So long man

 

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Merci pour la magie, l’émotion, la poésie
Bon voyage à travers le Rio Grande
Et une pensée pour Chloé Mons…

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Armagnac et retrouvailles

J’éteins les lumières pendant qu’elle va se démaquiller. Je ne laisse qu’une bougie qui luit à l’autre bout de l’appart, sur le bar de la cuisine. Les réverbères au bas de chez elle suffisent amplement à éclairer les murs où alternent joliment la chaux et les pierres encadrées de colombages. Je mets une vieille compil du tout début du siècle et vais l’attendre sur un joli futon qui a (presque) tout vu de nos ébats passés. Elle revient, un armagnac à la main…

On refait le monde dans la pénombre de sodium. Parfois ses yeux se fixent sur un point invisible de l’espace et elle me lance une de ces  questions existentielles dont elle a le secret. Les nuages ont-ils une âme ? Joie de philosopher et spéculer comme deux ados montés en graine sur des choses profondes dont on n’aura peut être jamais le fin mot. La nuit s’étire en direction de l’aube alanguie. On cause fantasmes. J’adore l’intimité très particulière que l’on peut avoir avec une personne avec qui l’on a beaucoup partagé à une certaine époque, on peut tout se dire, même les choses les plus extravagantes, tout en restant simple… 

Elle travaille le lendemain… doit dormir un peu, insiste pour que je vienne me coucher avec elle… On sait tous les deux qu’elle me demandera de partir lorsque je m’endormirais et me mettrais, probablement, à ronfler (ben euuuuuh, c’est peut être aussi un peu pour ça que j’aime beaucoup me retirer sur la pointe des pieds après avoir regardé une demoiselle passer de mes bras à ceux de Morphée ;-)… mais pas seulement hein ;-)…

Bien sûr ça ne rate pas… ça nous vaut un fou rire, et c’est sur le futon que je vais finir la nuit… Le sommeil s’est enfui. Je songe aux mots que j’adresserais à l’attention d’une belle demoiselle… Il fait presque jour lorsque je m’endors, enfin apaisé…

C’était un moment improvisé… ma première vraie soirée depuis une éternité…

J’ai une bonne nouvelle, c’est que j’ai de nouveau du temps pour le blog, la mauvaise c’est que je repars dans quelques jours… mais shhht ;-)

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Creative Commons License Heidi Silicium

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en toute simplicité…

J’ai besoin de faire une pause…
C’est une belle expérience de tenir un blog, mais il y faut parfois savoir se consacrer à l’essentiel…
Je ne vous dis pas adieu, mais au revoir…

Bises

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Drôle d’oiseau…

J’étais souvent comme ça…


( bizzzzz ;-)

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Je suis parfois comme ça



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J’aime aussi beaucoup comme ça…

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Parfois ça me donne… euuuh…

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des ailes…

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Bah oui ;-)

 

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J’aime bien…

… Les perles


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… Eeuuuh

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… Pardon

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… Pourtant

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… C’est si beau

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… Des perles

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… Le soir

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Le réalisateur et ses égéries

Jusqu’au bout du monde (Wim Wenders – 1991) racontait le passage à l’an 2000 (qu’est ce que ça paraît loin ;-), sur fond de satellite nucléaire menaçant de tomber sur la planète. Le premier rôle féminin était tenu par une des actrices qui m’a le plus fait rêver au cinéma : la lumineuse et regrettée (et vosgienne, mais ça je l’ignorais à l’époque) Solveig Dommartin. Elle jouait également la trapéziste
dans les ailes du désir, ceci expliquant peut être cela… Bah oui,
toujours eu un petit faible pour les artistes… Mais il y a plus, et je lui trouve vraiment quelque chose de particulier… Une présence, une force, une lumière qui vient de l’intérieur, et je comprends que Wenders ait craqué pour elle…

Ce n’est certainement pas son plus grand film, et on peut être agacé par son maniérisme… encore qu’avec le recul je trouve qu’il a plutôt bien vieilli. On y retrouve quelques uns des thèmes chers à Wenders, la ville, l’image, et une belle réflexion sur l’essor des nouveaux médias, prémonitoire à bien des égards…
De la poésie et des grands espaces aussi, comme souvent chez lui…

Le film fut un échec commercial, en revanche la bande son qui l’accompagnait est devenue cultissime dès sa sortie. En effet, Wenders, qui a toujours été très proche du monde musical, avait contacté plusieurs de ses potes de la scène rock des années 80 finissantes (U2, Can, Elvis Costello, Nick Cave, Lou Reed, REM…) pour leur demander d’imaginer ce à quoi pourrait ressembler la musique qui serait jouée 10 ans plus tard… Et ça avait donné lieu à un exercice de science fiction musicale assez jouissif… dont voici un exemple, signé Jane Siberry… « Calling all the angels »

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PS. Pour rester dans la science fiction musicale je vous signale qu’il y a Hervé Villard actuellement en résidence chez la Brune… bon moi je file… au ciné ;-)

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Plaisirs simples

Elle m’avait appelé une fin d’après midi pour me demander si elle pouvait venir passer un peu de temps chez moi. Bien sûr la question ne se posait même pas ;-).

J’ai fait un peu de rangement avant d’aller l’accueillir à la gare. Elle voulait flâner, voir la ville, prendre l’air après son voyage, alors nous sommes retournés chez moi à pied. Je l’admirais du coin de l’oeil en tirant sa valise, retrouvant avec joie son beau visage rêveur, son joli corps de danseuse, sa démarche souple et posée. Elle ne semblait pas pressée d’arriver, son regard glissait sur les vitrines, s’arrêtait parfois sur une jolie paire de chaussures ou une belle parure. J’ai toujours adoré ce petit côté girly chez elle, en plus de tout le reste.

Je devinais qu’elle se trouvait dans un de ces moments où elle aimait bien se sentir seule sans être seule vraiment, et où elle préférait une compagnie discrète mais attentionnée… Etre choyée, dorlotée certes, mais seulement du bout des yeux et c’était pour moi grand privilège que de lui faire don de cette présence dévouée.

Je lui ai préparé un thé à la fleur de geisha, et nous avons papoté un long moment dans la lueur des bougies tandis que je lui massais les pieds. C’était un massage tout simple, sans pierre ponce ni crème hydratante, juste pour la relaxer et la débarrasser des fatigues de la journée. Elle ne souhaitait rien de plus ce soir là, mais je lui ai quand même fait un bisou sur les orteils ;-). Puis je suis allé m’allonger tandis qu’elle se retirait dans la salle de bains, afin qu’elle trouve un lit bien chaud lorsqu’elle viendrait se coucher.

A son retour elle ne portait qu’un long t-shirt blanc. Je lui ai cédé la place tandis qu’elle se glissait sous la couette, puis suis revenu m’emboîter contre elle, pris d’une raideur subite au contact de son corps frais et parfumé. Elle m’a glissé un de ces sourires dont elle avait le secret par dessus
l’épaule, et annoncé que je faisais un excellent radiateur naturel
avant de fermer les yeux. Je suis resté comme ça, mes doigts posés au creux de sa taille, savourant le contact de sa peau, me délectant du chatouillis de ses cheveux sur mon visage, m’étourdissant de leurs effluves printanières, jusqu’à ce que sa respiration s’alanguisse.

Alors j’ai déposé un dernier baiser sur sa nuque, et me suis retiré avec d’infinies précautions pour ne pas la réveiller. Je l’ai regardée encore et encore avant de tirer la porte, en lui souhaitant de beaux rêves et en souriant de mon envie de retourner m’enivrer de sa présence.

Je ne vois pas bien comment j’aurais pu être plus heureux.
(à suivre… peut être… ;-)

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Pensée d’une nuit d’hiver

Un samouraï se présenta devant le maître Zen Hakuin et lui demanda :

– Y-a-t-il réellement un paradis et un enfer
?
– Qui es tu ? demanda le maître
– Je suis le samouraï…
– Toi, un guerrier ! s’exclama Hakuin. Mais regarde-toi. Quel seigneur voudrait t’avoir à son service ? Tu as l’air d’un mendiant.

La colère s’empara du samouraï. Il saisit son sabre et le dégaina. Hakuin poursuivit :
– Ah bon, tu as même un sabre !? Mais tu es sûrement trop maladroit pour me couper la tête.

Hors de lui, le samouraï leva son sabre, prêt à frapper le maître. A ce moment celui-ci dit :

– Ici s’ouvrent les portes de l’enfer.
Surpris par la tranquille assurance du moine, le samouraï rengaina et s’inclina.

– Ici s’ouvrent les portes du paradis », lui dit alors le maître.

(Conte zen traditionnel)

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J’aime bien…

… Les couettes
(Rhoooooh, à quoi pensiez vous donc ? ;-)

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Heidi sous la neige

Sarah Wilmer… Un univers spécial, poétique, sensuel, parfois un peu angoissant…

Bio-hacking… Les nouvelles sont plus angoissantes que sensuelles ces temps ci…

Cie Carine Bo… Une petite séquence de danse pour se consoler… C’est bo ;-)

Météo des alpages… -3° avec d’abondantes chutes de neige depuis 3 jours
Couleurs… Petits flocons d’ouate dans un monde blanc
Humeur… Envie de papotages avec les fées de la forêt…

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