Cuir thérapie

En parcourant le billet de petite française sur les risques en BDSM je me faisais la réflexion qu’il n’y avait pas grand chose à y redire, ce qui est toujours un peu frustrant quelque part ;-)… jusqu’à ce que…
                 « le bdsm est une déviance sexuelle, pas une thérapie comportementale »

Je ne suis pas certain d’avoir bien saisi le contexte de cette affirmation. Si j’ai bien compris c’était en réponse à un dom qui se plaignait de ne pas trouver de soumise acceptant de se laisser « coacher ». Quoi que ça puisse être il est clair qu’il ne s’agit en aucun cas de forcer l’autre à faire des choses qu’il/elle ne voudrait pas… Dans ce cas la relation cesserait d’être consensuelle et mieux vaut alors prendre ses distances. Ce genre de situation se reconnait d’ailleurs assez facilement mais c’est une autre histoire…

En revanche pour ma part j’avoue volontiers que je ne connais rien de plus thérapeutique que le BDSM… J’y vois une école de la transgression qui me permet d’abolir mes peurs et de surmonter mes inhibitions… et dans la jouissance en plus.

Aussi loin que je me rappelle j’ai toujours été attiré par la soumission… je pense qu’à la base il y avait une forme de réaction à une éducation fondée sur une culpabilisation permanente…  L’inconvénient de naître à la campagne profonde dans un milieu qui était tout sauf libéral… Et autant vous avouer que mes premiers flirts d’ado ont été assez calamiteux… J’ai même fini par bloquer complètement, et par me retourner vers les fantasmes que j’avais éprouvé enfant.

Ma première expérience de soumission a été une pure libération… Pour la première fois je pouvais jouir de ma sensualité puisque ce n’était pas moi qui choisissais (même pas ma faute m’dame ;-)… C’est l’extrémité d’une cravache promenée sur ma cheville qui m’a fait réaliser qu’une caresse pouvait procurer du plaisir. La première fois que j’ai fait l’amour j’étais attaché en croix sur un lit… et je ne crois pas que j’aurai pu franchir le pas si ma complice m’avait laissé le choix… ce qui aurait quand même été super dommage ;-)

J’ai beaucoup progressé depuis mais il reste du boulot (bah oui ;-)… Et curieusement c’est toujours dans le BDSM, et des deux côtés du manche à présent (ou plus précisément d’un côté du manche et de l’autre côté de la corde ;-) que je trouve les ressources qui me révèlent à moi même et me font avancer…

C’est un grand mystère, mais aussi une grande source de plaisir, puisque comme le dit fort justement B c’est également une déviance… et donc une grande source de jouissance ;-)

Au fond c’est une question de gourmandise, un peu comme une tartine de miel ou de Nutella, et si d’aventure ça coule un peu il existe des manières très plaisantes d’y remédier… et slurp donc ;-)

Ps. Merci b pour ce joli billet… je vous fais confiance pour les prochains sujets, mais si vous pouviez éviter les subprimes ce serait sympa ;-)

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(Pleine lune cette nuit à 4h06 ;-)

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Creative Commons License doigt de miel

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