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Un trou de mémoire ?
Réflexions
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Façades
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Clin d’oeil
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Une grande première
Aujourd’hui j’ai fait une grande première : ma première visite en touriste à Paris… Aussi idiot que ça puisse paraître je n’y avais jamais mis les pieds pour autre chose que le travail ou pour m’envoler depuis Orly ou Roissy… Ah si, je connais assez bien le périph aussi, et la N104, car il fut un temps où je contournais souvent Paris à l’occasion de mes pérégrinations automobiles aux quatre coins de la France… mais c’est une autre histoire…
Je tiens à m’excuser auprès des parisiens (je sais qu’il y en a qui me lisent ;-) pour ce désintérêt navrant, mais à ma décharge je dirais qu’il n’y a pas que Paris dans la vie… Si, si, je vous assure ;-)… Il faut dire aussi que jusqu’à l’an dernier il fallait 10 bonnes heures pour faire l’aller retour depuis chez moi, difficile donc d’y faire un saut sur un coup de tête…
Le TGV Est a bien changé la donne (merci la seuneusseufeu) et l’install de Jeff Mills dans le cadre de l’expo sur les futuristes à Beaubourg m’a fourni un bon prétexte de visite (merci Lau pour le tuyau ;-)…
J’ai aussi profité de l’ouverture du mois de la photo pour étrenner mon nouvel appareil… Bah oui, j’ai craqué ;-). Voici donc, en quelques images, mes premières impressions de « blaireau à Paname »… Euh, c’est bien comme ça qu’on disait autrefois je crois ;-)…
Avec un p’tit clin d’oeil à Théo de l’excellent nude art vidéo ;-)
Ca commence par une envie de découvrir un peu la ville avant de me rendre à l’expo… hmm, qu’est ce qu’il y a dans les alentours ? Suis je sot… L’ile de la cité bien sûr… L’ancienne Lutèce… Bon bien sûr faut imaginer à quoi ça pouvait ressembler en ces temps lointains ;-)…
J’ai trouvé Notre Dame très élégante avec ses belles proportions, mais entre nous, et sans chauvinisme aucun, la façade ne vaut quand même pas l’incroyable résille de grès rose qui habille la cathédrale de Strasbourg… L’intérieur je sais pas, j’y étais pas…
Belle découverte aussi sur le parvis, avec cet instrument inventé en Suisse (C’est Heidi qui va être contente de l’apprendre ;-) il y a quelques années à peine… Ca s’appelle un « hang » et c’est assez étonnant…
Je vous rajoute d’ailleurs une petite vidéo pour vous le faire découvrir… C’est dommage, rien trouvé sur deezer, sinon j’aurais volontiers illustré le billet avec un air de circonstance ;-).
Ensuite c’est le plat de résistance… Quelle idée quand même d’aller à Beaubourg le premier dimanche du mois… pffft… Je vous dis pas la queue… Et en plus l’expo sur les futuristes était dans la section payante… re-pffft…
Pas de photo dans l’expo… verboten, et le reflex est quand même vachement moins discret qu’un autofocus… Mais chouette expo… Joli coup de coeur sur les « visions croisées » de Boccioni, hautes en couleurs…
Toujours autant d’affection pour les Delaunay… Ici Robert
Belle découverte aussi avec le vorticisme, qui annonce déjà la période minimaliste…
L’expo mettait l’accent sur les fusions entre différents styles (cubisme-futurisme-orphisme) et différentes sensibilités nationales (italienne, russe, anglaise…). Le manifeste du futurisme date de 1909, et c’est étonnant de voir tous les métissages qui ont pu se produire en quelques années à peine… Je regrette simplement que les commissaires d’expo n’aient pas cru bon de préciser que la plupart des futuristes (pas tous) étaient aussi des militaristes forcenés qui sont joyeusement allé se faire massacrer dans les tranchées en 1914… Bon à leur décharge ils n’étaient pas les seuls, et c’est peut être l’époque qui voulait ça…
L’expo établissait aussi un parallèle intéressant entre la modernité selon Baudelaire (inventer une modernité adaptée à l’époque en se basant sur les legs du passé) et celle des futuristes (faire table rase du passé et vivent les moteurs qui rugissent et crachent de la fumée)… Perso je me sens un peu entre les deux : prendre le meilleur des promesses de l’avenir et le combiner avec le meilleur du passé… mais c’est une autre, et longue, histoire.
L’install de Jeff Mills était sympa sans être extraordinaire… juste un joli montage de 12 minutes sonorisé par ce grand DJ pour illustrer différentes composantes du futurisme. Bien sûr ça peut surprendre de faire autant de kilomètres pour une simple vidéo… Mais c’était surtout un prétexte pour m’aérer les neurones… Bah oui, ça va pas trop fort en ce moment, alors… me promener un peu, prendre l’air… flâner au hasard dans les rues à la nuit tombante.
J’ai fini par me retrouver à la station Louvre, sais pas trop comment… Pour tomber sur la seule petite déception de la journée : un bar dont on m’avait parlé, situé près de la gare de l’est, et qui était malheureusement fermé… Dommage, mais comme il y avait une jolie forêt de bambous juste à côté j’ai quand même pris quelques clichés avant de m’installer sur une terrasse proche de la gare, et de rentrer par le train de 19h24.
Pas trop de regrets pour le bar… Je me dis que ce n’était simplement pas le bon moment pour y aller. Ca reste une belle journée au final, et j’espère avoir l’occasion de retourner à Paris un jour… Bon euuuuh… A ce stade je lance un (vibrant) appel aux lectrices : si ça pouvait être pour retrouver une jolie parisienne au lieu de visiter une expo ce serait bien aussi… Surtout si elle est un peu vache de temps à autres ;-)… Et qui sait peut être même qu’elle voudra bien que j’emmène l’appareil photo… pour ramener des souvenirs quand elle me fera visiter le Paris des parisiens bien sûr… Rhooooh qu’alliez vous imaginer là ;-)…
Une anecdote rigolote pour finir : ma meilleure amie, qui est vosgienne mais gentille quand même, était aussi à Paris aujourd’hui, et je n’en savais rien… Et devinez ce qu’elle est allée visiter cet après midi ;-)…
Je suis ravi enfin de mon nouvel appareil photo… Piqué, luminosité, photo de nuit… Je n’avais pas eu autant de plaisir à manipuler un appareil depuis mon vieux minolta X-300 d’il y a 18 ans… C’est vous dire si ça date…
Allez une p’tite dernière pour la route… juste pour le plaisir :-).
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Deux grands artistes
Extrait de Ghost dog – The way of the samouraï
Forrest Whitacker… Un bon copain à Heidi celui là ;-)…
Et toujours… forever and forever
C’est amusant car il m’a toujours semblé que ces deux là avaient un p’tit côté féminin…
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Un haïku
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Sur le sentier des arbres @ @ @ @ @ @
Deux oiseaux traçaient @ @ @
de belles arabesques @ @ @ @
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Merci pour vos commentaires. Je vous répondrais quand je pourrais… J’ai du mal à le faire ces jours ci, peut être à cause de ce drôle d’anniversaire. Je me sens comme… moulu… Je navigue à vue. J’ai pris congé jusqu’à mardi et là je file à l’étrange festival.
C’est amusant, ce soir j’ai une chanson de Miossec qui me vient à l’esprit…
[31/10 14h45 : j’ai un peu modifié ce haïku … il faut parfois savoir faire les choses à l’envers ;-]
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Heidi Silicium
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Je suis Personne
Dialogue extrait de Dead man,
entre Gary Farmer (Nobody) et Johnny Depp (William Blake).
Nobody ?
Tu devrais pas être avec ta tribu ?
Je suis de sang mêlé
Ma mère était Ungumpe Piccana
Mon père est Absolucca
Ce métissage était méprisé
Enfant j’étais souvent laissé livré à moi-même
J’ai passé bien des mois à traquer le peuple élan
Pour prouver que je serais bientôt un grand chasseur
Un jour ma famille élan m’a pris en pitié
Un jeune élan m’a donné sa vie
Avec mon seul couteau, j’ai pris sa vie
J’allais découper la viande quand des blancs m’ont surpris
C’étaient des soldats anglais
J’en ai frappé un avec mon couteau.
Ils m’ont assommé à coups de crosse
Tout est devenu noir
Mon esprit a paru me quitter
J’ai été emmené vers l’est
Dans une cage
A Toronto, puis Philadelphie
Et ensuite New York
A mon arrivée dans chaque nouvelle ville
L’homme blanc semblait avoir déjà réinstallé tous les siens
Dans chaque nouvelle ville, toujours les mêmes blancs
Comment pouvait on déplacer aussi vite toute une population ?
Finalement on m’a mis sur un bateau pour traverser le grand océan
Jusqu’en Angleterre
On m’a exhibé comme un animal capturé
Une curiosité
Alors je les ai imités, eux et leurs manières
Espérant qu’ils cesseraient de s’intéresser à ce jeune sauvage
Mais leur intérêt n’a fait que croitre
Je les copiais
Alors ils m’ont mis dans les écoles de l’homme blanc
C’est là que j’ai découvert
Dans un livre
Les mots que toi, William Blake, tu avais écrit
Des mots puissants qui m’ont parlé
J’ai fait des plans minutieux et j’ai fini par m’enfuir
Une fois de plus j’ai traversé le grand océan
J’ai vu des choses tristes en revenant vers les miens
Quand ils ont compris qui j’étais
Le récit de mes aventures les a mis en fureur
On m’a traité de menteur
Xébéché « Celui-qui-parle-fort-sans-rien-dire »
On m’a tourné en ridicule. Mon propre peuple.
J’ai été condamné a errer seul par le monde
Je suis Personne
Parfois il vaut mieux s’effacer derrière un très grand film…
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Heidi et les trois Venus à la fourrure
En version burlesque… la quintessence d’un classique rajeuni par Mina Méchante
En version cinéma… ambiance trouble dans ce film culte de 1969 avec Klaus Kinski
En version bientôt… ou la promesse d’une prochaine relecture de ce chef d’oeuvre ?
Note (modeste) de doigt de miel :
Heidi me prie de vous annoncer que l’hiver ayant commencé dans le Tyrol elle vous enverra dorénavant un bulletin météo des alpages en plus de ses sélections de liens.
Météo des alpages : variable avec brumes et éclaircies entrecoupées de bourrasques
Couleur dominante : vert jade de l’herbe humide sous un ciel de pluie
Humeur : Triste avec un petit côté oiseau en cage
Posted in Dans les yeux de Heidi
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