Un ange…

Au départ ce furent vos perles
En tapis de billes sur votre bague
En parures solitaires à vos oreilles
En poème à votre cou de nymphe

Puis je remarquais vos yeux noirs
C’étaient deux fontaines de satin
Encadrant votre nez un peu aquilin
Douceur et noblesse font joli duo

Et votre tailleur noir beau contraste
Avec l’or natif de votre chevelure
Ramenée en un joli petit chignon
Noué au fronton de votre nuque

Puis je notais votre teint de rose
Illuminé par une touche de blush
L’encolure ronde et prometteuse
De votre maillot… noir… encore

L’imperfection faisant le diamant
J’ai trouvé ne vous en déplaise
Très mignon le joli petit bouton
qui trônait sur votre pommette

Puis vous avez croisé les jambes
Etait ce votre pantalon cigarette
Si les courbes de votre cuisse
M’ont quelque peu fait fumer ?

Je ne saurais vous le dire

Mais ce furent bien vos pieds bottés
Finement gainés de cuir marqueté
Et les cônes arrondis de vos talons
Qui ont achevé de me charmer…

Aviez vous décelé mon trouble ?
Je vous voyais m’observer en coin
D’un oeil plus intrigué qu’offusqué

Puis la conférence s’est achevée
Vous êtes repartie sous la pluie

Bel ange noir en manteau de cerise
Emportant avec vous vos mystères
Ne laissant flotter dans votre sillage

Que ce modeste hommage


L‘illustration est sans rapport avec le texte, mais je la trouve trop craquante…
et je ne me voyais pas trop lui demander une photo suggestive pour ce blog ;-)

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Creative Commons License Heidi Silicium

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Réflexions

Est ce que c’est

.

la Demoiselle

.

qui s’observe

.

Dans le miroir

.

Ou l’inverse ?

.

Mais peut être que

.

Je réfléchis trop…

.



.

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Mon nom est personne (bis)

L’histoire du petit oisillon tombé du nid – Tonino Valerii – 1973

Si vous ne connaissez pas la morale de l’histoire du petit oisillon c’est qu’il est grand temps pour vous de voir (ou revoir) cet excellent western spaghetti qui raconte les z’aventures de Jack Beauregard, une légende de l’ouest, et de Personne, un grand gamin qui aimerait bien que le héros de son enfance entre dans les livres d’histoire…

J’adore ce film… pour son humour, pour ses paysages, pour sa démesure un peu kitsch, et peut être aussi car il se passe à la fin de la conquête de l’ouest, lorsque le far west cède la place à un monde plus policé… Je préfère les cow boys aux banquiers, je les trouve plus poétiques et pour la sécurité c’est kif-kif… mais j’ai toujours eu un faible pour les périodes charnières de l’histoire, ces moments où un monde s’estompe pour céder la place à un autre… Avec des choses qui changent et d’autres qui demeurent, et c’est peut être pour ça que j’aime bien aussi les héros qui savent garder quelque chose de leurs rêves d’enfance… et les spaghettis bien sûr ;-).

J’aime bien enfin la partition qu’Ennio Morricone a écrite pour ce film… Je lui trouve un je ne sais quoi de guilleret… et d’ailleurs la voici, en guise de morale à ce billet ;-)…


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Le plastique c’est fantastique…


(senze)

… Le caoutchouc c’est super doux
Beaucoup de plaisir à vous tous :-)

1er décembre – journée mondiale de lutte contre le sida
( C’était un message de Heidi Silicium )

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Heidi explore de nouveaux styles…

PJ Harvey… il suffit parfois d’une robe… et quel talent, quelle artiste !

Les louves… osent afficher leurs extravagances, et ça leur va très bien

Senze… et ses fashionistas d’une mode sensuelle teintée de fétichisme ?

Météo des alpages… -8° et belles éclaircies qui font resplendir le manteau neigeux
Couleurs… Vert lumineux du chèvrefeuille sur les voilages teintés de givre et d’azur
Humeur… Joueuse

(Ben quoi, vous pensiez quand même pas qu’elle s’habille en tyrolienne… bon ça lui arrive aussi remarquez ;-)

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D’ombre et de lumière

Jeux d’ombres…

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… Jeux de lumière

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… Jeux d’ombre et de lumière

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Encore un billet (presque) sans paroles… J’ai un peu de mal à écrire ces jours ci… mélange de charge professionnelle et de questionnements personnels… Ca passera :-)

Je revois une vieille complice la semaine prochaine…
Je crois qu’elle va s’en souvenir ;-)…

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Le bredele X, cet inconnu

Peut être connaissez vous cette charmante tradition alsacienne des petits gâteaux de Noël, également dits « bredele » (ou « bredala » dans le sud de l »Alsace, ce qui change tout). Il y a une vingtaine de recettes de base, et je ne vous cacherais pas qu’on peut me faire faire à peu près n’importe quoi pour des étoiles à la cannelle… Bah oui, suis corruptible… je sais… j’ai honte… mais c’est tellement bon.



Chacun apporte sa touche perso au bredele, et il y a par chez moi à peu près autant de recettes, souvent transmises de génération en génération, qu’il y a de foyers… Mais il n’y a en revanche qu’un nombre fort  limité de moules disponibles…

Un artiste local, Nicolas Wintz, s’est penché sur ce problème et a élaboré dans le plus grand secret le « SpatzBredele », également dit « Bredele X » dans le Sud de l’Alsace… ce qui ne change pas grand chose au sens général de l’expression ;-)…  Et voici donc quelques unes des friandises issues de cette belle invention… Et je ne me permettrais pas de jeu de mot douteux sur les moules qui
leur donnent cette forme si caractéristique, même si pour tout vous
avouer ça me démange un peu… Ce qui est une façon de parler
naturellement ;-).

La saison des marchés de Noël commence ce week-end… Je serais toutefois fort surpris que l’on trouve ce genre de présentoir sur les étals du parvis de la cathédrale…

Inutile donc de faire le déplacement juste pour en acheter… Mais le moule peut se commander directement chez Nicolas Wintz… Et si vous êtes fan de land art poétique et
d’installations décalées, qui constituent sa principale activité, je vous conseille vivement de vous
offrir une petite escapade sur son site… Juste pour le plaisir des yeux :-)…

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De prune et d’émeraude

De prune et d’émeraude… les écrins des belles plantes

De prune… les encens délicats du Mont Fuji

D’émeraude… le précieux papier de soie

De prune… les berges satinées du plaisir


( Laurianne Ceneda )

D’émeraude… l’oiseau dans sa cage

De prune… les parures qui captivent

( Claude Lévêque )

D’émeraude… le végétal qui embrase

Prune et émeraude font un joli duo

…Dans les jardins multicolores d’éros

Nouvelle maquette, nouvelle bannière… avec une pensée affectueuse et reconnaissante pour une chouette fée qui m’a beaucoup aidé à rafraichir le blog de
Heidi Silicium :-).

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Heidi passe sa première soirée d’hiver

Raphaël Daviet… un joli porte folio sensuel qui se lit comme une revue

Grease… un vieux songe d’une nuit d’été pour bien commencer l’hiver

Faire un dessin… rien de tel pour s’assouplir les doigts avant d’aller au lit ;-)

Météo des alpages… -9 et chutes de neige… mieux vaut rester au chaud
Couleurs… Grenat d’un verre de rioja sur petits dés de mimolette vieille
Humeur… Appliquée

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L’art du shibari

Le shibari ne consiste pas seulement à immobiliser une personne en vue de toutes sortes d’activités ludiques, mais encore à la parer avec élégance, ce qui s’avère plus délicat qu’il n’y paraît… Surtout quand on débute et que l’on se dit « Mon dieu, mais que vais je bien pouvoir faire de toute cette corde !? »… Puis… on se rend très vite compte que 20 mètres de corde ne représentent finalement pas grand chose ;-)…

Au fil du temps une certaine aisance s’installe et l’on commence a oser des figures plus complexes… Ce qui n’empêche pas une certaine perplexité, parfois, à la vue du résultat, et il ne faut alors pas hésiter à recommencer. C’est en bondant qu’on devient… euh… ;-).

Bien sûr lorsque les jeux sont plus axés sur les échanges de pouvoirs que sur l’esthétique (l’un n’empêchant pas l’autre, bien au contraire ;-) on peut tout simplement choisir de laisser mariner un peu sa complice dans ses liens, et se dire qu’on fera mieux la prochaine fois tout en veillant sur elle d’un oeil discret… Bah oui, règle d’or : ne pas laisser une personne seule dans des cordes, et mieux vaut utiliser d’autres types d’entraves pour les jeux d’engeôlement, mais là on sort carrément du sujet de ce billet ;-)…


( Yoji Muku )

L’art du shibari est ancré au coeur de la tradition japonaise. La première civilisation de l’archipel fut d’ailleurs baptisée « culture de Jômon », ce qui signifie « Culture des motifs de cordes ». N’y voyez aucun hasard, car le laçage imprégnait toute la civilisation de l’ancien Japon depuis ses origines. Voyez par exemple le kimono, constitué de bandes de tissu enroulées autour du corps et savamment nouées. Le noeud était également présent dans les arts martiaux où il servait alors à immobiliser, transporter, voire à supplicier les captifs.

C’est de ce creuset qu’a jailli, vers le XVIème siècle, l’art du Kinbaku, ou ligotage érotique, pour évoluer ensuite vers le shibari contemporain… Et les samouraïs de jadis ont fort heureusement cédé la place à d’exquises Demoiselles agissant en complices dans la perpétration de jolis forfaits sensuels. L’histoire de cette évolution est peu connue, du moins en occident, mais il me semble que les pratiques actuelles s’abreuvent autant à la source des arts floraux qu’à celle des arts martiaux…

J’ai un peu pratiqué l’ikebana il y a quelques années (on reste dans les jolies plantes remarquez ;-), et c’est exactement le même rituel… On commence par observer la fleur, en se demandant comment on va la mettre en valeur. On imagine différentes dispositions, la façon dont on va tirer parti de la lumière jouant sur ses pétales, la façon dont on va déployer les liens sur son corps, l’enchaînement des noeuds qui vont figer le motif sur sa peau…

J’aime bien papoter avec ma complice avant de l’attacher. Et c’est souvent à ce moment là qu’une image commence à se former dans mon esprit. Elle germe et se déploie petit à petit au fil de la conversation, telle une fougère sortant du sol… Quand je nous sens prêts tous les deux je n’ai plus qu’à lui faire signe d’approcher… et commence alors le moment calme qui précède l’instant où on va saisir la corde, et la faire glisser entre ses doigts.

On cesse alors de penser pour s’immerger dans l’océan de l’instant présent. Les gestes deviennent naturels, fluides, instinctifs tandis que la corde vient épouser les courbes de sa complice. Dans les arts traditionnels japonais le résultat est aussi important que la manière d’y parvenir, et le shibari ne déroge pas à cette règle.

J’aime bien les lumières tamisées ou la douceur des bougies dans ces moments là, même si les séances diurnes ont également leur charme… Mon rêve serait de pratiquer le shibari en plein air, ou dans de grands espaces désaffectés… Hihi, j’ai encore des tas de choses à découvrir je crois ;-)…

J’aime bien aussi assister à des performances de bondage, et c’est là que je mesure pleinement tout ce qui me sépare d’un vrai nawashi. C’est pourquoi je n’aurais jamais la prétention de parler ici des subtilités du karada et de l’ushirote munenawa, ou encore de l’art de faire des noeuds. Et ce d’autant plus qu’il existe d’excellentes ressources spécialisées sur le web qui en parlent bien mieux que je ne le ferais jamais… Voyez par exemple ces jolis tutoriaux vidéo d’origine italienne, ou encore la magnifique rubrique « shibari » de Khayyam’s Alamut, qui entrelace (c’est le cas de le dire ;-) très joliment la tradition japonaise avec d’autres influences. Certains puristes y verront peut être une entorse à la tradition, mais moi je dis que c’est à leurs audaces que l’on reconnaît les grands artistes ;-)…

Il n’y a pas de règles particulières en matière de shibari et ce qui se passe une fois le ligotage accompli relève uniquement de l’imagination, et de la nature de la complicité qui réunit les partenaires… Là encore on sortirait du sujet… Un peu de sérieux voyons ;-).

J’ai eu la chance de pratiquer le shibari de l’autre côté de la corde, et ça fait partie de mes plus beaux souvenirs de soumission. Il y a une étrange liberté, paradoxale, dans le fait d’être immobilisé… La notion d’échange de pouvoir érotique prend ici tout son sens, puisqu’on se retrouve physiquement entravé, bien incapable de se mouvoir et totalement assujetti aux désirs et caprices de sa complice. La sensation de lâcher prise qui en résulte est bien plus forte. On peut alors laisser flotter librement son esprit… Même s’il n’est pas rare qu’on se fasse rattraper par une vieille envie de se gratter… le nez (rhooooh, qu’alliez vous imaginer là ;-)…

Je me souviens avec émotion de mon premier karada. La Maîtresse de cérémonie m’avait envoyé me contempler dans une glace, et j’étais resté ébahi par le jeu des cordes dessinant des motifs géométriques sur ma chair… C’était moi, et ce n’était plus tout à fait moi… Etrange et belle sensation, qui précéda de peu le moment de passer à la casserole… J’ai trop peu vécu le shibari en tant que soumis… Soupir… ;-)…

Je dis généralement beaucoup de mal de la télévision, mais à ce stade je ne puis m’empêcher de vous signaler qu’il y a un magnifique film sur le shibari, Haruki Yukimura et Nana-Chan, qui passera sur Arte dans la nuit de samedi à dimanche à 00h30. [edit du 22/11 : oups, en fait c’est dans la nuit de dimanche à lundi et il y aura des rediff… cf les précisions de Malou dans les commentaires]

Le réalisateur, Xavier Brillat, est allé s’immerger dans le monde fermé des nawashis pour en ramener ce petit bijou situé quelque part entre documentaire et objet esthétique. Ce moyen métrage de 38 minutes décrit l’intimité de la relation entre un sensei et son modèle dans le cadre enchanteur d’un ryokan. Pas de commentaires, pas de sous-titrages, ni même d’habillages sonores, juste une succession de plans séquences montrant la réalisation de figures d’une complexité croissante.

Ce film vaut vraiment le détour car il montre tout ce qu’on ne voit jamais sur les photos… ce qui se passe au moment du ligotage qui précède la prise de vue, la dynamique de la réalisation du bondage et les rapports de pouvoir entre le nawashi et sa soumise tandis qu’elle se retrouve inexorablement emprisonnée dans la résille de chanvre qu’il tisse autour de son corps. Quelques jeux de domination y côtoient la caresse entêtante d’un lien sur un téton gorgé de désir, et les moments de complicité sont également très bien rendus. Pour moi ce sont les plus belles scènes du film, lorsque l’on voit la demoiselle littéralement shootée par le traitement qui vient de lui être infligé, assommée de bonheur et d’épuisement. On se demande vraiment où elle peut être dans ces moments là, et l’absence de traduction souligne encore mieux toute la sensualité qui préside à leur belle relation.

Bref, une émission à voir absolument si vous vous intéressez au sujet… D’ailleurs je vous redonne le lien vers le film… Puisqu’au fond tout ça n’est qu’histoire de liens ;-)…


( Haruki Yukimura et Nana-Chan )

Bon visionnage :-).
Allez, une p’tite dernière, juste pour le plaisir des yeux ;-)

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Creative Commons License Heidi Silicium

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