Monthly Archives: octobre 2008

Un haïku

                                              @          @         @                   @             @
Sur le sentier des arbres       @        @             @      @         @          @
     Deux oiseaux traçaient                  @              @         @
          de belles arabesques  @        @      @    @
                                             @

 

Merci pour vos commentaires. Je vous répondrais quand je pourrais… J’ai du mal à le faire ces jours ci, peut être à cause de ce drôle d’anniversaire. Je me sens comme… moulu… Je navigue à vue. J’ai pris congé jusqu’à mardi et là je file à l’étrange festival.

C’est amusant, ce soir j’ai une chanson de Miossec qui me vient à l’esprit…

[31/10 14h45 : j'ai un peu modifié ce haïku ... il faut parfois savoir faire les choses à l'envers ;-]

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Creative Commons License Heidi Silicium

 

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Je suis Personne

Dialogue extrait de Dead man,

entre Gary Farmer (Nobody) et Johnny Depp (William Blake).

                                                               Nobody ?
                                                               Tu devrais pas être avec ta tribu ?

               Je suis de sang mêlé
               Ma mère était Ungumpe Piccana
               Mon père est Absolucca
               Ce métissage était méprisé
               Enfant j’étais souvent laissé livré à moi-même
               J’ai passé bien des mois à traquer le peuple élan
               Pour prouver que je serais bientôt un grand chasseur
               Un jour ma famille élan m’a pris en pitié
               Un jeune élan m’a donné sa vie
               Avec mon seul couteau, j’ai pris sa vie
               J’allais découper la viande quand des blancs m’ont surpris
               C’étaient des soldats anglais
               J’en ai frappé un avec mon couteau.
               Ils m’ont assommé à coups de crosse
               Tout est devenu noir
               Mon esprit a paru me quitter

               J’ai été emmené vers l’est
               Dans une cage
               A Toronto, puis Philadelphie
               Et ensuite New York
               A mon arrivée dans chaque nouvelle ville
               L’homme blanc semblait avoir déjà réinstallé tous les siens
               Dans chaque nouvelle ville, toujours les mêmes blancs
               Comment pouvait on déplacer aussi vite toute une population ?
               Finalement on m’a mis sur un bateau pour traverser le grand océan
               Jusqu’en Angleterre
               On m’a exhibé comme un animal capturé
               Une curiosité
               Alors je les ai imités, eux et leurs manières
               Espérant qu’ils cesseraient de s’intéresser à ce jeune sauvage
               Mais leur intérêt n’a fait que croitre

               Je les copiais
               Alors ils m’ont mis dans les écoles de l’homme blanc
               C’est là que j’ai découvert
               Dans un livre
               Les mots que toi, William Blake, tu avais écrit
               Des mots puissants qui m’ont parlé
               J’ai fait des plans minutieux et j’ai fini par m’enfuir
               Une fois de plus j’ai traversé le grand océan
               J’ai vu des choses tristes en revenant vers les miens
               Quand ils ont compris qui j’étais
               Le récit de mes aventures les a mis en fureur
               On m’a traité de menteur
               Xébéché « Celui-qui-parle-fort-sans-rien-dire »
               On m’a tourné en ridicule. Mon propre peuple.
               J’ai été condamné a errer seul par le monde
               Je suis Personne

Parfois il vaut mieux s’effacer derrière un très grand film…

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Heidi et les trois Venus à la fourrure

En version burlesque… la quintessence d’un classique rajeuni par Mina Méchante

En version cinéma… ambiance trouble dans ce film culte de 1969 avec Klaus Kinski

En version bientôt… ou la promesse d’une prochaine relecture de ce chef d’oeuvre ?

Note (modeste) de doigt de miel :
Heidi me prie de vous annoncer que l’hiver ayant commencé dans le Tyrol elle vous enverra dorénavant un bulletin météo des alpages en plus de ses sélections de liens.

Météo des alpages : variable avec brumes et éclaircies entrecoupées de bourrasques
Couleur dominante : vert jade de l’herbe humide sous un ciel de pluie
Humeur  : Triste avec un petit côté oiseau en cage

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Flash back

A 19 ans je suis parti dans les Corbières. Initialement c’était pour quelques jours, puis de fil en aiguille j’y suis resté pas loin de deux mois… C’était la première fois que je partais à l’aventure ainsi, et c’était très exaltant de se laisser vivre au jour le jour, sans plan prédéfini… Je me suis même retrouvé à tenir un camping peuplé de gitans… Ils m’avaient adopté, et m’invitaient souvent à diner et on passait des soirées à parler sous les étoiles. C’est aussi là bas que j’ai fait les vendanges pour la première fois.

Les moeurs étaient beaucoup plus libres que dans mon village natal… Après avoir grandi dans une campagne reculée ça m’avait fait comme un choc de rencontrer pour la première fois des gays… enfin, j’ai su après que j’en avais déjà croisé avant, mais à l’époque ils ne l’affichaient pas (c’est d’ailleurs à ce genre de détails qu’on voit comme les années ont filé ;-). Le plus étonnant a été de découvrir qu’il existait des gens qui aimaient à la fois les filles et les garçons, et qu’il y avait des couples qui ne faisaient pas de la fidélité un principe gravé dans le marbre. Belle découverte :-).

C’est là bas aussi que j’ai rencontré mon premier amour « post pubère », parce qu’avant c’est pas compté pareil je trouve ;-). Elle revenait de Londres où elle avait été jeune fille au pair. Elle était belle, fine, brune… Le genre de fille que je n’aurais jamais imaginé pouvoir intéresser un jour… surtout qu’elle était plus grande que moi… Je crois que j’aimais bien ça d’ailleurs… allez donc savoir pourquoi ;-)… C’était très platonique en fait… juste une belle complicité teintée de sensualité entre nous. J’avais été un ado plutôt asexué… J’étais plein de désir pourtant, mais aussi plein de peur de ne pas être à la hauteur…  J’ai vécu cette rencontre comme la confirmation que toutes ces craintes n’étaient pas fondées. C’était la première fois que je vivais quelque chose de ce genre. C’était très beau… J’étais sur un nuage…

Ca a duré environ un mois, puis ma mère m’a appelé pour me demander si je me souvenais qu’il y avait la rentrée universitaire le lundi suivant… Je passais en deuxième année de DEUG… pfft, pile au moment où on devait partir à Barcelone… Pile aussi au moment où Nîmes avait été inondée par une méga coulée de boue… Et au lieu des ramblas j’ai eu droit aux faubourgs recouverts de boue lorsque je suis remonté dans le nord.

Elle devait venir me rejoindre au bout de quelques semaines. On se téléphonait régulièrement. Je sentais vaguement qu’elle s’éloignait de moi, mais j’étais bien trop heureux sur mon petit nuage pour être capable de l’admettre… On est bête à cet âge là… Bon je ne suis pas certain que ça se soit beaucoup amélioré par la suite ;-). Un jour elle m’a annoncé qu’elle venait. Je suis allé l’attendre à la gare… Mais elle n’était pas dans le train… J’ai appelé chez elle, mais ça ne répondait pas… J’étais très inquiet…

Le week end suivant je suis retourné chez mes parents, dans ma campagne profonde… Et c’est là que j’ai enfin eu son frère au téléphone. Il m’a annoncé qu’elle venait de se… marier, avec un géologue rencontré la semaine précédente… et qu’ils étaient partis en Afrique…

Je sais… ça à l’air encore plus naze qu’un mélo sur le cable… et pourtant…

Je me rappelle exactement comment je me suis pétrifié à cet instant là. A un moment j’étais vivant, et à la seconde d’après je n’étais plus qu’un bloc minéral. J’ai senti mon esprit se geler, rester figé sur la pensée que rien ne serait plus jamais comme avant.  Les détails de cette soirée restent flous, mais je me souviens être parti dans les champs, et avoir marché de plus en plus vite, presque jusqu’à courir. Il faisait nuit, et il devait avoir un peu de lune par dessus les nuages car je me souviens que j’arrivais à deviner le chemin qui défilait sous mes yeux. Et je voyais mes pieds avancer et reculer dans mon champs de vision comme s’ils étaient mus par une vie qui m’était devenue étrangère. J’étais toujours incapable de penser… Je me contentais de répéter, c’est pas vrai, c’est pas vrai, c’est pas vrai… en boucle au fil des pas.

Je me souviens avoir crié dans la nuit, m’être roulé par terre… Et puis… voilà…

Il m’a fallu presque 4 ans pour m’en remettre… Quand ça été fini je me suis surpris à penser que c’était bien d’avoir vécu ça. C’était comme une seconde naissance, un mythe fondateur… C’est amusant car aujourd’hui je réalise que ce n’était définitivement pas le genre de personne qui pourrait me faire vibrer aujourd’hui… Bon je suis aussi devenu un peu plus sélectif que je n’étais… euh… beaucoup plus sélectif ;-)

Tout ça est loin à présent, et j’ai vécu de belles choses depuis, mais je ne suis jamais vraiment arrivé à recoller les morceaux avec celui que j’étais avant, et je conserve encore quelques… traces… de cette époque.

C’est étrange car ce soir je viens de réaliser que cette histoire date de l’automne 88, et que ça fait exactement 20 ans que c’est arrivé… Et il me semble aussi que je viens de comprendre pour quelle raison je tombe malade chaque année vers la toussaint…

Et il n’y a pas de mot pour décrire ce que je ressens en cet instant.

( En complément : article du Midi Libre du 6 septembre 2005 )

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Choses à ne pas oublier

Parfois on croit commencer à connaître, un peu, une personne
Il faut alors savoir se garder de tout excès de confiance en soi
Et au contraire rester humble, et modeste en ce moment délicat
Car il arrive que l’on commette des erreurs, et qu’on le regrette.

Il m’est par exemple déjà arrivé de croire que certains silences
Etaient parlants, mais ce n’était rien de plus que des silences
On dit que les hommes sont simples et les femmes compliquées
En ce qui me concerne je crains que ce soit plutôt l’inverse…

C’est parfois vraiment dommage d’être un tourmenté cérébral
Il m’est arrivé d’oublier que tout le monde n’est pas comme moi
J’ai toujours eu ce problème… Je me soigne à travers l’écriture
Elle apaise mes tourments, mais me coupe parfois de la réalité

J’y vois une façon d’y réfléchir, mais ça peut aussi m’égarer
Il m’a fallu de nombreuses années pour m’en rendre compte
Et je n’en ai pas encore mesuré toutes les conséquences
C’est ironique que cette pensée me soit venue cette nuit

Ce jour de changement d’heure est là pour me rappeler
Qu’il arrive parfois que deux horloges se désaccordent
Dans ces moments il faut se remette à l’heure de l’autre…
Et il y en a toujours une des deux qui donne le tempo…

… A la seconde

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Changement d’heure…

Parfois je me dis que si je partais sur une ile déserte…
Et si je n’avais le droit d’emmener qu’une seule chanson

Ce serait peut être bien cette reprise de Chingon

Et si c’est avec cette fille d’Espagne, peut être un peu rude
Parce que c’est bien connu que les Ibères sont parfois rudes
Et je vous signale que ce soir on passe à l’heure d’Ibère ;-)
Il est très possible que j’aimerais y rester un peu avec elle

Yep ! Je l’ai placée !

Hihi, ça me démangeait… de parler du changement d’heure
Et si jamais vous n’aviez pas reconnu cette immense artiste
Par exemple car vous revenez de 5 ans sur une ile déserte
Vous trouverez son nom dans les vignettes à la fin du clip…

Et vous, quelle chanson emmèneriez vous sur une ile déserte ?

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Considérations sur le sevrage tabagique

Au début il y eut l’intuition très forte que c’était le moment d’arrêter…
Ca faisait quelques temps que je sentais ce moment approcher…
Et là tout à coup on y était. Je ne me souviens pas de ma dernière clop.
J’étais fumeur, et l’instant d’après je ne l’étais plus.

Un jour je pourrais écrire précisément ce qui s’est passé ce jour là.
Mais là c’est encore trop tôt… Dans quelques années peut être.
Ce qui est certain c’est que j’avais une excellente motivation.
Puisque j’ai arrêté net, ni patch, ni anti dépresseur, ni ordonnance…

Juste quelques gélules de kudzu trouvées dans un magasin bio
Le premier week end a été très facile… Presque trop…
Je suis même allé danser toute la nuit, et là bas j’ai réalisé
Que je ne m’étais pas autant amusé depuis une éternité

Je crois que c’était bien car ça a cassé l’équation fête = clop…
Je sais que je pourrais dorénavant faire des méga fêtes sans cloper
Les premières nuits j’ai eu beaucoup de mal à dormir…
Je me réveillais toutes les heures, en nage, farci de rêves fiévreux

Très agréables rêves d’ailleurs… ça donnerait presque envie de recommencer ;-)
Je dors mieux à présent… Je retrouve le sens de l’odorat, celui du goût,
Depuis quelques jours je sens que ma capacité pulmonaire augmente…
Parfois j’ai l’impression de me shooter avec de grands bols d’air frais et parfumé

Il y a aussi des fois où c’est dur… Depuis le début de la semaine par exemple
Je reprends du poids… Je me rends compte que je suis stressé, à fleur de peau
Manque de confiance en moi… manque de discernement aussi parfois
Beaucoup de noirceur a évacuer, et pas sur que ce blog soit le bon endroit pour ça

Ces choses passent et si c’était facile d’arrêter la clop ça se saurait
Je me pose certaines questions aussi… que j’offre à votre sagacité

Pourquoi Jeanne Calment disait elle que le secret de sa longévité c’était une clope et un verre de vin chaque soir avant de s’endormir ?

Pourquoi les indiens fumaient ils un mélange de tabac et de diverses herbes (menthe, sauge…) dans leurs calumets de la paix pour se mettre à l’unisson des esprits ?

Pourquoi se priver de certains aspects très plaisant de la cigarette… Il y a des clops qui sont de vraies récompenses…

Une autre question… pourquoi il y a t il si peu de marques de tabac sans additifs ? Et que sont exactement ces fameux agents de texture et de saveur que l’on rajoute au tabac sur les paquets, et en quoi entretiennent ils la dépendance tabagique ?

Hihi, vous voyez que … pas de risque que je devienne  anti fumeur primaire… Pour tout vous dire quand je suis allé à Lausanne le week end dernier ça m’a vraiment fait super plaisir de voir les gens qui fumaient dans les bars, et même dans les cinés (underground il est vrai ) pendant les séances… Ca fait du bien de découvrir qu’il reste encore des endroits sur la planète ou on ne cherche pas a créer des enfers hygiénistes au nom du meilleur des mondes pavés de bonnes intentions… et n’oubliez jamais que Hitler était végétarien… et sobre… et anti-tabac… Bon euh… je prétends pas que les gens qui veulent vivre sainement sont des fafs en puissance hein… il font très bien ce qu’ils veulent… tant qu’ils viennent pas me dire ce qui est bon pour ma pomme où pas… et comment moi je dois vivre… Vaste sujet…

Tout ça pour vous dire que…

Je me demande s’il n’y a pas un moyen de continuer à fumer en ritualisant la clop pour en faire un moment particulier, privilégié…

Aucune idée de la façon de faire, si ce n’est que ça se ferait forcément avec des tabacs naturels, et selon un rituel spécifique… Je sais aussi que tous les anciens fumeurs vous diront que ce n’est pas possible, et pour avoir moi même déjà arrêté de fumer pendant 18 mois il y a quelques années je sais à quel point c’est difficile de rompre une dépendance… Mais quand même… J’ai envie d’y croire… Et j’aime explorer…

Je suis allé acheter des clops bios en Allemagne… pratique d’habiter sur la frontière… des américan spirits garanties 100% tabac naturel sans additif… Je crois que ça se trouve aussi en France, mais pas partout… Bon le fait d’être bio ne les rend pas moins nocives pour autant hein… Mais au moins j’ai une petite idée de ce que je fume… ce qui n’est pas le cas de toutes les autres…

 

J’ai craqué hier soir… Ben oui… J’étais super stressé depuis le début de la semaine… Alors j’ai fumé… puis je suis allé me coucher en me disant que cétait trop bête d’avoir craqué… Et ce matin j’ai relu le mail que j’avais écrit hier soir avant de l’envoyer, en refumant une clop, et là je me suis surpris à penser que cette cigarette là avait un vrai goût de récompense pour le temps consacré à ce texte…

Je n’ai plus eu envie de refumer depuis, Bon il est vrai que ça ne fait jamais que quelques heures… Je vais de nouveau m’arrêter pendant quelques jours… Le temps d’y voir plus clair

A suivre…

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10 haïkus

Pluie de printemps
    la petite fille apprend
         au chat à danser

Un superbe cerf-volant
     s’est envolé
          de la hutte du mendiant

L’enfant voulait
     entre ses doigts
          saisir des gouttes de rosée

Avec quel regard d’envie
     l’oiseau en cage
          suit des yeux un papillon!

A l’ombre des fleurs
     même un parfait étranger
          ne l’est déjà plus

Brumes rases
     Au clair de lune
          Lumières d’automne

Ne possédant rien
     comme mon coeur est léger
          comme l’air est frais

Que n’ai-je un pinceau
     Qui puisse peindre les fleurs du prunier
          Avec leur parfum!

Qui donc danse
       Sur cette pelouse ?
              Petits papillons

Oh une luciole qui vole
     je voulais crier « regarde!
          mais j’étais seul.

 

Et voilà… Ils sont presque tous signés Issa… Presque ;-)
Allez, un p’tit dernier pour la route… Une impro datée de ce soir…

Faire un voeu
     Lâcher prise et laisser venir
          Art de séduire ;-)


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Trash, underground et chocolat

Ca commence par une belle virée en voiture sous le soleil… 3 heures de route qui m’ont rappelé une certaine époque où je faisais le trajet chaque mois… Il faisait tellement beau que je n’ai pas pu résister à l’envie de prendre des photos au volant…

Je sais c’est pas très prudent… Mais si vous êtes une jolie jeune femme qui n’a pas froid aux yeux je veux bien que ce soit vous qui me conduisiez la prochaine fois… Il est même possible que j’en profite pour photographier vos jambes ;-) (bah oui on peut toujours rêver non ;-).

Ca se poursuit par le charme particulier de cette belle ville accrochée au dessus du Léman… Face aux alpes… Cette excellente photo de blue djinn résume assez bien ce que je ressens parfois à Lausanne : un espace de liberté délimité par la masse, parfois imposante, parfois légère, mais toujours belle, des Alpes.

Allez quelques photos de moi aussi… pour illustrer ces quelques heures passées à l’heure lémanique… Tout de suite c’est moins la classe… Mais attendez un peu que j’aie racheté un vrai appareil photo ;-)… Hihi, bon je m’avance peut être un peu là ;-)…

Le bâtiment à l’arrière plan c’est la cinémathèque Suisse, coeur névralgique du festival. J’y avais rendez vous avec une amie arrivée la veille, que je devais ramener à Strasbourg dans la foulée…

Très belle sélection de films… Nous avons commencé par Les fruits de la passion de Terayama, improbable remake d’histoire d’O dans la Chine des années 20, mais très belle atmosphère, et quelle surprise de découvrir Klaus Kinski en train d’enfiler Arielle Dombasle dans un bordel des bas fonds de Shangaï ;-)… C’est là que j’ai découvert les…

Ben ça faisait très peur ;-)… (mais quand même pas autant qu’Arielle Dombasle… faut pas déconner ;-)

Puis je suis allé voir une compil de courts métrages expérimentaux québecois… Et je dois dire que ça m’a bien secoué… Je pensais naïvement que Richard Kern (qui était d’ailleurs présent sur le festival) avait fait le tour des questions de transgression dans les années 80… Eeh bien non… J’en suis ressorti avec quelques questions en plus, un profond malaise sur certains des films que je venais de voir, mais aussi de très beaux moments de poésie onirique et d’érotisme trash…

Et c’est d’ailleurs pour ça que j’ai ramené deux DVD sur le sujet… Bah oui, ce genre de festival est aussi un bon endroit pour faire ses courses… ce genre de films ne se trouvent pas à la FNAC, et même s’ils s’y trouvaient je préférerais toujours les acheter dans un lieu sympa plutôt que dans cette espèce d’usine a formater les esprits qu’est devenue la fnac ;-)… Mais bon c’est une autre histoire ça


Puis ça a été le vrai grand moment du festival : la projection en exclusivité mondiale de bad biology de Franck Hennenloter… (à gauche sur la photo… )…

Et bien vous savez quoi : retenez bien ce titre et si vous avez l’occasion de voir cette histoire de la femme aux 7 clitoris qui rencontre l’homme au pénis doté d’une vie propre (à droite sur la photo ;-)… Et ben ruez vous dessus parce que ce petit bijou là c’est tout simplement un condensé de tout ce que l’underground peut offrir de meilleur : un truc complètement barré, loufoque et poétique qui vous fait passer un p’tit moment suspendu dans les nuages avant d’aller se manger une saucisse dans le parc pour se caler l’estomac et de retourner à l’Oblo s’enfiler une série de documentaires sur le LSD.

Cette séquence LSD était projetée en hommage à Albert Hoffmann, citoyen helvétique qui découvrit
cette substance à Bâle en 1943, et qui est décédé en avril dernier à l’âge
honorable de 102 ans…

C’était très étrange de voir tous ces vieillards en blouse blanche parler de leurs premières recherches sur le LSD et ses applications avant que ça ne dérape… Encore un film qui ravive une vieille question chez moi : Est ce qu’on n’aurait pas raté une marche dans les années 60 ?… Mais là encore c’est un autre débat et une longue, très longue histoire qu’il vaut sans doute mieux ne pas commencer ici (toujours être concis ;-)…

On a fini par une p’tite virée au sous sol de la cinémathèque, voire Jacques Perrey en action.. Qui est Jean Jacques Perrey me direz vous ?
Ben c’est juste un sacré personnage comme vous le verrez si vous lisez sa fiche wikipédia (hihi, c’est facile mais j’ai la flemme là ;-)…

Puis c’était retour maison et arrivée sur les berges de l’Ill aux aurores avec l’impression d’avoir fait un marathon, et la très forte intuition que la prochaine fois j’y retournerais sur plusieurs jours afin de profiter davantage de cette ville géniale et fascinante… bah oui parce qu’entre les festivals, les bars, les Alpes et le lac, sans compter la scène SM et le siège de couleur3 qui n’est jamais que la meilleure radio rock de la planète ;-) il me semble que c’est vraiment un endroit qui gagne à être connu.

Le site du LUFF

Spécial schmoutz à Miss Lau… qui vient parfois lire ce blog,
Hihi, j’ai préféré recadrer la photo pour pas qu’on te reconnaisse… C’est plus joli de garder un peu de mystère je trouve :-) …

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At last, ze truth

Juste un p’tit coucou posté en différé…
Suis à Lôôôsanne pour
le week end, pour le luff… Bah oui, ils passent la femme aux 7 clitoris ce soir, et je voudrais surtout pas rater une telle curiosité ;-)

En attendant mon retour je me dévoile un peu histoire de vous faire patienter… Voici donc mes réultats au test « avez vous un penchant pour le bdsm ? »

Bondage… 82%
Experimental… 79%
Switch… 75%
Submissive… 75%
Masochist… 71%
Degradation Lover… 68%
Exhibitionist / Voyeur… 61%
Sadist… 57%
Dominant… 29%
Vanilla… 21%

Tout de même je ne me voyais pas aussi vanille… Comme quoi on se plante parfois ;-)

Le test est ici
c’est un tout p’tit peu écrit en Anglais, mais plutôt bien fichu, et je
serais ravi de voir vos résultats à vous si vous le faites ;-)…

(Merci Aurora pour cette chouette découverte ;-)

Bah oui, j’aime bien le bondage… entre autres choses ;-)

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