ai parlé à mes copains mais ils se sont moqués de moi. Il y a juste Julie qui m’a dit qu’elle avait entendu un soir ses parents se chamailler à ce sujet. Son papa disait que le SENG était tout pourri. Qu’il n’allait faire que des détraqués et des malades, mais sa maman soutenait mordicus le contraire, et disait que le SENG allait produire les adultes les plus charmants et les plus affables que la terre ait jamais porté. Ca ne l’avait pas trop inquiétée. Elle m’a dit qu’à la maison elle avait depuis longtemps remarqué que c’était toujours sa maman qui avait raison. Comme elle, du moins c’est ce qu’elle m’a dit en riant. J’aime bien Julie. C’est une fille discrète, le genre qu’on ne remarque pas, mais je la suis souvent des yeux quand elle passe près de moi. Elle a toujours l’air de flotter dans les airs, comme si elle était un peu ailleurs, comme si rien n’était vraiment important, et elle a un joli sourire je trouve. Alors c’est peut être pour ça que je ne me suis non plus pas trop inquiété.

Mais j’avais quand même le ventre un peu noué en allant à l’école ce matin. Bah. Les salles n’ont pas tellement changé depuis l’année dernière. C’est drôle, au début, quand le nouveau comité est arrivé l’école a beaucoup changé. Ils ont repeint les vieux murs, ajouté des plantes, des tables avec des écrans encastrés. Heureusement qu’il y a l’école d’ailleurs, pour voir des reportages depuis que le comité a décrété le boycott des chaînes de télé dans les maisons… Au début je pensais que ce serait insupportable, mais finalement ça a été le moment a partir duquel j’ai commencé a parler et à m’amuser vraiment avec mes copains, mes voisins, mes parents. Le moment aussi où on a commencé à passer des soirées à jouer, à faire du théâtre, à se raconter des histoires, à aller au ciné… Il y a trois cinémas qui ont ouvert dans le quartier depuis que la télé a été bannie, et souvent, à la belle saison, on discute devant la salle après le film. Beaucoup de choses ont changé en réalité, et peut être qu’un jour je serais très vieux et je pourrais mieux dire ce que j’ai ressenti à ce moment là… Le plus gros changement a été l’an dernier, lorsque nous avons décidé de repeindre le mur latéral avec un motif que nous avons choisi… un aquarium avec des poulpes géants, parce qu’on venait de voir un reportage qui disait que mine de rien c’est drôlement intelligent un poulpe. Depuis j’aime bien les poulpes. Je me dis aussi que j’aimerais bien un vrai aquarium. Ca doit être sympa un vrai aquarium, mais maman dit que je suis trop jeune pour ça. Je l’ai trouvée un peu chiée… j’ai quand même quinze ans ! Enfin bientôt.

Cette année la salle n’a pas tellement changé je trouve, ils ont juste rajouté de nouveaux tableaux aux murs. Ce qui a changé c’est ce journal, qu’on nous demande de tenir depuis la fin de l’année dernière. Racontez vous a travers un journal. Pfft, tu parles d’une corvée. Même si j’ai l’impression que mon regard sur moi et sur le monde change peu à peu depuis que j’écris plus souvent, mais c’est trop tôt pour en parler… C’est comme pour la télé… Je pourrais certainement mieux en parler quand je serais vieux… Peut être.

La prof est entrée et nous avons tous dû nous lever pour l’accueillir. C’est une nouvelle que je n’avais pas vue les années précédentes. Elle est très jolie avec son chemisier blanc et sa robe fendue assortie à ses chaussures. C’est rare que les profs soient aussi sexys. Je sens que je vais bien aimer l’école moi ! Elle a jeté un regard amusé au mur de poulpes et nous a dit de préparer nos cahiers. Puis elle a sorti un livre de son sac, et s’est assise sur le rebord du bureau, son livre posé près d’elle, pour nous regarder.

– Je m’appelle Maud et serais votre seule prof pour l’année, et peut être même pour plus longtemps si les réformes en cours aboutissent. Mais en cours je veux que vous m’appeliez uniquement Mademoiselle, en mettant un grand  » M  » à Mademoiselle si vous m’écrivez. C’est compris les louveteaux ?
– Oui Mademoiselle !

C’était drôle, toute la classe a répondu en choeur, comme si on avait tous été envoûtés par le son de sa voix. Ca a eu l’air de lui plaire et elle nous a dit que le comité avait décidé d’introduire quelques changements au niveau de l’enseignement. Le plus important étant la réintroduction des châtiments corporels lors des cours. Je l’écoutais sans vraiment attacher d’importance à ses paroles. Je crois que j’étais simplement subjugué par le son de sa voix, une belle voix profonde, légèrement flutée.

Puis elle a annoncé que nous commencerions l’année par une dictée et nous avons dû sortir nos cahiers. J’aime bien les dictées. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours bien aimé ça. Elle a mis un pied sur la table devant elle et s’est mise a dicter d’une voix claire :  » La punition « 

Une bonne dictée valant mieux qu’un long discours j’ai préféré la retranscrire in extenso :  » La punition se doit d’être juste et mesurée. Elle n’aura d’autre vocation que de faire prendre conscience à l’élève de l’ampleur de la faute qu’il a commise et de lui faire mesurer la longueur du chemin qui lui reste à parcourir pour satisfaire pleinement aux exigences de son apprentissage, chemin qui en réalité ne pourra jamais aboutir mais devra être poursuivi tout au long de l’existence en tant qu’idéal vers lequel tendre ». Point à la ligne.  » Elle ne devra en aucun cas être agréable, et ne pourra être infligée qu’après prononciation de l’accord rituel marquant le consentement de l’élève… « ….

Un mouvement dans un coin de la salle attire mon attention, un papillon ! J’adore les papillons. Ca me rappelle la Dame aux papillons. C’est drôle, je pense souvent à elle depuis ce jour où on se promenait au Tyrol avec papa et maman. Quelle trouille quand même ! A peine une petite pause pipi derrière un caillou et  déjà ils avaient disparu. Je les ai cherchés longtemps, mais c’était comme s’ils s’étaient volatilisés. Et je l’ai vue, assise sur un rocher près d’une petite cascade chantante, une très jolie Dame absorbée dans la contemplation d’un nuage de papillons. Heureusement qu’elle était là pour me recueillir pour la nuit !

Elle m’a emmené chez elle, dans sa maison posée sur le flanc de la montagne, tout au fond d’une vallée. Très simple et très jolie, à peine perceptible dans le paysage. C’était très beau à l’intérieur, simple et chaleureux, quelques meubles, des murs en bois et de grandes baies vitrées donnant sur la vallée. Je lui avais demandé où était la télé. Oui c’était à l’époque où les télés étaient encore autorisées. Elle m’avait simplement souri et montré à travers la fenêtre le petit ruisseau qui s’écoulait à travers les herbes qui poussaient entre les cailloux, et j’ai compris que c’était la seule télé qu’elle ait jamais possédé. Je lui ai demandé si elle avait un téléphone pour prévenir l’hôtel où j’étais… J’avais un peu peur que mes parents s’inquiètent. Ca l’a fait sourire. Elle a rédigé un petit message sur du papier, à l’attention d’un certain M. Charles I. C’était étrange. Je crois bien que c’était la première fois que je voyais quelqu’un écrire à la main. Puis elle est allée chercher un pigeon, elle m’a montré comment enrouler le message autour de sa patte et nous sommes sortis sur la terrasse. Le soir tombait. La lune se levait derrière une crête. Elle m’a donné le pigeon et j’ai eu le droit de le lâcher dans le soir qui tombait, au milieu des cris des marmottes…

Mademoiselle a claqué le livre sur le rebord du bureau. Ca a fait comme un bruit de tonnerre.
Vous là ? Qu’est ce que je viens de dire ?
J’ai bafouillé quelque chose, rougi jusqu’aux oreilles. Que voulez vous… J’ai toujours été un grand distrait.

Elle a dit qu’il était temps de passer à la mise en oeuvre pratique de ce qu’elle venait d’énoncer puisque la dictée semblait inopérante sur moi. Je n’ai pas trop compris sur le coup. J’essayais de me rappeler de quoi elle parlait avant que je ne me laisse distraire… Mais s’il faut en plus se mettre à écouter en classe maintenant ! Moi ce que je préfère ce sont les papillons.

Elle m’a dit d’aller me mettre sur l’étoile qui se trouve au milieu de la salle et tous les élèves se sont assis en rond autour de nous. Je me sentais un peu bête au milieu de leurs regards braqués sur moi. La prof s’est approchée et a commencé à défaire mon pantalon. Au début je ne voulais pas, mais elle m’a dit de ne pas faire pas l’enfant, que c’était aussi pour mes petits camarades que je devais me laisser faire, pour leur servir d’exemple, et leur montrer ce qu’il en coûte d’être distrait à l’école. Tu parles, ils étaient surtout en train de se moquer de moi. Je me suis laissé faire, avec le feu aux joues sous les rires de mes copains.

Il y en avait beaucoup qui trouvaient ça très drôle, mais certains riaient nerveusement. Il y en avait aussi quelques uns qui se taisaient, et Julie en faisait partie. Elle s’était assise en tailleur devant moi, et me regardait d’un air profondément absorbé, comme si elle était fascinée et ne voulait pas perdre une miette du spectacle. La Maîtresse a souri en voyant que j’étais tout dur dans ma culotte.

Elle m’a dit  » Toi mon loulou, je sens qu’on va bien s’amuser. Tu m’appelleras donc délicieuse Mademoiselle à partir de maintenant ». Puis elle a regardé la salle, et demandé s’il y en avait d’autres qui avaient le kiki tout dur. Personne n’a bronché. Ca l’a fait sourire, elle a dit que ceux qui avaient le kiki dur avaient 5 secondes pour se dénoncer sinon ils n’auraient jamais le droit de l’appeler délicieuse Mademoiselle aussi. Trois bras se sont immédiatement levés. C’était drôle. Puis elle a dit aux filles que pour elles on verrait ça plus tard. Son regard s’est attardé sur Julie qui lui a rendu un petit sourire timide et elle est revenue vers moi.

Je n’en menais pas large, debout au milieu des autres avec mon pantalon et ma culotte baissés sur les chevilles. Elle m’a défendu de me couvrir avec mes mains, et j’ai dû les laisser pendre le long du corps. C’était affreusement gênant, surtout avec Julie en face qui n’en perdait pas une miette. Mais elle n’a rien dit. Je crois que cette situation l’amusait bien. En tout cas elle n’a pas eu l’air choquée.

Délicieuse Mademoiselle m’a demandé de relever mon T-shirt et de me pencher un peu en avant pour bien présenter mes fesses. Puis elle a pris un martinet et s’est mise en face de moi, bien campée sur ses longues jambes. Elle m’a demandé pourquoi j’étais puni. Et j’ai dû le répéter trois fois pour elle, en parlant à voix haute pour que tout le monde m’entende bien. Elle m’a annoncé que pour ma faute je recevrais 50 coups de martinet. Puis elle a regardé la classe et dit que c’était beaucoup plus qu’une punition normale, mais que j’étais un cas particulier, que pour moi ce serait bien trop agréable si la punition était trop légère. Je me demande ce qu’elle a voulu dire par là. Pas que je serais puni plus que les autres j’espère. Parce que…

Elle m’a obligé à lever la tête avec le manche de son martinet, et j’ai dû lui promettre, en la regardant droit dans les yeux, que je ne serais plus jamais distrait à l’école. Elle m’a annoncé que ce qu’elle allait me faire n’était rien en comparaison de ce que je subirais si jamais elle me reprenait un jour à être distrait en classe.

Pendant quelques secondes elle a eu l’air très dure. Ce n’était plus du tout la délicieuse Mademoiselle avenante et souriante qui nous faisait cours quelques instants plus tôt, et sur le coup j’en ai été tout retourné. Ses yeux se sont vrillés en moi. C’est comme si quelque chose s’enfonçait à l’intérieur des miens, et m’obligeait à la regarder droit dans ses beaux yeux sombres. Je me suis senti vraiment tout petit, une minuscule petite chose posée devant elle. Je voulais baisser la tête, mais c’était impossible. Puis elle s’st radoucie et m’a redemandé pourquoi j’étais puni, et je le lui ai redit.

Puis elle m’a demandé si j’acceptais de recevoir la punition qu’elle avait décidé pour moi.

Je ne sais pas si je saurais un jour pourquoi j’ai dit oui… Même quand je serais très vieux… Mais je crois que je serais beaucoup plus attentif à l’école dorénavant ;-).

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Heidi explore de nouvelles voies

Les créatures… ludiques, amusantes, savoureuses, sensuelles, décalées…

Gender fucking… Un post très drôle d’Agnès Giard, et tellement vrai…

Les 9 portes… de Sophie Varela et Raphael Daviet… à fleur de peau… c’est beau

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C’est toujours émouvant…

… de découvrir un nouvel appareil photo

Premier essai
(bon d’accord, elle est floue et surexposée, mais puisque c’est un premier essai on vous dit ;-)

Premier extérieur

Première soirée

Premier autoportrait ;-)

Premiers papillons

Premier retour aux aurores

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Ce sublime objet du désir

Il est délicieux de se tenir au rang de simple objet
Voué à satisfaire les désirs et caprices d’une Dame
L’on se tient à sa disposition, tandis qu’elle s’affaire
Ca peut devenir source d’inconfort, et l’on se surprend à
Espérer en secret qu’elle daignera se souvenir de nous.

On aimerait bien lui faire signe, mais il est trop tard
On croyait jouer mais les objets ne se manifestent pas
Et ce serait tricher que de transgresser cet état de fait
On peut toujours implorer pitié. Mais on craint de décevoir
Endosser le rôle que l’on a accepté… Telle est la règle.

Attendre. Pour elle. Ce sublime objet du désir
Les pensées s’effilochent derrière les paupières
Le sens part en lambeaux, fond dans la matière
Le temps lui même se dissout, et l’on devient
Immanence incarnée dans un corps engourdi

C’est d’abord son parfum qui vient ranimer l’esprit
Puis ses petits seins qui vous électrisent le dos
L’on sent ses mains adorées se poser sur sa nuque
Et un murmure délicieux s’engouffrer dans l’oreille
Emorté sur les ailes de son souffle chaud, et moite.

Tu es un disciple assidu. Vraiment je suis fière de toi,
Et songe fortement, pour ton plaisir et pour le mien
A solliciter ce soir tes doigts et ta langue électriques
Tout de même ton mode d’emploi reste un mystère…
Et je me demande bien où je vais te mettre les piles.

Coquin, tu te dresses ! Attends donc une heure de plus
Que je finisse mon affaire… Et l’on sent une larme éclore,
S’épancher, laissant un rail de fraicheur sur son passage
Elle se penche, la recueille sur la pointe de sa langue
Etonnée de découvrir que, oui, les objets ont une âme.

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Creative Commons License Heidi Silicium

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Revisiter les contes de fées…

Voici une série de saynètes qui illustrent les différents courants du rock métal à travers de subtiles variations du triptyque princesse – chevalier – dragon, si cher à Vladimir Propp… Ce texte a été publié environ 2 643 823 105 fois depuis que Gutenberg inventa l’imprimerie, et a tellement voyagé sur les réseaux qu’il s’est probablement vu remettre un pass gold valable sur toutes les backbones de la planète… Bon d’accord j’exagère un peu – si peu ;-)…

HEAVY METAL
Le chevalier arrive sur une Harley Davidson, tue le dragon, boit quelques bières et baise la princesse.

SPEED METAL
Chevalier-tue-dragon-sauve-princesse-la-baise.

HARD ROCK
Le chevalier arrive en short avec une casquette. La princesse se casse dégoutée.

BLACK METAL
Le chevalier arrive, tue le dragon et boit son sang, baise la princesse et boit son sang, puis la sacrifie à Satan.

SYMPHONIC BLACK METAL
La même chose mais en finesse.

HAIR METAL
Le chevalier arrive avec une coiffure 80’s, envoie un bisou à la princesse et se fait croquer par le dragon.

FOLK METAL
Le chevalier arrive avec des amis flutistes et violonistes, le dragon s’endort, il sauve la princesse et l’épouse.

METAL-INDUS
Le chevalier arrive en porte-jarretelle, fait des gestes obscènes au dragon, et se fait jeter hors du château par la sécurité.

DEATH METAL
Le chevalier arrive, tue le dragon, baise la princesse et la tue.

BRUTAL DEATH
Le chevalier arrive, tue le dragon, tue la princesse et la baise.

GOTHIC METAL
Le chevalier arrive et tue le dragon. La princesse tombe amoureuse de lui, il l’épouse en grandes pompes, le roi lui donne son royaume, il est le héros du peuple, il se suicide sans qu’on sache pourquoi.

DOOM METAL
Le chevalier arrive et se suicide. Le dragon mange son corps et la princesse.

GOTHIC METAL A CHANTEUSE
Elle charme le dragon par son chant, arrive devant la princesse, lui pique sa robe, lui pique sa place et attend que le batteur de son groupe vienne la délivrer.

ALTERNATIVE METAL
Le chevalier arrive, refuse de faire partie du système, dit  » fuck you » à la princesse et repart.

VIKING METAL
Le chevalier arrive en bateau, tue le dragon avec une hache à deux mains, le cuit, le mange, viole la princesse et brûle le château.

PROGRESSIVE METAL
Le chevalier arrive avec une guitare et joue un solo de 26 minutes, le dragon se tue lui-même par ennui, le chevalier arrive près du lit de la princesse, joue un autre solo, la princesse s’enfuit et va chercher le chevalier heavy metal.

ATMOSPHERIC METAL
Les écailles du dragon refètent la lumière de la Lune, la princesse est à son balcon et jette un regard mélancolique au loin, l’air souffle doucement dans les arbres de la forêt. Pas de chevalier.

GLAM METAL
Le chevalier arrive en retard après s’être looké pendant 3 heures, entre pendant que le dragon se tord de rire à sa vue, vole le maquillage de la princesse et peint les murs du château en rose.

GRIND METAL
Le chevalier arrive, crie quelque chose de parfaitement incompréhensible pendant 2 minutes et repart.

GORE METAL
Le chevalier arrive, tue le dragon en répandant ses entrailles devant le château, baise la princesse et la tue, rebaise le corps mort, tranche son estomac pour en bouffer les tripes, rebaise la carcasse une troisième fois, brûle le cadavre et le rebaise une dernière fois.

NEO METAL
Le chevalier arrive, il flippe quand il voit le dragon alors il reste devant les douves, en faisant des gestes obscènes à la princesse. Puis il repart dans la forêt se masturber.

TRUE BLACK METAL
(à l’ancienne): Le chevalier arrive bourré, vomit dans les douves. Sacrifie la princesse et commence à draguer lourdement le dragon.

TRUE BLACK METAL (nouvelle vague) :
Le chevalier arrive et commence à expliquer au dragon qu’il n’a rien compris et qu’il est pas « evil ». Il bute la princesse parce qu’elle l’a interrompu. Le dragon, exaspéré, le bouffe malgré ses bracelets à piques. Et pis, faut pas faire mal aux dames, non, faut pas. (on peut être dragon et gentleman, bordel de merde.)

C’est bête, je ne me reconnais dans aucune de ces variantes… déjà je suis moyennement adepte de métal rock, mais surtout ça me fait de la peine qu’on s’en prenne à un pauvre dragon qui ne fait après tout que son travail… en plus si ça se trouve c’est une espèce en voie de disparition, et puis c’est un peu trop macho à mon goût tout ça. Mais il y a quelques idées intéressantes je trouve… alors je me dis que ce n’est peut être qu’un simple problème de distribution des rôles et j’ai un peu retraficoté le scénario a partir des éléments qui précèdent pour voir ce que ça pouvait donner

Le dragon arrive bourré pendant que la princesse viole le chevalier (oui mais en finesse) après qu’il l’ait lookée entourée d’amis flutistes et violonistes.

Il crie quelque chose de parfaitement incompréhensible en faisant des gestes obscènes et repart dans la forêt draguer lourdement la chanteuse gothic metal, laquelle se tord de rire à sa vue et lui dit « fuck you » avant d’aller charmer la princesse par son chant.

Elles violent à nouveau le chevalier, le jettent dans les douves en porte jarretelles, et baisent sur le balcon. L’air souffle doucement dans les arbres.

Le dragon explique au chevalier qu’il n’a rien compris et qu’il est pas « evil ». Le chevalier refuse de faire partie du système et peint les murs du château de sa princesse en rose pour se consoler. (en rose ?!)

La chanteuse s’endort sur le balcon. La princesse retourne dans la forêt, viole le dragon, envoie un bisou au chevalier, et s’en va trouver le batteur sur la Harley de la chanteuse. Les éclats de ses cheveux reflètent la lumière de la Lune.

Le chevalier se masturbe en jetant un regard mélancolique au loin. Le dragon se casse dégoûté.

Je ne sais pas trop comment on pourrait baptiser cette version… du Heidi métal peut être… Après tout pourquoi les princesses n’auraient elles pas le droit de s’amuser un peu aussi au lieu de jouer bêtement les crucruches ?
Et vous ? Vous l’aimez comment le métal ?

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