5 septembre 2032

Aujourd’hui était mon premier jour à la nouvelle école SENG, Système Educatif Nouvelle Génération. Je m’étais levé un peu anxieux. Bien sûr le journal n’a pas cessé d’en vanter les mérites depuis l’an dernier, mais maman dit que ça ne peut pas être aussi simple, et qu’avec le nouveau comité on ne peut plus être sûr de ce qui est écrit dans le journal. C’est drôle, papa a tout de suite réagi. il a toqué du poing sur la table et elle a baissé les yeux, comme si elle venait de dire une bêtise. Je crois bien qu’elle a rougi aussi. J’aime bien quand elle rougit comme ça. Ca la rend très jolie, et elle est toujours de bonne humeur les jours qui suivent.

Mais là je me suis douté qu’elle venait de dire quelque chose que je n’aurais pas dû entendre. J’en ai parlé à mes copains mais ils se sont moqués de moi. Il y a juste Julie qui m’a dit qu’elle avait entendu un soir ses parents se chamailler à ce sujet. Son papa disait que le SENG était tout pourri. Qu’il n’allait faire que des détraqués et des malades, mais sa maman soutenait mordicus le contraire, et disait que le SENG allait produire les adultes les plus charmants et les plus affables que la terre ait jamais porté. Ca ne l’avait pas trop inquiétée. Elle m’a dit qu’à la maison elle avait depuis longtemps remarqué que c’était toujours sa maman qui avait raison. Comme elle, du moins c’est ce qu’elle m’a dit en riant. J’aime bien Julie. C’est une fille discrète, le genre qu’on ne remarque pas, mais je la suis souvent des yeux quand elle passe près de moi. Elle a toujours l’air de flotter dans les airs, comme si elle était un peu ailleurs, comme si rien n’était vraiment important, et elle a un joli sourire je trouve. Alors c’est peut être pour ça que je ne me suis non plus pas trop inquiété.

Mais j’avais quand même le ventre un peu noué en allant à l’école ce matin. Bah. Les salles n’ont pas tellement changé depuis l’année dernière. C’est drôle, au début, quand le nouveau comité est arrivé l’école a beaucoup changé. Ils ont repeint les vieux murs, ajouté des plantes, des tables avec des écrans encastrés. Heureusement qu’il y a l’école d’ailleurs, pour voir des reportages depuis que le comité a décrété le boycott des chaînes de télé dans les maisons… Au début je pensais que ce serait insupportable, mais finalement ça a été le moment a partir duquel j’ai commencé a parler et à m’amuser vraiment avec mes copains, mes voisins, mes parents. Le moment aussi où on a commencé à passer des soirées à jouer, à faire du théâtre, à se raconter des histoires, à aller au ciné… Il y a trois cinémas qui ont ouvert dans le quartier depuis que la télé a été bannie, et souvent, à la belle saison, on discute devant la salle après le film. Beaucoup de choses ont changé en réalité, et peut être qu’un jour je serais très vieux et je pourrais mieux dire ce que j’ai ressenti à ce moment là… Le plus gros changement a été l’an dernier, lorsque nous avons décidé de repeindre le mur latéral avec un motif que nous avons choisi… un aquarium avec des poulpes géants, parce qu’on venait de voir un reportage qui disait que mine de rien c’est drôlement intelligent un poulpe. Depuis j’aime bien les poulpes. Je me dis aussi que j’aimerais bien un vrai aquarium. Ca doit être sympa un vrai aquarium, mais maman dit que je suis trop jeune pour ça. Je l’ai trouvée un peu chiée… j’ai quand même quinze ans ! Enfin bientôt.

Cette année la salle n’a pas tellement changé je trouve, ils ont juste rajouté de nouveaux tableaux aux murs. Ce qui a changé c’est ce journal, qu’on nous demande de tenir depuis la fin de l’année dernière. Racontez vous a travers un journal. Pfft, tu parles d’une corvée. Même si j’ai l’impression que mon regard sur moi et sur le monde change peu à peu depuis que j’écris plus souvent, mais c’est trop tôt pour en parler… C’est comme pour la télé… Je pourrais certainement mieux en parler quand je serais vieux… Peut être.

La prof est entrée et nous avons tous dû nous lever pour l’accueillir. C’est une nouvelle que je n’avais pas vue les années précédentes. Elle est très jolie avec son chemisier blanc et sa robe fendue assortie à ses chaussures. C’est rare que les profs soient aussi sexys. Je sens que je vais bien aimer l’école moi ! Elle a jeté un regard amusé au mur de poulpes et nous a dit de préparer nos cahiers. Puis elle a sorti un livre de son sac, et s’est assise sur le rebord du bureau, son livre posé près d’elle, pour nous regarder.

– Je m’appelle Maud et serais votre seule prof pour l’année, et peut être même pour plus longtemps si les réformes en cours aboutissent. Mais en cours je veux que vous m’appeliez uniquement Mademoiselle, en mettant un grand  » M  » à Mademoiselle si vous m’écrivez. C’est compris les louveteaux ?
– Oui Mademoiselle !

C’était drôle, toute la classe a répondu en choeur, comme si on avait tous été envoûtés par le son de sa voix. Ca a eu l’air de lui plaire et elle nous a dit que le comité avait décidé d’introduire quelques changements au niveau de l’enseignement. Le plus important étant la réintroduction des châtiments corporels lors des cours. Je l’écoutais sans vraiment attacher d’importance à ses paroles. Je crois que j’étais simplement subjugué par le son de sa voix, une belle voix profonde, légèrement flutée.

Puis elle a annoncé que nous commencerions l’année par une dictée et nous avons dû sortir nos cahiers. J’aime bien les dictées. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours bien aimé ça. Elle a mis un pied sur la table devant elle et s’est mise a dicter d’une voix claire :  » La punition « 

Une bonne dictée valant mieux qu’un long discours j’ai préféré la retranscrire in extenso :  » La punition se doit d’être juste et mesurée. Elle n’aura d’autre vocation que de faire prendre conscience à l’élève de l’ampleur de la faute qu’il a commise et de lui faire mesurer la longueur du chemin qui lui reste à parcourir pour satisfaire pleinement aux exigences de son apprentissage, chemin qui en réalité ne pourra jamais aboutir mais devra être poursuivi tout au long de l’existence en tant qu’idéal vers lequel tendre ». Point à la ligne.  » Elle ne devra en aucun cas être agréable, et ne pourra être infligée qu’après prononciation de l’accord rituel marquant le consentement de l’élève… « ….

Un mouvement dans un coin de la salle attire mon attention, un papillon ! J’adore les papillons. Ca me rappelle la Dame aux papillons. C’est drôle, je pense souvent à elle depuis ce jour où on se promenait au Tyrol avec papa et maman. Quelle trouille quand même ! A peine une petite pause pipi derrière un caillou et  déjà ils avaient disparu. Je les ai cherchés longtemps, mais c’était comme s’ils s’étaient volatilisés. Et je l’ai vue, assise sur un rocher près d’une petite cascade chantante, une très jolie Dame absorbée dans la contemplation d’un nuage de papillons. Heureusement qu’elle était là pour me recueillir pour la nuit !

Elle m’a emmené chez elle, dans sa maison posée sur le flanc de la montagne, tout au fond d’une vallée. Très simple et très jolie, à peine perceptible dans le paysage. C’était très beau à l’intérieur, simple et chaleureux, quelques meubles, des murs en bois et de grandes baies vitrées donnant sur la vallée. Je lui avais demandé où était la télé. Oui c’était à l’époque où les télés étaient encore autorisées. Elle m’avait simplement souri et montré à travers la fenêtre le petit ruisseau qui s’écoulait à travers les herbes qui poussaient entre les cailloux, et j’ai compris que c’était la seule télé qu’elle ait jamais possédé. Je lui ai demandé si elle avait un téléphone pour prévenir l’hôtel où j’étais… J’avais un peu peur que mes parents s’inquiètent. Ca l’a fait sourire. Elle a rédigé un petit message sur du papier, à l’attention d’un certain M. Charles I. C’était étrange. Je crois bien que c’était la première fois que je voyais quelqu’un écrire à la main. Puis elle est allée chercher un pigeon, elle m’a montré comment enrouler le message autour de sa patte et nous sommes sortis sur la terrasse. Le soir tombait. La lune se levait derrière une crête. Elle m’a donné le pigeon et j’ai eu le droit de le lâcher dans le soir qui tombait, au milieu des cris des marmottes…

Mademoiselle a claqué le livre sur le rebord du bureau. Ca a fait comme un bruit de tonnerre.
Vous là ? Qu’est ce que je viens de dire ?
J’ai bafouillé quelque chose, rougi jusqu’aux oreilles. Que voulez vous… J’ai toujours été un grand distrait.

Elle a dit qu’il était temps de passer à la mise en oeuvre pratique de ce qu’elle venait d’énoncer puisque la dictée semblait inopérante sur moi. Je n’ai pas trop compris sur le coup. J’essayais de me rappeler de quoi elle parlait avant que je ne me laisse distraire… Mais s’il faut en plus se mettre à écouter en classe maintenant ! Moi ce que je préfère ce sont les papillons.

Elle m’a dit d’aller me mettre sur l’étoile qui se trouve au milieu de la salle et tous les élèves se sont assis en rond autour de nous. Je me sentais un peu bête au milieu de leurs regards braqués sur moi. La prof s’est approchée et a commencé à défaire mon pantalon. Au début je ne voulais pas, mais elle m’a dit de ne pas faire pas l’enfant, que c’était aussi pour mes petits camarades que je devais me laisser faire, pour leur servir d’exemple, et leur montrer ce qu’il en coûte d’être distrait à l’école. Tu parles, ils étaient surtout en train de se moquer de moi. Je me suis laissé faire, avec le feu aux joues sous les rires de mes copains.

Il y en avait beaucoup qui trouvaient ça très drôle, mais certains riaient nerveusement. Il y en avait aussi quelques uns qui se taisaient, et Julie en faisait partie. Elle s’était assise en tailleur devant moi, et me regardait d’un air profondément absorbé, comme si elle était fascinée et ne voulait pas perdre une miette du spectacle. La Maîtresse a souri en voyant que j’étais tout dur dans ma culotte.

Elle m’a dit  » Toi mon loulou, je sens qu’on va bien s’amuser. Tu m’appelleras donc délicieuse Mademoiselle à partir de maintenant ». Puis elle a regardé la salle, et demandé s’il y en avait d’autres qui avaient le kiki tout dur. Personne n’a bronché. Ca l’a fait sourire, elle a dit que ceux qui avaient le kiki dur avaient 5 secondes pour se dénoncer sinon ils n’auraient jamais le droit de l’appeler délicieuse Mademoiselle aussi. Trois bras se sont immédiatement levés. C’était drôle. Puis elle a dit aux filles que pour elles on verrait ça plus tard. Son regard s’est attardé sur Julie qui lui a rendu un petit sourire timide et elle est revenue vers moi.

Je n’en menais pas large, debout au milieu des autres avec mon pantalon et ma culotte baissés sur les chevilles. Elle m’a défendu de me couvrir avec mes mains, et j’ai dû les laisser pendre le long du corps. C’était affreusement gênant, surtout avec Julie en face qui n’en perdait pas une miette. Mais elle n’a rien dit. Je crois que cette situation l’amusait bien. En tout cas elle n’a pas eu l’air choquée.

Délicieuse Mademoiselle m’a demandé de relever mon T-shirt et de me pencher un peu en avant pour bien présenter mes fesses. Puis elle a pris un martinet et s’est mise en face de moi, bien campée sur ses longues jambes. Elle m’a demandé pourquoi j’étais puni. Et j’ai dû le répéter trois fois pour elle, en parlant à voix haute pour que tout le monde m’entende bien. Elle m’a annoncé que pour ma faute je recevrais 50 coups de martinet. Puis elle a regardé la classe et dit que c’était beaucoup plus qu’une punition normale, mais que j’étais un cas particulier, que pour moi ce serait bien trop agréable si la punition était trop légère. Je me demande ce qu’elle a voulu dire par là. Pas que je serais puni plus que les autres j’espère. Parce que…

Elle m’a obligé à lever la tête avec le manche de son martinet, et j’ai dû lui promettre, en la regardant droit dans les yeux, que je ne serais plus jamais distrait à l’école. Elle m’a annoncé que ce qu’elle allait me faire n’était rien en comparaison de ce que je subirais si jamais elle me reprenait un jour à être distrait en classe.

Pendant quelques secondes elle a eu l’air très dure. Ce n’était plus du tout la délicieuse Mademoiselle avenante et souriante qui nous faisait cours quelques instants plus tôt, et sur le coup j’en ai été tout retourné. Ses yeux se sont vrillés en moi. C’est comme si quelque chose s’enfonçait à l’intérieur des miens, et m’obligeait à la regarder droit dans ses beaux yeux sombres. Je me suis senti vraiment tout petit, une minuscule petite chose posée devant elle. Je voulais baisser la tête, mais c’était impossible. Puis elle s’st radoucie et m’a redemandé pourquoi j’étais puni, et je le lui ai redit.

Puis elle m’a demandé si j’acceptais de recevoir la punition qu’elle avait décidé pour moi.

Je ne sais pas si je saurais un jour pourquoi j’ai dit oui… Même quand je serais très vieux… Mais je crois que je serais beaucoup plus attentif à l’école dorénavant ;-).

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Heidi explore de nouvelles voies

Les créatures… ludiques, amusantes, savoureuses, sensuelles, décalées…

Gender fucking… Un post très drôle d’Agnès Giard, et tellement vrai…

Les 9 portes… de Sophie Varela et Raphael Daviet… à fleur de peau… c’est beau

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C’est toujours émouvant…

… de découvrir un nouvel appareil photo

Premier essai
(bon d’accord, elle est floue et surexposée, mais puisque c’est un premier essai on vous dit ;-)

Premier extérieur

Première soirée

Premier autoportrait ;-)

Premiers papillons

Premier retour aux aurores

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Ce sublime objet du désir

Il est délicieux de se tenir au rang de simple objet
Voué à satisfaire les désirs et caprices d’une Dame
L’on se tient à sa disposition, tandis qu’elle s’affaire
Ca peut devenir source d’inconfort, et l’on se surprend à
Espérer en secret qu’elle daignera se souvenir de nous.

On aimerait bien lui faire signe, mais il est trop tard
On croyait jouer mais les objets ne se manifestent pas
Et ce serait tricher que de transgresser cet état de fait
On peut toujours implorer pitié. Mais on craint de décevoir
Endosser le rôle que l’on a accepté… Telle est la règle.

Attendre. Pour elle. Ce sublime objet du désir
Les pensées s’effilochent derrière les paupières
Le sens part en lambeaux, fond dans la matière
Le temps lui même se dissout, et l’on devient
Immanence incarnée dans un corps engourdi

C’est d’abord son parfum qui vient ranimer l’esprit
Puis ses petits seins qui vous électrisent le dos
L’on sent ses mains adorées se poser sur sa nuque
Et un murmure délicieux s’engouffrer dans l’oreille
Emorté sur les ailes de son souffle chaud, et moite.

Tu es un disciple assidu. Vraiment je suis fière de toi,
Et songe fortement, pour ton plaisir et pour le mien
A solliciter ce soir tes doigts et ta langue électriques
Tout de même ton mode d’emploi reste un mystère…
Et je me demande bien où je vais te mettre les piles.

Coquin, tu te dresses ! Attends donc une heure de plus
Que je finisse mon affaire… Et l’on sent une larme éclore,
S’épancher, laissant un rail de fraicheur sur son passage
Elle se penche, la recueille sur la pointe de sa langue
Etonnée de découvrir que, oui, les objets ont une âme.

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Revisiter les contes de fées…

Voici une série de saynètes qui illustrent les différents courants du rock métal à travers de subtiles variations du triptyque princesse – chevalier – dragon, si cher à Vladimir Propp… Ce texte a été publié environ 2 643 823 105 fois depuis que Gutenberg inventa l’imprimerie, et a tellement voyagé sur les réseaux qu’il s’est probablement vu remettre un pass gold valable sur toutes les backbones de la planète… Bon d’accord j’exagère un peu – si peu ;-)…

HEAVY METAL
Le chevalier arrive sur une Harley Davidson, tue le dragon, boit quelques bières et baise la princesse.

SPEED METAL
Chevalier-tue-dragon-sauve-princesse-la-baise.

HARD ROCK
Le chevalier arrive en short avec une casquette. La princesse se casse dégoutée.

BLACK METAL
Le chevalier arrive, tue le dragon et boit son sang, baise la princesse et boit son sang, puis la sacrifie à Satan.

SYMPHONIC BLACK METAL
La même chose mais en finesse.

HAIR METAL
Le chevalier arrive avec une coiffure 80’s, envoie un bisou à la princesse et se fait croquer par le dragon.

FOLK METAL
Le chevalier arrive avec des amis flutistes et violonistes, le dragon s’endort, il sauve la princesse et l’épouse.

METAL-INDUS
Le chevalier arrive en porte-jarretelle, fait des gestes obscènes au dragon, et se fait jeter hors du château par la sécurité.

DEATH METAL
Le chevalier arrive, tue le dragon, baise la princesse et la tue.

BRUTAL DEATH
Le chevalier arrive, tue le dragon, tue la princesse et la baise.

GOTHIC METAL
Le chevalier arrive et tue le dragon. La princesse tombe amoureuse de lui, il l’épouse en grandes pompes, le roi lui donne son royaume, il est le héros du peuple, il se suicide sans qu’on sache pourquoi.

DOOM METAL
Le chevalier arrive et se suicide. Le dragon mange son corps et la princesse.

GOTHIC METAL A CHANTEUSE
Elle charme le dragon par son chant, arrive devant la princesse, lui pique sa robe, lui pique sa place et attend que le batteur de son groupe vienne la délivrer.

ALTERNATIVE METAL
Le chevalier arrive, refuse de faire partie du système, dit  » fuck you » à la princesse et repart.

VIKING METAL
Le chevalier arrive en bateau, tue le dragon avec une hache à deux mains, le cuit, le mange, viole la princesse et brûle le château.

PROGRESSIVE METAL
Le chevalier arrive avec une guitare et joue un solo de 26 minutes, le dragon se tue lui-même par ennui, le chevalier arrive près du lit de la princesse, joue un autre solo, la princesse s’enfuit et va chercher le chevalier heavy metal.

ATMOSPHERIC METAL
Les écailles du dragon refètent la lumière de la Lune, la princesse est à son balcon et jette un regard mélancolique au loin, l’air souffle doucement dans les arbres de la forêt. Pas de chevalier.

GLAM METAL
Le chevalier arrive en retard après s’être looké pendant 3 heures, entre pendant que le dragon se tord de rire à sa vue, vole le maquillage de la princesse et peint les murs du château en rose.

GRIND METAL
Le chevalier arrive, crie quelque chose de parfaitement incompréhensible pendant 2 minutes et repart.

GORE METAL
Le chevalier arrive, tue le dragon en répandant ses entrailles devant le château, baise la princesse et la tue, rebaise le corps mort, tranche son estomac pour en bouffer les tripes, rebaise la carcasse une troisième fois, brûle le cadavre et le rebaise une dernière fois.

NEO METAL
Le chevalier arrive, il flippe quand il voit le dragon alors il reste devant les douves, en faisant des gestes obscènes à la princesse. Puis il repart dans la forêt se masturber.

TRUE BLACK METAL
(à l’ancienne): Le chevalier arrive bourré, vomit dans les douves. Sacrifie la princesse et commence à draguer lourdement le dragon.

TRUE BLACK METAL (nouvelle vague) :
Le chevalier arrive et commence à expliquer au dragon qu’il n’a rien compris et qu’il est pas « evil ». Il bute la princesse parce qu’elle l’a interrompu. Le dragon, exaspéré, le bouffe malgré ses bracelets à piques. Et pis, faut pas faire mal aux dames, non, faut pas. (on peut être dragon et gentleman, bordel de merde.)

C’est bête, je ne me reconnais dans aucune de ces variantes… déjà je suis moyennement adepte de métal rock, mais surtout ça me fait de la peine qu’on s’en prenne à un pauvre dragon qui ne fait après tout que son travail… en plus si ça se trouve c’est une espèce en voie de disparition, et puis c’est un peu trop macho à mon goût tout ça. Mais il y a quelques idées intéressantes je trouve… alors je me dis que ce n’est peut être qu’un simple problème de distribution des rôles et j’ai un peu retraficoté le scénario a partir des éléments qui précèdent pour voir ce que ça pouvait donner

Le dragon arrive bourré pendant que la princesse viole le chevalier (oui mais en finesse) après qu’il l’ait lookée entourée d’amis flutistes et violonistes.

Il crie quelque chose de parfaitement incompréhensible en faisant des gestes obscènes et repart dans la forêt draguer lourdement la chanteuse gothic metal, laquelle se tord de rire à sa vue et lui dit « fuck you » avant d’aller charmer la princesse par son chant.

Elles violent à nouveau le chevalier, le jettent dans les douves en porte jarretelles, et baisent sur le balcon. L’air souffle doucement dans les arbres.

Le dragon explique au chevalier qu’il n’a rien compris et qu’il est pas « evil ». Le chevalier refuse de faire partie du système et peint les murs du château de sa princesse en rose pour se consoler. (en rose ?!)

La chanteuse s’endort sur le balcon. La princesse retourne dans la forêt, viole le dragon, envoie un bisou au chevalier, et s’en va trouver le batteur sur la Harley de la chanteuse. Les éclats de ses cheveux reflètent la lumière de la Lune.

Le chevalier se masturbe en jetant un regard mélancolique au loin. Le dragon se casse dégoûté.

Je ne sais pas trop comment on pourrait baptiser cette version… du Heidi métal peut être… Après tout pourquoi les princesses n’auraient elles pas le droit de s’amuser un peu aussi au lieu de jouer bêtement les crucruches ?
Et vous ? Vous l’aimez comment le métal ?

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Mystérieuse Heidi

Heidi m’a envoyé une jolie sélection cette semaine… assez inhabituelle

Elle m’étonnera toujours… je ne lui connaissais pas ce côté midinette

Là c’est bien dans ses cordes mais shht… Il vaut mieux se taire, et admirer

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Séquence nostalgie… pour dire quelque chose du monde actuel

J’ai grandi entouré de femmes. D’abord à la maison, où nous étions trois générations sous le même toit, et plus tard, tout au long du fil qui court de la maternelle à la fin de cette seconde gestation que constituent les études… Les femmes m’ont construit dans tous les sens du terme…

C’était chouette de grandir à la campagne dans les années 70. C’était une époque charnière. On venait d’avoir le téléphone, la télé était en noir et blanc et on commençait à avoir des nouvelles du monde extérieur. Il n’y avait pas encore de lotissements. Tout le monde se connaissait et fallait pas faire trop de bêtises sinon… je me demande d’ailleurs parfois si ça n’a pas un rapport avec… enfin…

A un moment les poitrines des filles se sont mises à enfler et leurs hanches ont commencé à s’arrondir. Ce fut le début d’une période fabuleuse. On avait tous nos petits flirts dont on n’osait pas en parler aux copains pour ne pas avoir l’air bêtes.

Bien sûr nous étions rebelles et vauriens… On avait besoin de chatouiller nos limites pour se sentir exister. Et puis il se murmurait que ça plaisait aux filles, mais on n’en savait trop rien en fait. On se mélangeait, à l’école, après l’école, et même la nuit quand on faisait le mur après que nos parents se soient endormis. Il y en avait toujours une ou deux qui se joignaient à nous pour aller refaire le monde sous la lune. C’étaient avant tout des copines. Bien sûr on espérait qu’elles nous remarqueraient… On se parlait beaucoup…  Elles étaient fascinantes, déjà. Bien sûr on était tous un peu amoureux d’elles, on se demandait comment elles réagiraient si on essayait de les embrasser… parfois on essayait… et on se faisait souvent jeter ;o)…

On avait besoin de ces échanges je crois, pour apprendre à se connaître et à se respecter. Ca nous aidait à trouver nos limites… collège, lycée, mobylette, bac, premier vrai départ de la maison direction la fac (un choc !), études, la sphère s’élargit, mais toujours plein de jolies étudiantes pour parler, boire des coups, s’émerveiller… et pleins d’échanges passionnants, de coups de coeur, de transports amoureux…

Bien sûr ça n’a pas été parfait, il y eut des erreurs, des malentendus, des prises de bec, des déceptions sentimentales parfois douloureuses, mais globalement ce fut une bonne époque, une excellente époque même. Elle m’a façonné avant que j’entre dans la vie active, et que je réalise que toute l’existence peut finalement être considérée comme une longue période d’études.

Je n’ai pas la nostalgie du bon vieux temps, je préfère m’intéresser à l’avenir et surtout au présent… que l’on nomme ainsi car chaque instant est un cadeau que la vie nous fait ;-). Mais je ne peux m’empêcher, parfois, de noter les différences entre le monde présent et celui qui m’a vu grandir. Il en est une qui me dérange un peu, c’est qu’il me semble que les garçons et les filles se côtoient beaucoup moins qu’avant dans les jeunes générations, et carrément plus du tout dans certains milieux.

J’ai par bonheur échappé au service militaire, mais je n’ai pas réussi à échapper à une expérience désagréable : deux ans dans un cycle de formation où il n’y avait que des garçons, c’était vers la fin de mes études. On s’entendait bien entre nous, on s’amusait bien, il y avait beaucoup de solidarité. C’était comme l’adolescence mais sans les filles. Avec le temps nous avons commencé à fonctionner en vase clos et à nous refermer sur nous mêmes et même… pour tout dire… à bien nous faire ch… Il manquait quelque chose pour nous faire aller de l’avant. Il y avait toujours plein de filles autour de nous, mais on n’avait plus de contact avec elles. On s’est mis à les regarder bizarrement. On les suivait toujours du regard mais plus comme avant. C’était un regard lourd, voilé de frustration. Nous sommes passés de la camaraderie légère et insouciante aux plaisanteries de plus en plus pesantes…

J’avais 25 ans à l’époque et j’avais déjà découvert mon goût pour la soumission. Je sentais bien que quelque chose n’allait pas dans la dynamique du groupe mais j’étais incapable de dire quoi. J’ai vécu la fin de cette période comme un enfermement. Et j’ai été vraiment content de passer à autre chose. C’est dommage, je pense que s’il y avait eu ne serait ce qu’une seule fille dans la promo ça ne se serait pas passé comme ça. Le fait est que je crois qu’un homme devient stupide et agressif quand il n’y a pas de femmes autour de lui. Le coeur se dessèche, l’esprit se pervertit.

Parfois je côtoie des groupes exclusivement constitués de filles. J’y vois des non dits et une agressivité latente qui explose parfois, alors je me dis que l’inverse ne vaut probablement guère mieux, et que juste des filles entre elles ce n’est pas bon non plus.

Au fond je suis convaincu que c’est une erreur de vouloir séparer les filles et les garçons à l’école…il y a eu un décret tout récemment autorisant les classes séparées, et ça m’insupporte profondément.

Je crois qu’on est plus intelligent, plus tolérant, plus ouvert, et finalement plus heureux quand on se mélange dès l’enfance et qu’on apprend très tôt à se connaître et à s’apprécier, et ça ne concerne d’ailleurs pas que les hommes et les femmes, loin de là… Mais ce sont les femmes qui me fascinent par dessus tout… Alors… :-).

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Au pied du dragon de jade

Dans le Yunnan se dresse une montagne que l’on nomme
Yulong Xue Shan, « la montagne enneigée du dragon de jade ».
Son pied alangui baigne dans les eaux chantantes du Yang Tse
En ce lieu où il est encore jeune et insouciant, déjà majestueux.

C’est le plus austral des glaciers de l’hémisphère septentrional
J’espère que ses neiges seront toujours éternelles dans un siècle
Il n’aurait été gravi qu’une seule fois… Certains disent jamais.
Etre à la fois vaincu et invincible… voilà une ambiguïté plaisante.

Au pied du dragon de jade s’étire le pont du dragon noir
Ses courbes élégantes m’émeuvent d’une façon indescriptible
J’apprécie l’harmonie profonde qui se dégage de ce paysage
J’aimerais m’y retirer un temps, dormir dans une cellule de bonze…

Méditer, étudier, travailler…
Regarder le monde qui s’agite
Contempler le temps qui passe
Une lune, une saison, une année…

Rêver :-)

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Heidi décide de se serrer la ceinture

Vous en reprendrez bien un peu ?… Au début j’ai cru à un canular… Mais… :-(

Art contemporain dans les alpages… avec un petit film hallucinant sur cette page

Nuits de satin… Une touche de raffinement pour conclure ce spécial tailles fines…

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Il était une fois dans l’est

Un lieu où se mêlaient la nature…

Ce bel art que l’on disait autrefois nouveau…

Et un zeste de modernité…

S’approcher sur la pointe des pieds…
(même si ce n’est pas pratique pour prendre les photos ;-)

Pour ne pas effaroucher l’homme girafe…

Qui regarde la lune…

Il semble absorbé dans une douce rêverie…
A qui, à quoi pouvait il bien songer ainsi ?
Ou peut être simplement que la lune
Etait particulièrement belle hier soir :-)

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