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J’ai toujours été gros aussi loin que je me rappelle…
Curieusement ça n’a jamais été un problème pour moi… Clair que ça me fermait certaines portes, notamment en matière de rencontres (bah oui, quoiqu’on en dise ça compte ;-), mais ça faisait partie de mon identité, et dès lors que je me sentais bien dans ma peau ça ne m’a jamais empêché de faire de jolies rencontres… Je ne sais plus qui disait que ce n’est pas comment on est qui compte mais comme on se voit, et je crois que c’est profondément vrai…
Puis quelque chose a cassé en moi… Je ne sais pas si c’était l’âge ou peut être que j’ai cessé d’avoir une belle image de moi à une certaine époque, mais toujours est il que toutes les couches dont je m’étais enveloppé au fil des ans se sont brutalement affaissées… Je sentais que quelque chose avait changé dans mon apparence, mais je ne pouvais pas dire quoi… Un jour j’ai posé la question a un ami, qui m’a confirmé que j’avais l’air obèse (ce sont ses propres termes) depuis quelques temps…
Il était très gêné de me dire ça (et je l’aurais été aussi je crois ;-)… mais je lui dois une fière chandelle car c’est ce qui m’a décidé à me mettre au régime… Je l’ai commencé quelques jours après avoir arrêté mon ancien métier… Ca faisait partie du pack « changement de vie »… J’ai perdu un tiers de mon poids en 8 mois, et j’ai réussi à ne pas les reprendre… du moins jusqu’à l’arrêt du tabac ;-)… J’ai toujours des tas de kilos en trop, mais j’ai appris à faire attention à mon alimentation, et avec 7 heures de muscu par semaine ils ont tendance à se transformer petit à petit… Bon cela dit ne rêvez pas trop car je suis très loin d’être une montagne bodybuildée aux abdos chocolat… En même temps ce n’est pas le but non plus ;-)…
C’est étonnant de perdre du poids… On ne s’en rend pas vraiment compte si ce n’est à de menus détails : on sent la couture du pantalon quand on s’assied, on se surprend à être plus sensible au froid (bon en même temps je continue à sortir en T-shirt dans la neige ;-)… Le plus étrange c’était de ne plus se reconnaître… Parfois je tombais en arrêt devant la glace en me demandant qui pouvait bien être cette personne que j’apercevais… toujours mon problème d’identité ;-)… Ca m’arrive encore d’ailleurs, mais je crois que je commence à m’habituer ;-)… L’autre bonne nouvelle c’est que je peux enfin m’adonner aux joies du shopping (j’en ai profité pour renouveler mon vestiaire ;-)… et m’offrir un bon p’tit restau de temps à autres (bah oui c’est bon d’être gourmand ;-)… Je vais aussi pouvoir réaliser quelques vieux rêves, faire un tour sur un grand 8 ou me mettre au parapente… et peut être que ça fera un jour de jolis billets sur ce blog…
Question séduction en revanche il me semble que j’ai toujours l’air un peu trop enveloppé… mais j’ai recommencé à me trouver beau (certains jours du moins ;-) dans la glace… et ça ça n’a pas de prix ;-)…
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doigt de miel
Un jour, il y a très longtemps, je me suis dit qu’il fallait beaucoup donner pour recevoir un peu… Alors j’ai donné, donné, donné, dans mon travail, dans mes amitiés… sans jamais rien attendre en retour, et jusqu’à l’épuisement parfois.
Rétrospectivement il y a quelque chose de très narcissique dans cette attitude… Ca permet de se donner un beau rôle à peu de frais… Je suppose que c’était aussi une façon de me faire apprécier à un moment où je n’avais aucune confiance en moi…
Ca a plutôt bien marché, et je peux dire que je n’ai jamais regretté, mais depuis quelques années je constate que ma façon de donner est devenue contre productive. Ca m’a valu quelques mauvaises surprises… une personne qui a tenté de m’escroquer, et une déception aussi, avec quelqu’un qui comptait beaucoup pour moi et qui a un jour disparu sans un mot ni un au revoir… L’impression étrange, également, qu’en règle générale plus je donnais et moins j’étais considéré.
C’est difficile de savoir ce qui se passe dans la tête des gens, mais je crois que quelque part c’est aussi mon attitude qui était en cause… C’est bête à dire mais parfois la gentillesse peut être pénible, et vous connaissez peut être aussi des exemples de gens insupportables et en même temps tellement gentils qu’on ne peut simplement rien dire… Je ne sais pas si j’ai été comme ça… J’espère que non, mais peut être qu’à un moment ma façon de donner est devenue une simple posture… Un automatisme qu’on répète simplement parce qu’il a bien fonctionné par le passé alors que le contexte a changé… Cette attitude m’a mené jusqu’à l’absurde… Il me semble également qu’elle a fini par dénaturer mon rapport au don, et à me faire ressentir des frustrations et même de l’amertume… Jusqu’à ce jour, il n’y a pas si longtemps, où je me suis réveillé en me disant que j’étais devenu comme une coquille vide ouverte aux quatre vents, et qu’il ne me restait plus rien à donner…
Puis je l’ai retrouvée, cette source d’amour inépuisable… sans être vraiment certain du chemin qui m’y a ramené… Je sais que je continuerai à donner car ça correspond à ma nature profonde… et aussi parce que je crois profondément qu’il est plus nécessaire d’aimer que d’être aimé… en même temps j’aimerais arriver à le faire d’une meilleure manière dorénavant… Il me semble que ça passe par beaucoup d’écoute et d’empathie… Une certaine dose d’humilité aussi…et admettre que parfois il vaut mieux se taire, et laisser s’envoler les choses comme autant de petits papillons filant vers le bleu du ciel… C’est là qu’ils sont le plus beau :-)…
Shhht donc, mais je n’en pense pas moins :-)))
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doigt de miel
Art remix… On peut cultiver l’art du collage improbable
The Rocky Horror Picture show… Ou revisiter ses classiques
Facebook… ou encore… euh non… ça mieux vaut éviter en fait…
Couleurs… crème et argile
Humeur… Vivement le printemps…
(via Weburbanist)
Le condamné à la pendaison parcourait, nu tête et les mains liées, les trois kilomètres et demie qui séparaient le Châtelet du lieu de son supplice. (…) Arrivé devant le 237 de la rue Saint-Denis, le condamné baisait un grand crucifix de bois scellé contre le mur du couvent des Filles-Dieu. Alors il recevait trois morceaux de pain et un verre de vin. Si la corde cassait lors de son exécution le condamné était gracié.
Chose plus curieuse, il était également gracié si une femme le réclamait pour époux. Est ce l’origine de la célèbre métaphore : se mettre la corde au cou ? On raconte en tout cas qu’un bandit de grand chemin fut tant effrayé par la laideur de la femelle qui lui offrait de partager sa vie qu’il se tourna vers le bourreau et s’écria « Accroche moi vite, compère ! »
Guide de Paris mystérieux ; 1966
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Une image cristallise le débat : la pochette de l’album « Nevermind » du groupe Nirvana, en 1991. Un bébé nu nage sous l’eau en essayant d’attraper un billet de 1 dollar. « La vérité selon Nirvana, c’est que l’être humain est désormais conditionné par la cupidité » écrit Pierrat. Mais si les hypermarchés américains ont refusé de vendre l’album c’est qu’on voyait le pénis du bébé – un sticker l’a recouvert.
Le Monde ; « Scandales ! » ; 12 novembre 2011
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A l’opposé du style carré de l’écriture chinoise qui, par son quadrillage régulier et sa symétrie rigoureuse, rejoint les principes de l’architecture, l’écriture en kana évoque, elle, le désordre de la nature et, de ce point de vue, se rapproche de l’art des jardins.
On a donné le nom de chirashigaki à une façon particulière de disperser les lignes au lieu de les ordonner de droite à gauche, au point que l’on ne sait plus où est le commencement et la fin, ni dans quel ordre il faut lire.
Histoire de l’écriture ; 2001
Demain ça fera un mois que j’ai arrêté de fumer…
C’est un sevrage assez bancal pour tout dire… avec ses victoires inespérées, lorsque je suis rentré d’une virée sur les rives du Léman tout heureux d’avoir pris ce qu’il faut bien appeler une mégamurge sans craquer… Il y a des moment de doute aussi, lorsque je me laisse submerger par des idées noires ou que j’ai des envies de meurtre à la première contrariété venue… La semaine dernière je me suis lâché au cours d’une autre soirée (une erreur… pourtant j’étais beaucoup moins alcoolisé qu’à Genève… comprends pas ;-)… Depuis j’ai tendance à m’autoriser une ou deux entorses en soirée, mais je vois bien que c’est contre productif, et le but reste d’arrêter complètement…
Parmi les choses qui m’aident à tenir il y a l’envie de me faire du bien et de vivre libre de toute dépendance ce qui, pour un garçon comme moi ne manque pas de sel ;-)…Il y a aussi le sport et l’homéopathie, il y le plaisir de savourer une mandarine ou d’aspirer à plein poumons l’air frais de l’hiver, et quelques messages de soutien très motivants également, en remerciant les personnes qui me les ont envoyé :-)…
Vu le mal que j’ai à écrire ces jours ci il me semble tout de même que l’arrêt du tabac nuit gravement à l’inspiration (je trouve d’ailleurs qu’on devrait mettre des mises en garde sur les paquets de Nicorette ;-)… Je peux aussi vous dire que ça ne fait pas de bien du tout à la libido… mais là je me suis laissé murmurer qu’elle refleurissait quelques mois après le sevrage… ça devrait coïncider avec le printemps, et j’avoue volontiers que c’est une bonne motivation supplémentaire… alors vivement les beaux jours pour qu’on puisse le dire avec des fleurs ;-)
Ps. Bah non c’est pas moi… si vous croyez que j’aurais gardé ces sandales moches comme tout
Ps2. Bon d’accord je sors
Ps3. Je vais à une soirée… je crains le pire
Ps. Une de mes chansons préférées de tous les temps… depuis le temps que je rêvais de la placer…
yep ;-)