ce qui est à toi, ce qui est à moi…

Ces jours ci je pense souvent à cette dépression que j’avais faite il y a très longtemps… 4 ans de galère au tournant de la vingtaine, que je raconte ici, dans ce billet qui date des débuts du blog…

Avec le recul je réalise qu’à l’époque j’avais tout pris sur moi… Si ça n’avait pas marché c’était forcément de ma faute… que je ne valais pas tripette, que je ne méritais aucune considération, que je ne pouvais m’en prendre qu’à moi… Je ne crois pas avoir formulé les choses ainsi à l’époque… mais implicitement j’avais intégré cette donnée… et j’ai vécu avec pendant plus de 20 ans…

Puis, il y a quelques mois j’ai réalisé que si ça n’avait pas marché c’était aussi, surtout, parce que j’avais eu une gamine immature en face de moi, qui avait préféré disparaître sans un mot plutôt que de dire simplement non merci mais ça ne m’intéresse pas, ce qui était son droit le plus strict…

Une hstoire s’écrit toujours à deux… Après la difficulté c’est de savoir ce qui relève de l’un et de l’autre…

J’ai longtemps refusé toute idée de vie en couple parce que je ne supportais pas l’idée d’être responsable du bien être de l’autre. Ca me semblait être un poids écrasant, une charge insurmontable. Avec le temps j’ai fini par comprendre que c’est précisément le genre de pensée qui empêche toute relation : se dire qu’on est responsable du bien être de l’autre… ou inversement compter sur l’autre pour assurer son propre bien-être… et ça aussi c’est une erreur que j’ai trop commise… attendre de l’autre qu’il assure mon salut… Ca m’a accompagné toute ma vie d’adulte je crois… le fol espoir d’une main tendue qui effacerait tout mes soucis… mais que l’on vive seul ou accompagné on n’est jamais responsable que de son propre bien-être…

J’ai compris ça l’an dernier, à peu près au moment où je réalisais… que j’avais eu une gamine immature en face de moi… il y a 27 ans…

C’est Carl Gustav Jung qui disait que nul ne peut avoir de relation avec l’autre s’il n’en a pas d’abord une avec lui même, et plus j’avance plus je mesure à quel point c’est vrai.
Après je crois aussi que quand deux âmes se trouvent il se produit quelque chose, une alchimie qui fait grandir et franchir une marche. Et là ça devient carrément magique…

Pleine lune ce soir à 20h37

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Creative Commons License Kann Danns

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5 Responses to ce qui est à toi, ce qui est à moi…

  1. Xavier says:

    Vous lire : quel plaisir, toujours. Je vous salue, cher ami.

  2. Dita D. says:

    J’ai lu passer une réflexion assez similaire dernièrement. Cela disait que lorsqu’on pouvait passer du temps seul avec soi , on pouvait être prêt à aller vers l’autre.
    c’est un sacré travail de se dire que c’est à nous qu’il incombe d’être responsable de ses choix, surtout quand on est immature et qu’on demande à l’autre de nous porter parce que l’on en est bien incapable.

    Ce chemin me plait en tout cas. et je suis à peu près le même
    je t’embrasse fort

  3. Marieh2o says:

    J’ai beaucoup aimé cette pleine lune là.
    Bises. Plein de bises.
    La Sardine.

  4. Regale says:

    Quel plaisir de te lire ainsi : tu avances, tu avances… On dirait un coquelicot qui se défroisse, et s’ouvre au soleil !
    L’été ici ? Chaleur intense, à ce point c’est rare, et merveilleux…
    Cette pleine lune : fête des sens, corps et âmes… Ton idée des âmes qui se trouvent me parle tout à fait !
    Des bises à toi. :)

  5. Kann Danns says:

    @ Xav… Merci beaucoup ! Je vous croyais perdu ;-)

    @ Dita… Oui c’est un bon chemin…
    C’est amusant car je ne t’imaginais pas aussi dépendante de l’autre… en tout cas tu caches bien ton jeu :-)…
    Sur la maturité j’ai trouvé un très beau texte récemment : http://chemindevie.net/la-maturite-selon-osho/
    Bisous Dita

    @ Marie…
    Hihi, oui c’était une très belle plaine lune… Mémorable :-)…
    A quand la prochaine ? ;-p
    Bisous Marie

    @ Regale…
    sens, corps et âmes dont un joli programme et je suis ravi que tu aies bien profité des beaux jours… ici ils s’enfuient déjà et me laissent avec une curieuse nostalgie…
    Vivement le retour des coquelicots :-)
    Bisous Ambre

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