Category Archives: Au pays de Heidi Silicium

Objets, inanimés ?

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Est ce un théâtre d’objets ? Un cabinet de curiosités ? Un memento mori ?
Un peu des trois je pense, et davantage encore

Pleine lune demain à 13h14

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Learning to fly

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Introducing Le chat

Pleine lune demain à 5h32 :-)

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Le chemin parcouru

« Il est interdit d’interdire », dit l’Arbre
(Photo de gauche « empruntée » sur Prise au vent)
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<3

Pleine lune à 20h49

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Cordes marquantes


Mise à jour des galeries : 2019-2020

Une nuit dans ma chambre, clair de lune

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Pleine lune ce soir à 20h17

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Les travaux et les jours

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Grès, Ardèche, chantier collectif
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Calcaire, garrigues, chantier collectif
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Grès, Haut-Languedoc
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Calcaire et mortier de chaux, garrigues
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Avec ce confinement je fais plus de caillou que de cordes…
(et ça se sent ;-)

Pleine lune demain à 10h31

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Samain

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Il y avait deux saisons dans l’année pour les anciens Celtes : la saison claire et la saison sombre. Samain marquait le passage de la première à la seconde.

Sur l’étymologie du mot les hypothèses diffèrent : composée des racines *sam (été) et *fuin (fin) » pour les uns ; issue de *samani (« assemblée ») pour d’autres… En effet cette fête marquait la fin de la belle saison et tous les corps de la société s’y rassemblaient, alors elles ont chacune des arguments, sans compter qu’il y a d’autres hypothèses encore. Sur les motifs et le contenu de ces assemblées l’on est tout aussi réduit aux conjectures. On sait en revanche qu’elles se déroulaient sur 7 jours répartis de part et d’autre de la pleine lune de novembre.

C’était – c’est un intervalle hors du temps, un interstice entre deux périodes de l’année. Un moment dédié au changement. Dans les champs les travaux agraires prenaient fin et les guerriers rengainaient leurs épées. Cette année Samain a débuté mercredi dernier, soit le jour de l’annonce du reconfinement ce qui ne manque pas d’à-propos je trouve : question changement c’est pour le moins une ouverture en fanfare ! En revanche pour le côté festif et collectif il faudra repasser. Pour ce qui est des cordes c’est carrément la bérézina, et là j’ai très envie de verser une larme lorsque je pense à la session qui était prévue ce dimanche avec une charmante, une délicieuse, une super partenaire de cordes. 

Samain était – est l’époque ou s’ouvrent les portes du Sidh, un temps déjà évoqué en ces pages, où devient possible ce qui d’ordinaire ne l’est pas. Ca aussi ça décrit assez bien le présent je trouve !  Pour le moment, et pour quelques minutes encore, nous ne sommes qu’au troisième soir et ça me semble prématuré de dire de quoi cette édition 2020 sera tissée. Le fait est qu’elle est d’ores et déjà marquée d’un sceau d’étrangeté.

Il est minuit passé à présent, et c’est donc officiellement le quatrième jour. Tout à l’heure, dans l’après-midi, ce sera la pleine lune, suivie de Halloween, qui est à Samain ce que la pointe est à l’iceberg, suivie de la Toussaint et la fête des morts qui sont venues recouvrir tout ça lorsque le christianisme s’est enraciné sur les terres jadis veillées par les druides.

Le sens et les modalités de cette période varient au fil du temps et des circonstances mais l’essence elle, demeure. Nappée, voilée, festonnée par l’écume de l’histoire. Le passage et le changement.

Pleine lune à 15h50

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Creative Commons LicenseKann Danns

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Album d’été

Le jour où j’ai appris à me tenir en public

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Le jour où je me suis retrouvé en l’air
(Cordes : Lady Dae ; photo : Mushroom)

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Le jour où je me suis fait emballer

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Le jour où j’ai pleuré sous un ceinturon
(et le bien que ça m’a fait)

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Le jour où j’ai reçu une carte d’anniversaire (by Cyille)

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ô Fées délicieuses, Reines et Déesses,
Chapines, Ladies, Cavalières,
artiste.s, photographe.s
ami.e.s, témoin.s, complice.s
d’un soir, d’une vie, d’un devenir
Merci pour ces beaux moments !
<3 <3 <3

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Pleine lune à 23h06 !

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La vie secrète des pierres

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J’ai posé ma main sur la pierre. C’était une pierre comme les autres, si ce n’est qu’elle offrait une assise plus confortable que ses voisines, raison pour laquelle je m’y étais installé.e. C’était sur une longue crête, toute en pelouses d’altitude et roches affleurantes, qui dessinait avec les sommets voisins de belles ondulations parallèles. L’ensemble n’était pas sans évoquer une colonne de dragon.ne.s pétrifié.e.s en pleine chevauchée par quelque enchanter.esse esthète. Facétieu.se.

Un endroit parfaitement féérique donc, qui accueillait avant-hier un événement dont le blog de Heidi s’était déjà fait l’écho lors d’une précédente édition. Modulations. 24h de performances sonores radiodiffusées en autonomie complète dans un espace d’altitude avec, en prime cette année, un des plus fameux coucher de soleil que j’aie jamais vu.

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Je m’étais installé.e un peu à l’écart du groupe, en tailleur sur cette pierre accueillante, pour écouter en savourant le paysage. Où était ce l’inverse ? J’ai posé la main sur la pierre donc, et je l’ai sentie qui vibrait sous ma paume. J’ai d’abord cru que c’étaient les ondes sonores de la performance en cours, mais non, il n’y avait que cette pierre ci qui vibrait. C’était comme une fontaine d’énergie. Ou un puits peut-être ? Je me suis demandé si ce que je ressentais me plaisait ou non avant de m’ouvrir pour que l’énergie puisse circuler en moi. Me faire pont, canal, et la sentir s’écouler à travers moi, hors de moi, en route vers l’infini et au-delà.

Elle est entrée par ma main et j’ai parlé avec elle. Mon esprit a voyagé un long moment sous le ballet parfait de la lune et des étoiles et des planètes. J’ai appris que les pierres sont vivantes. Bon je le savais déjà en vrai (c’est bien connu !), mais j’ignorais en revanche qu’elles étaient porteuses d’une sagesse ancienne.  Quelque chose a bougé en moi, comme un ménage dans les arches encombrées de mon âme. Des choses qui m’étaient obscures se sont éclaircies, et ma réflexion à progressé sur d’autres points qui demeurent largement des mystères.

Qui dois je remercier pour ce bienfait ? La pierre ? L’énergie ? le lapiaz ? La montagne ? Gaïa ?

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Je lui ai fait don de mes peurs et mes peines, avec toute ma gratitude pour ce qu’elles m’ont enseigné. Je les laisse derrière moi à présent, entre de bonnes mains je crois. Je lui ai fait don de la colère que je ressens, pour qu’elle se dissipe et passe comme les nuages dans le ciel, mais il faudra sans doute d’autres dons tant il m’en reste en couches enfouies. J’ai aussi songé à lui faire don de mes blessures de l’âme, mais là je me suis ravisé.e. C’est trop tôt je crois, et important de les aimer bien pour qu’elles puissent cicatriser. Alors je lui ai simplement demandé conseil et appui pour en prendre soin.

A un moment la pierre toute entière s’est mise à vibrer sous moi et j’ai senti une colonne d’énergie monter. Je ne sais plus à quel moment précis. Je ne sais qu’en penser. Je ne sais ce qu’il en adviendra. Je veux simplement dire ma gratitude ici et maintenant.

Merci, merci, merci donc, la pierre et l’énergie, la montagne et le lapiaz ;
Merci les organisateur.ice.s ; Merci les participant.e.s ; Merci Gaïa ;
[Edit 06/08 : Merci les géants et leur pas]
Merci la Vie <3

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Pleine lune à 17h58

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Rencontre au sommet

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Pleine lune à 6h44

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Le chameau, le lion, l’enfant

Une découverte. Quelques lignes dans la horde du contrevent d’Alain Damasio (excellent roman, sans doute le plus prenant que j’aie lu depuis des années !) qui avaient curieusement tinté en moi.

« Qu’est ce qui est lourd? demande l’esprit qui respecte et qui obéit, que je puisse, en héros, en bon hordier, porter les plus lourdes charges ». Ainsi parle le chameau. (…) Et solidement harnaché, il marche vers son désert et là il devient lion. Devant lui se dresse le dragon des normes millénaires et sur chacune de ses écailles brillent en lettres d’or ces valeurs et ces mots: « Tu dois. » mais le lion dit: « je veux! » – sauf qu’il ne sait pas encore ce qu’il peut bien vouloir, il n’a fait que se chercher un dernier maître pour le contredire, que se rendre libre pour un devenir qu’il est encore incapable d’incarner. Alors survient la troisième métamorphose : le lion devient enfant. Innocence et oubli, premier mobile, roue qui roule d’elle même, recommencement et jeu et l’enfant dit « je crée ». Ou plutôt il ne dit plus rien : il joue, il crée. Il a trouvé son Oui, il a gagné son monde.

Ces trois métamorphoses peuvent être les étapes d’une vie, d’un amour, d’une quête – mais tout aussi bien coexister en toi en ce moment même, à différentes vitesses et proportions, en couches fondues.

– Le chameau, le lion, et l’enfant?
– « Tu dois », « Je veux », « Je crée » : les trois métamorphoses. Le hordier obéissant, puis le hordier révolté qui se libère, puis l’enfant retrouvé, à force de courage adulte, et qui crée sa voix, et qui la fera entendre.

La horde du contrevent, Alain Damasio
Et aussi : Les trois métamorphoses, Friedrich Nietzsche

Pleine lune demain à 12h44

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