Heidi et les extra terrestres

DSM-V… « L’excès » de sexe bientôt classé trouble mental ? Des extraterrestres ? Ici ?

Franco Brambilla… ils sont bien plus amusants chez ce traficoteur de cartes postales

Atomik circus… et carrément jouissifs quand ils débarquent chez Vanessa Paradis ;-)

Humeur… Admirative… Hmmm… quelle femme ! ;-)
Couleurs… parme et henné

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Médecine douce…

Je suis allé voir un spécialiste en énergétique chinoise la semaine dernière, au retour d’un déplacement qui m’avait laissé sur les rotules. Un de ces rebouteux des temps modernes qui opèrent en dehors de tout système et dont on se refile précieusement l’adresse…

Il m’a complètement vidé la tête juste en posant ses mains en différents endroits de mon corps… C’était la première fois que j’allais le voir et j’ignorais tout de l’énergétique chinoise à ce moment là mais… en sortant de chez lui j’avais l’impression d’avoir pris une semaine de vacances…

A un moment de grosses larmes se sont mises à couler sur mes joues. C’était la tension et la fatigue accumulées ces derniers mois qui s’en allaient… Et … J’ai senti que j’étais à deux doigts de fondre en larmes pour de bon… Et j’ai senti aussi que je n’y arriverais pas… C’est bête, je crois que ça m’aurait fait beaucoup de bien pourtant…

Retour en arrière… mars 1993… Ma première nuit dans un donjon…
Un de ces temples du SM comme on n’en voit que dans les films, ou dans certains films du moins… J’en regardais un justement… Tourné dans le lieu même où je me trouvais… A l’écran une soumise harnachée dans un sling…. et la Maîtresse des lieux qui s’affairait sur elle, une fleur de chardon dans sa main gantée, et un martinet dans l’autre…

Je débutais en SM et ne comprenais pas vraiment ce que je voyais. Je ne suis toujours pas certain de le comprendre aujourd’hui, mais à présent c’est peut être simplement car je ne me rappelle plus du tout ce qu’elle lui disait à ce moment là…

En revanche je me souviens très bien comment la soumise a subitement fondu en larmes au bout d’un moment, comme si une digue venait de céder en elle. Et je n’oublierais jamais comment sa tourmenteuse a défait ses bracelets, et l’a prise dans ses bras avec une tendresse infinie jusqu’à ce qu’elle sèche ses larmes…

Depuis ce jour je rêve de rencontrer celle qui me fera craquer de la sorte… Et d’une certaine manière je suis quand même bien content de ne pas avoir craqué chez ce praticien ;-)…

Une autre fois… peut être ;-)

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Art de la matière

Depuis le temps que je m’intéresse au shibari il fallait tôt ou tard
que je m’approche de ces objets fascinants que constituent les cordes
en chanvre, généralement considérées comme un must en matière de
ligotage érotique.

Pour ma part ce fut plutôt tard que tôt, mais c’est surtout car ces
cordes là restent, quoiqu’on en dise, assez difficiles à trouver,
surtout quand on cherche un diamètre précis (8mm en ce qui me
concerne)… et c’est finalement dans une corderie spécialisée que j’ai
fini par dénicher enfin les rouleaux tant convoités…

Bien sur j’aurais pu les acheter en ligne, en évitant soigneusement les
appellations du type « chanvre optique » qui restent du synthétique…
mais en cette matière plus qu’en une autre il me semble important de
pouvoir toucher avant d’acheter, et puis… comment aurais je pu
éprouver cette sensation d’être un gamin lâché dans un magasin de
confiseries si j’étais resté assis derrière mon écran ;-).

Les cordes de chanvre ont une fâcheuse tendance à contenir de petits
débris de la plante d’origine qui peuvent constituer de réelles sources
d’inconfort, et il est donc souhaitable, si l’on veut conserver de
bonnes relations avec ses modèles ;-), de leur administrer un
traitement destiné à leur conférer la douceur qui sied à l’habillage
d’une jolie demoiselle, et c’est donc armé d’un vieux grimoire magique
que je me suis attelé à cette noble tâche qui n’est pas sans rapport
avec une recette de sorcière, même si les yeux de crapaud sont en
l’occurrence facultatifs.

Déjà pour commencer : faire bouillir… Au moins une heure en remuant à
intervalles réguliers et en faisant attention aux projections, car mine
de rien 8 ou 15 mètres de corde (mes longueurs de prédilection ;-) ne
se touillent pas comme des spaghettis… Il faut surtout penser à bien
ouvrir les fenêtres en grand parce que bonjour l’odeur ;-)…

Puis vient le temps du séchage… Où l’on peut commencer à apprécier à
sa juste valeur le bouquet si caractéristique du chanvre… Et je peux vous assurer que 100m de cordes enroulées sur un séchoir dégagent de
sacrées effluves ;-)…

A ce stade survient un grand doute existentiel, lorsqu’on réalise que
la corde a sensiblement gonflé lors de la cuisson et qu’elle a perdu sa
belle couleur dorée et même sa douceur initiale.  Mais bon… en
suivant bêtement et aveuglément la recette j’ai pu apaiser mes doutes –
et accessoirement muscler mes petits bras – en tordant et en malaxant
sauvagement la pauvre corde dans tous les sens… (bah oui, je sais…
suis un sauvage… désolé…)

J’ai même poussé le vice jusqu’à la passer à la flamme d’une gazinière
pour brûler tout ce qui dépassait, d’où une nouvelle période de doute
existentiel en voyant les traces de brulures (snif… ma belle corde
;-)… sans compter qu’à ce stade la délicate odeur de chanvre cède la
place a une vilaine odeur de brulé…

Ensuite commence la partie vraiment entomologique : il s’agit d’éprouver
la corde sur toute sa longueur pour enlever les restes de plantes qui
pourraient subsister dans la trame des torons et ça, ça prend vraiment
beaucoup de temps pour peu que l’on veuille bien le faire… Bon vu la
matière première on peut toujours fumer les débris pour passer le
temps, mais tout de même…

Il faut bien admettre que c’était un peu décourageant, mais seulement
au début, car rétrospectivement c’est la partie du traitement que je
préfère… pour ce bel art de la lenteur qui s’instaure alors, pour
cette impression étonnante de faire la connaissance intime de la corde
avant de l’utiliser, de percer les secrets de sa fabrication et de la
matière qui la constitue… Elle devient alors plus qu’un accessoire et
accède au rang de partenaire des jeux à venir, voire même de sujet
agissant…

Puis vient la finition, pour lui donner sa douceur finale. Les puristes
recommandent de la passer à l’huile de vison, mais comme ça me faisait
de la peine pour ces sympathiques z’animaux j’ai plutôt utilisé de
l’huile de vaseline… J’aurais préféré une huile végétale à vrai dire,
genre huile de lin… mais il se murmure que ça peut rancir avec le
temps… dont acte.

C’est tout me direz vous ?
Ben non… passque les bouts se défont… et il convient donc de finir
par un petit toupet en sisal pour empêcher la corde de se défaire… On
peut aussi faire une épissure ou prendre du scotch mais c’est moins
joli… Bah oui… tant qu’à faire ;-)…

Il n’y a plus qu’à les laisser reposer avant de les ranger soigneusement…

L’odeur de brûlé s’estompe en quelques jours, et cède la place à celle,
autrement plus enivrante, du chanvre… et je dois bien dire qu’aucune
corde synthétique ne procurera jamais ce plaisir là… C’est encore un
peu tôt pour l’affirmer, mais il me semble que les cordes
s’éclaircissent avec le temps…

En revanche il est clair que ce traitement leur confère une souplesse
tout à fait étonnante. La corde semble presque animée d’une vie propre,
prête à partir s’enrouler d’elle-même autour du modèle.

Tout de même je reste un peu dubitatif devant les effets esthétiques de la cuisson, et je n’ai pas pu m’empêcher de faire un essai sans passer
par cette étape… Bilan: une corde plus fine et plus resserrée (à
gauche), mais plus longue à traiter et, me semble t il, un peu moins
douce au toucher…

Mais à ce stade il faudrait faire des essais pour s’en assurer scientifiquement ;-)…
(euh… appel du pied à peine déguisé ;-)…

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Ennio Morricone vs. Youmi Kimura

Elle m’appelle, cette voix,
tout au fond de mon coeur

Je voudrais ne rêver
que de rêves qui m’exaltent

J’ai traversé des océans de tristesse
Mais je sais que sur l’autre rive,
je te rencontrerai sûrement

Je suis ce voyageur
qui répète les mêmes erreurs
Mais qui connaît le bleu du ciel
pour l’avoir exploré à chaque chute

Le chemin semble long et interminable
Mais je peux, de ces deux bras,
étreindre la lumière

Mon coeur cesse de battre
quand je te dis adieu

Mon corps vide et silencieux
tend l’oreille vers le monde

Le merveilleux de la vie,
le merveilleux de la mort

Les fleurs, le vent et les villes
participent du même merveilleux

Elle m’appelle, cette voix
tout au fond de mon coeur

Rêvons toujours
les mêmes rêves aimés

Plutôt que d’énumérer
la ritournelle des malheurs
Servons-nous des mêmes lèvres
pour chanter joyeusement

Cette voix enfermée
dans chaque souvenir
Continuons d’en écouter et d’en garder
précieusement le chuchotement

Au-dessus du miroir
brisé en mille morceaux
Des milliers de nouveaux paysages
sont maintenant reflétés
A travers la fenêtre paisible
du premier matin

Mon corps vide et silencieux
va s’emplir d’une vie nouvelle



Plus besoin de chercher au-delà des mers

L’étincelle du bonheur est là, près de moi

Je l’ai enfin trouvée, elle est au fond de moi

Itsudemo dokodemo  / Youmi Kimura


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Ces sublimes objets de désir

Et vous ?

.

Vous les préférez

.

Comment ?

.

Nature ?

.

Baroques ?

.

Poétiques ?

.

Minimalistes ?

.

Glamour ?

.

Elégants ?

.

Raffinés ?

.

Affinés ?

.

Trash ?

.

Un peu vaches ?

.

Vintage ?

.

Sophistiqués ?

.

Gothiques ?

.

Pour ma part

.

Je ne suis

.

Pas sectaire

.

Dès lors que

.

J’ai le droit

.

De les lacer ;-)

.

;-)

.

PS. pleine lune à 18h02 ;-)


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Je me demande…

Quel est son secret ;-)

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Sous le soleil exactement

Les nuages faisaient l’amour… A une montagne…

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L’illustratrice…

A première vue c’est juste un logo…


 

…pour une boutique Helsinkoise (Helsinkienne ?)

.

Mais pour peu

.

Qu’on y regarde

.

D’un peu plus près

Il me semble que chaque personnage est animé de sa vie propre et chuchote autant d’histoires silencieuses qui forment de jolis fils entrelacés… J’aime bien la finesse du trait aussi, la façon dont les personnages s’emboîtent, les jeux de regards, et cette jeune femme qui tire une langue moqueuse sur le W, qui me fait un peu penser à l’esprit des enluminures médiévales…

« Wunder » signifie « merveille » en Allemand, et il me semble que c’est
précisément le mot qui convient pour qualifier cette illustration…Lorsque le signifiant et le signifié en arrivent à un tel degré de résonance on quitte le registre de la comm pour entrer dans celui du sublime…

Quelle belle artiste !…. Laura Laine


(Et puis ça fait tellement de bien un peu de futilité parfois ;-)))…

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Une question existentielle…

qui me traverse parfois l’esprit…
Pourquoi est ce qu’il y a des moments où la peau devient tellement sensible que la moindre léchouille devient insupportable ?

Grand mystère ça…

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Dans ma boîte mail

Ses mots à elle
Des mots de soumise, qui ne se donnent qu’avec le coeur
Des mots vestiges, témoins d’une relation qui fut, un jour
Des mots qui parlent une langue qui n’a nul besoin de mots
Des mots qui appelleront peut être vos mots, et qu’elle lira
Merci pour elle… Et merci à elle… pour ses jolis mots :-)

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Oh, Maître de mes jours, de mes nuits,
Qui hante mon corps, mon
esprit
Vous, qui m’offrez de si belles insomnies,
faites de moi l’objet de
votre plaisir…
Puissiez vous, jusqu’à l’infini en jouir.
Soyez celui qui
enchaine, celui qui crucifie…
Le lien ne sera que trop doux,
et mes
actes dérisoires devant vous…
Ma rebellion mourra,
pour votre plus
grande joie…
Dans la salle des tortures de mon esprit,
ma bataille sera
vaine!
Traitez moi de Putin ou de Catin…
de Salope et aussi de
Chienne…
Faites de ces mots de sublimes instants.
Devenez le mysantrope
de mes pulsions…
Faites que je creuse en moi, faites que je
sois…
Retenez… obligez… Bouleversez moi…
Faites que ma peur
devienne joie,
Faites que je ne respire plus
et même que je ne sente
plus…
Vous saurez faire de moi votre esclave, me contrôler,
et violer
sans retenues le fond de mes pensées…
Venez aussi espionner le plus profond
de mon Ame,
me révéler en tant que ‘cette’ femme…
Vous m’ordonnerez, me
commanderez…
Je me plierai et serai à vos pieds,
jusqu’à en trembler et
même pleurer.
J’écouterai votre voix à mon oreille,
qui m’accompagnera sur
ces chemins inconnus…
Plus rien ne sera pareil
dès lors que je vous
aurais connu…
La souffrance sera douce, le voyage si long…
Je me
livrerai à vous, j’accepterai tout…
Et, dans la lueur de la bougie,
mes
yeux bandés, mon corps emprisonné,
ma bouche baillonnée et mes pieds
entravés,
ma peau vous dira ‘oui’… Oui à tout, oui pour vous.
Vous
capterez mes peurs, ferez envoler mes douleurs,
les plus profondes, les plus
enfouies…
Ma honte se transformera en amie,
puisque de vous, tout sera
permis…
Je deviendrais Votre… Ne penserais à rien d’autre…
Vous
ferez que mon sang se stoppe dans mes veines,
que ma voix s’étouffe, que mon
coeur se retienne…
Le cerceuil de mes fantasmes sera couvert d’or…
Et
avec apaisement et résignation
j’accepterai cette soumission…
Car, je
n’attends que Vous…toujours…
Oh! Maître de mes jours…


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