Category Archives: Au pays de Heidi Silicium

Le petit jardin

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Pleine lune à 23h15 :-)

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The prayer

 

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Pleine lune à 13h00

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Heidi présente ses voeux

Alva Bernadine …  Charnelle

Unist’ot’en …  Engagée

Jati Putra…  Créative

Couleurs…Lune et prune
Humeur… Décidée

Bonne année 2016 !…
Avec beaucoup, beaucoup, beaucoup d’amour
(et des cordes ;-)

(Alva Bernadine)

 

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A l’arrière des berlines…

Nous sommes au restaurant, l’horloge a tourné… il reste moins de 2 heures avant le train qui doit me ramener dans le sud… et dans ce laps de temps je dois encore récupérer mes bagages dans un lieu situé à une soixantaine de kilomètres de là…

Je regarde mon hôtesse d’un air navré… Bien sûr j’avais emporté mes cordes lorsque nous étions partis en  balade le matin  (il faut toujours avoir des cordes sur soi), mais là je réalise que nous n’aurons même pas le temps de jouer sous un arbre accueillant le temps d’une pause sur le chemin retour…

La belle m’envoie un regard malicieux depuis la banquette arrière de la voiture. Il y a des étincelles qui pétillent dans ses beaux yeux grands ouverts… Elle dit son désir là, tout de suite… Maintenant.
Le conducteur de la voiture, un vieux Monsieur tellement chouette que j’espère bien être comme lui quand j’aurai son âge, nous dit que ça ne lui pose pas de problème.

Je me faufile entre les sièges. Elle a déjà extrait les cordes du sac… me tend ses jolies menottes fines avec le plus beau des sourires. La corde glisse et s’enroule sur son corps émouvant, suit ses courbes serpentines, de concert avec le chemin qui file dans ce beau vignoble de Bourgogne,  Peu à peu la belle s’étire, se tend, se pare, telle une fleur sur le point d’éclore… Il n’y a que nous dans notre bulle, et je la rejoins dans l’immanence de l’instant…

Je ne connais pas de mots pour décrire ce que j’ai ressenti à ce moment là… Avec le recul je réalise que Je l’ai mise dans une position d’exhibition dans cet habitacle exigu serti de vitres… Rien de prémédité, juste l’inspiration du moment… Ou était ce la corde qui nous dictait sa vérité, telle le calame du scribe dans la glaise fine et tendre ?

J’ai attaché sa tête contre ma cuisse, et lui ai longuement caressé le visage… Autour de l’habitacle filant à 130 km/h sur l’autoroute, les voitures, les camions semblaient glisser au ralenti… Mais en avait elle seulement conscience… ma délicieuse Joséphine ?

Je l’ai libérée très doucement, une descente toute en massages et caresses tandis que nous nous approchions du point d’arrivée… Nous étions calmes et silencieux, tellement immobiles que le conducteur a jeté un regard en arrière, comme pour s’assurer que tout allait bien… La belle émergeait doucement de sa rêverie de jute… Il a ramené son attention sur la route. De profonde la paix est devenue absolue… Jusqu’à l’arrivée…

Ce fut un immense moment de tendresse et de partage… Un moment de joie aussi, et un moment qui a beaucoup de sens pour moi enfin…

C’est amusant qu’il se soit produit à Dijon… une ville qui demeure pour moi une source de moments inoubliables, le lieu de tous les possibles… Ceci étant posé il est très clair que cette vérité, et quelques autres en sus, s’applique tout autant à la délicieuse jeune femme qui m’a fait vivre ce moment… ô Muse

Merci, merci, merci ! :-)

 

Pleine lune à 23h44

 

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Le songe d’un après-midi d’été


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Pleine lune à 12h45

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D’une dragonne…

C’est amusant comme certaines rencontres s’inscrivent dans le temps et la densité.

Qui eut cru qu’on deviendrait amis le jour où j’ai rencontré cette délicieuse jeune femme ? C’était même plutôt mal parti… Ce soir là je m’étais surtout demandé qui était ce dragon habillé en Pocahontas qui m’avait explosé au nez sans préavis pendant que je papotais avec un ami.

Qui eut cru que je serai son témoin de mariage quelques années plus tard ? Et que, plus tard encore, après qu’elle ait repris sa liberté, j’aurai la joie et le privilège de l’encorder un soir au retour d’un restau ? Qui eut cru que ce serait un de mes plus beaux moments de cordes ? Le genre qui laisse des traces…

;-)

La belle a retrouvé un compagnon peu après ce shooting, qui date d’il y a quelques mois déjà. On n’en a pas parlé, mais connaissant sa vision du couple il me semble que ça la mettrait mal à l’aise que je continue à l’attacher, et s’il y a bien une chose que je veux éviter c’est qu’elle se sente mal à l’aise.

On a partagé beaucoup de jolies choses, à commencer par un certain nombre de soirées aussi mémorables que copieusement arrosées ;-)… Beaucoup de confidences aussi, dans la joie comme dans la peine, et dans l’émotion parfois… C’est elle encore qui m’a déverg… initié aux rencontres en lignes, bien avant l’apparition du blog de Heidi… Je me souviens du jour où elle m’a montré comment ouvrir un compte en ligne… Je ne sais plus comment on avait trouvé « doigt de miel » au moment de choisir un pseudo, mais… quelle bonne pioche ! ;-)

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Je trouve juste, et amusant, de lui rendre hommage au moment où je m’apprête à changer de pseudo… parce que c’est mon dernier billet estampillé « doigt de miel », parce qu’il y a des choses qui changent et que c’est bien ainsi…

Il y a également des choses qui demeurent… Alors merci Dragon de Miel, pour ces moments et pour tous les autres, et au plaisir de nos prochains partages quels qu’ils soient :-)

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Là où les rivières se meurent

C’est le lieu où l’eau se perd dans la terre

C’est une fraîcheur spéciale dans l’air

C’est une allée tapissée de glaise

C’est une charogne qui fond sous la roche

C’est un rêve qui s’estompe et s’effiloche

C’est l’ombre qui tombe dans la fournaise

C’est l’empreinte de Sa langue impitoyable

C’est Sa griffe chatoyante et insaisissable

Sculptrice pulchritudinale sépulcrale
 Dont l’entaille demeure et demeurerait

Quand bien même toute vie s’arrêterait

Jusqu’à ce que la terre se referme

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Pris dans la falaise, un arbre attend

Son Heure

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Pleine lune à 3h38

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The dreamcatcher…

C’était il y a quelques semaines. Je me baladais à flanc de falaise sur des sentiers improbables où personne ne va jamais… J’aime beaucoup les lieux où personne ne va jamais… Ou presque…

Tout était exactement comme sur les photos. Je n’ai touché à rien… absolument à rien…


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J’ai laissé une offrande en partant… mais je ne vous dirai pas où… Et puis aussi, quelque chose m’a épouvanté dans ce lieu… mais je ne vous dirai pas quoi… simplement qu’avec le recul la peur s’est estompée. J’ai réalisé – je réalise – que désirer quelque chose revient, d’une certaine manière, à désirer son contraire… Je ne suis pas certain de le comprendre pleinement… un truc d’alchimiste je crois… Quelque chose que je devine à la lisière de mon âme, aux frontières du verbe…

C’est curieux qu’en y repensant aujourd’hui ça m’évoque ces mots de Gaston Bachelard,
« Aux matières originelles où s’instruit l’imagination matérielle sont attachées des ambivalences profondes et durables. Et cette propriété psychologique est si constante qu’on peut en énoncer, comme une loi primordiale de l’imagination, la réciproque : une matière que l’imagination ne peut faire vivre doublement ne peut jouer le rôle psychologique de matière originelle. Une matière qui n’est pas l’occasion d’une ambivalence psychologique ne peut trouver son double poétique qui permet des transpositions sans fin. Il faut donc qu’il y ait double participation – participation du désir et de la crainte, participation du bien et du mal, participation tranquille du blanc et du noir – pour que l’élément matériel attache l’âme entière »
(In « L’eau et les rêves »)

Un jour j’irai passer une nuit là bas… Une nuit de pleine lune… :-)…

<3

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Un conte de Halloween…

J’ai toujours adoré ce joli conte, visuel et sonore, qui m’évoque étrangement l’ambiance d’Halloween… ce doit être pour ses tons orangés, je suppose… Et puis j’ai toujours bien aimé les contes aussi… On dit que ce sont des histoires pour enfants, mais justement, il y a beaucoup de choses dans les histoires pour les enfants…

J’aime bien Halloween également. L’ancien samain des celtes… Autrefois cette fête marquait l’ouverture d’une nouvelle année, elle symbolisait le passage et le renouveau. La fête était bien plus longue, et bien plus significative également qu’en notre triste époque. Elle s’étirait alors sur 7 jours et 7 nuits, et il se murmure que des rencontres mythiques pouvaient advenir au cours de cette période entre certains humains et des êtres fabuleux issus du sidh… Beaucoup de belles histoires ont jailli de ce creuset, qui brillent encore au front de la légende, et il en reste certainement tout autant à écrire…

Ca donne envie de s’en remettre à la plume :-)…

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La sirène et le homard


février 1788
Accoudé au bastingage du HMS Supply le capitaine Henry Lidgbird Ball observait la silhouette massive des deux monts de basalte qui s’élevaient sous le ciel étoilé. L’île qu’il venait de découvrir n’était pas bien grande, quelques miles de long à peine, mais fertile et accueillante, seulement peuplée de myriades d’oiseaux marins et de tortues qui s’étaient laissé attraper sans difficulté au cours de leur reconnaissance à terre. Il y avait également cette curieuse bestiole évoquant une langoustine qui aurait préféré vivre dans les branches des pins et des ficus plutôt que dans les eaux limpides du lagon, mais l’animal s’était avéré aussi inoffensif que son apparence était peu avenante.

C’était un bon endroit pour établir une nouvelle colonie pénitentiaire. Il aurait très bien pu y déposer la vingtaine de forçats enfermés dans les cales de son navire, la lie des bas-fonds londoniens que la couronne avait préféré expédier aux antipodes… Mais ceux-ci étaient d’ores et déjà attendus dans la toute nouvelle colonie des Iles Norfolk, à quelques centaines de miles plus au nord. Il reviendrait peut être un jour sur l’île pour y déposer une autre cargaison de bagnards, mais pour l’heure il lui tardait de reprendre la mer et voguer vers de nouvelles aventures, et peut être un jour trouver une terre aussi gigantesque que l’île-monde que son grand ami et néanmoins rival James Cook venait de découvrir quelques années plus tôt dans cette région du Pacifique.

Un clapotis attira son attention. il devina plus qu’il ne vit une masse silencieuse glisser dans le clair de lune en direction de l’île. Sans doute un lamantin, à moins que ce ne soit quelque sirène songea-t-il, soudain poète. Ce n’est que le lendemain qu’ils découvrirent le matelot Clarke ligoté dans la soute à voiles du navire. Cet idiot s’était laissé séduire par une des prisonnières, qui l’avait proprement assommé une fois leur commerce achevé avant de prendre la poudre d’escampette. Ils abandonnèrent leurs recherches sur l’île au bout de deux jours. Le matelot prit 40 coups de fouets et, pour l’exemple, fut enchaîné en lieu et place de celle qu’il avait laissé échapper et le vaisseau put enfin reprendre sa route vers sa destination initiale. L’île fut baptisée Lord Howe Island, et s’appelle toujours ainsi aujourd’hui.

Novembre 1920
Ah les maudits ! Le vieil homme laissa passer sa colère en s’épongeant le front. Deux ans ! Il avait suffi de deux ans pour changer la face de l’île. Il revoyait encore l’épave du Makambo fracassée sur les récifs au pied de Malabar Hill, les ballots de marchandises évacués des flancs éventrés du navire et… ces fichus rats noirs qui s’étaient aussitôt multipliés en dévorant tout sur leur passage. Le conseil de l’île avait décidé d’introduire des chouettes de Nouvelle Guinée pour les éliminer, ou à tout le moins les contrôler, mais il craignait qu’il ne soit déjà trop tard pour bon nombre d’espèces endémique de l’île. Disparues les grives, les gérygones et les étourneaux… Et pas le moindre homard des arbres à l’horizon depuis ce matin !

Sa besace vide pendait piteusement à sa ceinture. Il réalisa qu’il lui faudrait dorénavant utiliser d’autres appâts pour aller pêcher l’espadon, mais sa tristesse était plus profonde. C’était un élément du décor qui disparaissait, un fil qui le reliait au monde familier de ses jeunes années qui se rompait. Il s’approcha d’un ficus géant. Ils aimaient nicher là pendant les heures chaudes du jour, dans les cavités vermoulues du tronc et des racines aériennes. Un mouvement au sol attira son attention. Un rat ! Il tapa rageusement du pied et la bestiole s’eclipsa d’un bond dans les fourrés, abandonnant un homard en piteux état, qui tenta de s’éloigner en trainant une patte broyée derrière lui.

« Laisse la, s’il te plaît ». Il se retourna, interloqué. La jeune femme s’accroupit et tapota le sol du bout des doigts. Le homard darda un instant ses grandes antennes fauves vers elle, puis grimpa docilement sur le dos sa main. Elle lui sourit en le fixant de ses grands yeux lumineux. Des yeux qui lui étaient familiers, tout comme la perle noire suspendue au creux de ses jolis seins… Il revit le jour où il l’avait ramenée du fond du lagon, et offert à la belle inconnue qui vivait sur les hauteurs de Siren’s beach. La saveur de leurs ébats passionnés sous les forêts de Kentia du Mont Lidgbird lui revint en un instant… Sauf que… c’était il y a quarante ans, et que les années semblaient n’avoir eu aucune prise sur elle. Il eut un vertige et sentit ses jambes se dérober sous lui. Lorsqu’il se réveilla elle était partie. Il ne la revit plus jamais, pas plus qu’il ne revit de homard, et finit par se demander s’il n’avait pas simplement rêvé toute cette histoire.

Septembre 2008
Le guide pointa le doigt vers une minuscule tâche verte accrochée sur une arête de l’incroyable aiguille de basalte de la Pyramide de Ball jaillissant des flots de la mer de Tasman. C’est le seul buisson de l’île, fit il tandis que le zodiac longeait les murailles striées de guano. Il a poussé sur une petite cuvette permettant de stocker l’eau de pluie. C’est là qu’on les a trouvés. Des alpinistes avaient signalé la présence d’étranges créatures mortes sur l’île. On a tout de suite pensé que c’était eux mais comme ils ne sortent que la nuit il a fallu escalader la falaise au clair de lune pour les dénicher. Rendez-vous compte. Une espèce qu’on croyait éteinte depuis 80 ans ! Le feulement du moteur ne suffisait pas à masquer l’enthousiasme de sa voix. C’est la découverte du siècle !

C’est le plus grand phasme du monde. Un fossile vivant qui parcourait déjà la terre au temps des dinosaures. On en a recensé 24 sur l’île. Nous en avons prélevé quatre, dont deux qui sont morts presque aussitôt. Nous avons baptisé les deux survivants Adam et Eve, et… voici leur progéniture fit il en présentant fièrement un spécimen, qui devait bien mesurer 15 cm, au parterre de journalistes invités à l’université de Melbourne pour annoncer la redécouverte de Dryococelus australis, familièrement appelé le homard des arbres. La grosse brindille sur pattes perchée au bout de ses doigts semblait parfaitement indifférente à toute l’attention dont elle faisait l’objet. Quelqu’un veut le prendre ? Soyez sans crainte. Il est impressionnant mais parfaitement inoffensif. Une jeune femme de la Tribune de Genève s’avança et prit l’insecte géant sur sa main.

Est ce que vous avez des questions ? Un correspondant de l’Asahi Shimbun leva la main.
Est ce qu’on sait comment ils ont pu passer de L’ïle de Lord Howe à la Pyramide de Ball ?
Je vais vous dire, c’est un mystère. Il y a 23 km entre les deux sites et on suppose qu’ils ont pu faire le trajet accrochés à des oiseaux, ou dans une barque de pêcheurs, mais la vérité c’est qu’on n’en sait rien. Il y a aussi une légende qui dit que c’est une sirène qui a emporté la dernière femelle de l’espèce pour la mettre en sureté. En tout cas un des habitants de l’île nous a rapporté que son grand père lui racontait cette histoire quand il était enfant. C’est une belle histoire n’est-ce pas ?
Certes, songea la jeune femme en souriant tandis que le phasme promenait doucement ses antennes sur la perle noire suspendue à son cou gracile…

… Et en plus c’est une histoire vraie… (ou presque ;-)

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